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MLS 2016 : Montréal frappe fort, les gros bras trébuchent

  • Écrit par Nicolas Cougot

Deuxième semaine de MLS et l’Impact montre déjà les crocs face à un prétendant au titre. Derrière, plusieurs favoris et outsiders sont déjà à la peine.

On attendait beaucoup du choc opposant le Real Salt Lake aux Sounders. Les deux éliminés des quarts de la CONCAChampions et prétendants à la MLS 2016 laissaient en effet entrevoir un duel au sommet. « Nous n’avons pas gagné un concours de beauté » dira Jeff Cassar en fin de rencontre. Avec un groupe quasi-identique à celui qui avait failli éliminer Tigres, à un Javier Morales blessé près, les Royals accueillaient des Sounders qui s’étaient fait piéger en ouverture chez eux par le Sporting Kansas et dans les cages desquels Tyler Miller faisait ses débuts en MLS. Le portier américain s’envolait le premier sur une belle frappe de Joao Plata. La réplique des visiteurs était sans appel. Jeovin Jones passait côté gauche, Nelson Valdez poussait Rimando à un arrêt de grande classe mais le ballon revenait sur Osvaldo Alonso qui ouvrait le score. Seattle se montrait alors le plus dangereux mais allait céder au pire des moments, sur une merveille de tête de Sunny dans la lucarne de Miller, qui permettait au RSL de sauver l’essentiel alors que les visiteurs avaient semblé supérieurs collectivement dans ce premier acte. Ce but allait booster quelque peu les hommes de Cassar qui se procuraient les (rares) meilleures occasions du second acte et allaient trouver récompense en toute fin de rencontre lorsqu’Olave coupait en force devant Miller une chandelle d’el Burrito Martinez. Et sans briller, le Real Salt Lake récupère les points perdus dans les derniers instants face à Orlando et coule des Sounders bloqués à zéro point.

Le beau football n’était pas non plus sur le (petit) terrain du Yankee Stadium, le duel d’ambitieux entre le New York City de Vieira et le Toronto FC de Vanney n’aura pas été un sommet technique, loin de là. Face à un Toronto incapable d’enchaîner trois passes consécutives, New York n’a pas eu besoin d’être génial et n’a pas fait l’effort de l’être mais devra se contenter du partage des points, piégé par l’arbre qui cache la forêt chez les Reds, Sebastian Giovinco.

La belle impression laissée est celle de l’Impact. Déjà auteur d’un joli coup en ouverture, Montréal a une fois encore fait sensation face à l’un des favoris de l’Est, New York Red Bulls. Et si l’Impact fait sensation, c’est qu’il n’a laissé aucune chance à la meilleure équipe de la phase régulière 2015. Emmené par un Nacho Piatti intenable dont la complémentarité avec Oduro se voit enfin définitivement, porté par des Shipp et autres Ontivero parfaits, les offensifs de Mauro Biello n’ont cessé de faire s’abattre des vagues bleues et noires sur les cages d’un Robles qui devait parfois s’en remettre à ses montants pour s’en sortir. Aussi, c’était presque un miracle que de devoir attendre l’heure de jeu pour voir Dominic Oduro faire enfin trembler les filets des Red Bulls. Le plus dur était fait et si Evan Bush sortait la bonne parade au bon moment, la fin de rencontre allait voir les montréalais creuser l’écart par Piatti et par celui qui le remplaçait en fin de rencontre Anthony Jackson-Hamel qui ouvrait son compteur but en MLS. Montréal s’impose 3-0 et s’installe en solide leader à l’Est alors que sa star Didier Drogba devrait faire sa première apparition la semaine prochaine.

Ce sera alors à l’occasion d’un match bien particulier pour le FC Dallas, le prochain adversaire. Car après s’être montré solide et serein en ouverture chez lui face à Philadelphie, Dallas a raté comme rarement le début du 30e Texas Derby de l’histoire. Au point de se retrouve avec 4 buts de retard après seulement 27 minutes de jeu, avec notamment un incroyable csc signé Hedges, image d’une défense totalement à la rue pendant le premier acte, rendant les 65 minutes restantes quasi anecdotiques.

Certes les hommes de Pareja peuvent se targuer du fait d’avoir remporté la bataille statistique, 12 tirs contre 8, 55% de possession, mais finalement les largesses défensives montrées sont indignes d’une équipe qui se veut candidate au titre. Côté Dynamo, on aura su se montrer des plus efficaces, remportant ainsi le premier Texas Derby en 5 ans avec notamment un amour de passe de Leonel Miranda sur le cinquième signé Bruin, but qui offre à Houston le succès le plus large de l’histoire des confrontations entre les deux franchises.

Cette victoire permet à Houston de se replacer à l’Ouest derrière deux équipes à six points sur six. Le Sporting Kansas, qui s’est offert les Whitecaps avec un doublé signé Dwyer, dont une merveille de missile longue portée, mais qui a tout de même beaucoup souffert face à une équipe de Vancouver qui a pourtant passé une mi-temps en infériorité.

Et San José qui s’est payé le scalp du champion sortant. Pourtant, là encore rien n’a été acquis dans la facilité. Le quatuor Melando – Adi – Valeri – Asprilla reste une menace permanente pour les défenses adverses et offrait les premiers frissons aux supporters des Quakes qui allaient pourtant exulter sur une balle de Godoy coupée au premier par la légende Wondo. Ce but n’était rien en comparaison au coup de génie de Quincy Amarikwa et son merveilleux lob sur Kwarasey juste avant la pause, but qui allait finalement sceller le sort de la rencontre. Car si Portland revenait dans les derniers instants, le mal était fait, le champion est tombé.

 

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Photo une : Minas Panagiotakis/Getty Images

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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