CONMEBOL : l’ombre du scandale

Vingt-et-un clubs engagés dans les compétitions continentales sont en infraction quant à l’inscription de leurs joueurs. Un nouveau scandale qui provoque bien des remous en Amérique du Sud.

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La bombe est partie du Chili. Ce mercredi, la fédération chilienne de football annonce que ses six clubs participant à la Libertadores et à la Sudamericana ont été coupable d’une infraction au règlement des compétitions mais précise qu’ils font partie d’une liste bien plus grande mais surtout, qu’ils n’encourent aucune sanction sportive. L’infraction ? Avoir inscrit ses joueurs après la date limite d’envoi des listes (en utilisant l’excuse du « jour férié »). Quelques heures plus tard, la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL) confirme les faits à travers un communiqué qui met tout un continent en ébullition. Dans celui-ci, l’instance continentale annonce que vingt-et-un clubs inscrits en Libertadores et en Sudamericana se sont rendus coupable de n’avoir envoyé dans les temps leur liste des joueurs inscrits pour les compétitions continentales. Ces clubs sont les suivants :

CONMEBOL Libertadores (deuxième tour)

  • Clube Atlético Mineiro (BRA)
  • São Paulo FC (BRA)
  • Club Universidad de Chile (CHI)
  • Club Deportivo Palestino (CHI)
  • Club Libertad (PAR)

CONMEBOL Sudamericana

  • Botafogo de Futebol e Regatas (BRA)
  • Santos Futebol Clube (BRA)
  • Esporte Clube Bahia (BRA)
  • Fluminense Football Club (BRA)
  • Sport Club Corinthians Paulista (BRA)
  • Associação Chapecoense de Futebol (BRA)
  • Club Social y Deportivo Colo-Colo (CHI)
  • Club de Deportes Antofagasta (CHI)
  • Deportes Unión La Calera (CHI)
  • Unión Española (CHI)
  • Club Sol de América (PAR)
  • Independiente FBC (PAR)
  • Club Deportivo Santaní (PAR)
  • Club Guaraní (PAR)
  • Estudiantes de Mérida Fútbol Club (VEN)
  • Zulia Fútbol Club (VEN)

La CONMEBOL annonce ainsi que le Tribunal de Discipline va se charger d’étudier les cas et dans l’attente de la décision de celui-ci, les compétitions se poursuivent comme si de rien n’était. Rappelons que le règlement prévoit des sanctions allant de la perte de points à la disqualification. Mais selon TycSports, l’instance continentale se prépare uniquement à des sanctions économiques. Une annonce qui provoque bien des remous en Équateur puisqu’elle fut à l’origine de l'élimination de Barcelona, défait 3-0 sur tapis vert en Uruguay et éliminé de la Copa Libertadores malgré deux victoires sur le terrain. Si la CONMEBOL prend bien le soin de préciser que le cas des Toreros est différent, affirmant finalement que Sebastián Pérez était inscrit dans les temps mais n’était pas éligible car encore inscrit auprès de la fédération mexicaine – chose démentie en Équateur et argument qui n’avait pas été utilisé alors –, le club s’est ainsi exprimé via un communiqué de presse dans lequel il réclame tout simplement la suspension de la Copa Libertadores dans le but de clarifier la situation. Le club est soutenu par la fédération équatorienne (FEF) dans sa démarche, même s'il est encore difficile de démêler le vrai du faux, des rumeurs faisant état de fautes commises par la FEF dans cette histoire. Quoi qu'il en soit, alors que la phase de groupes approche, la CONMEBOL s’offre donc un nouveau scandale.