Nuit de violences au Mexique

Des scènes surréalistes ont marqué la rencontre ouvrant la septième journée du Clausura meixcain entre les Tiburones et Tigres.

Alors que les coéquipiers de Gignac ont décroché un précieux succès, le français trouvant de nouveau le chemin des filets, la rencontre a surtout été marquée par les terribles affrontements qui ont opposé les barras des deux camps au terme de la partie.

Des scènes d’une incroyable violence qui ont rendu les joueurs des deux camps impuissants spectateurs de ce qui aurait pu tourner à la tragédie. S’il est toujours difficile de prendre parti, de déterminer qui a initié les débordements, il est un fait qui inquiète : comment la Barra 47, la barra locale a pu traverser tout le stade pour venir régler ses comptes avec les visiteurs ? Car tout s’est aussi passé sous les yeux de policiers spectateurs et ces débordements ont mis en évidence une sécurité dans le stade plus que défaillante, les photos diffusées sur les réseaux sociaux montrant notamment des agressions avec des pic à glace !

 

 

Une impuissance qui a suscité la colère de Tuca Ferretti et d’André-Pierre Gignac, les deux invectivant fortement les forces de l’ordres présentes sur le terrain avant d’exprimer leur fureur en quittant la pelouse. Les équipes ont ensuite essuyé une pluie de projectiles au moment de quitter le terrain, Jesús Dueñas étant ainsi blessé à la main comme l’a montré la photo publiée par son coéquipier Jonathan Espericuetta sur son compte twitter. Durant la partie, alors qu’il célébrait son but devant une tribune où était réunie sa famille, le Français avait déjà essuyé une pluie de projectiles, certains « génies » n’hésitant pas après la rencontre à y voir un élément déclencheur.

La Fédération Mexicaine de Football annonce ce jour avoir ouvert une enquête, l’Estadio Luis Pirata Fuente de Veracruz risque une suspension, le club une forte amende. Pour l’instant aucun bilan n’a été publié, suggérant que finalement il n’y a pas eu trop de dégâts même s'il semble peu probable qu'il n'y ait aucun blessé. On se rassure comme on peut.