Huila écrit l’histoire

Les filles de l’Atlético Huila ont réalisé un exploit historique : celui de remporter la première Libertadores féminine de l’histoire de la Colombie. Un exploit qui a précédé une vive polémique.

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Pour la dixième édition de la Copa Libertadores féminine, les regards se tournaient du côté de Manaus qui accueillait douze équipes (une par fédération à l’exception du Brésil qui comptait le tenant du titre Audax, l’hôte Iranduba en plus de son champion Santos). Réparties en trois groupes de quatre, elles se sont affrontées pendant deux semaines, chaque vainqueur de groupe et le meilleur deuxième se qualifiant pour les demi-finales. Finaliste du premier championnat en 2017, titré en 2018, l’Atlético Huila représentait ainsi la Colombie et, après avoir remporté son groupe au bénéfice d’une meilleure attaque devant le tenant Audax, a réussi un véritable exploit : celui de sortir les deux autres clubs brésiliens, Iranduba en demie (1-1, 3 tirs au but à 1) puis le grand Santos, qui avait écrasé son groupe (trois victoires, 13 buts inscrits, 1 encaissé) avant de sortir largement Colo-Colo (3-0) en demie. Les colombiennes se sont ainsi imposées au terme d’une nouvelle séance de tirs au but et décroche leur premier titre dans cette épreuve, le premier de l’histoire de la Colombie qui vient ainsi prendre place aux côtés du Chili (Colo-Colo 2012) et du Paraguay (Sportivo Limpeño 2016) dans les seules fédérations à avoir privé le Brésil du titre.

Un exploit qui a ensuite laissé place à la polémique. Auteure du tir au but de la victoire, Yoreli Rincón s’est ainsi fendue d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et qui a indigné bien des amateurs de football féminin. La meneuse de jeu de Huila explique en effet que la prime de victoire qui leur était accordée (55 000 USD) allait être reversée à la section masculine du club, les joueuses touchant une prime venue des « poches » du président de la section féminine. Les réactions ont ainsi été nombreuses mais le coup de gueule de la numéro 10 du club aura porté ses fruits. À leur arrivée à Bogotá, les joueuses ont été notifiée par Juan Carlos Patarroyo, président de la section masculine du club, qu’elles allaient finalement recevoir l’intégralité de leur prime.