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Coupe du Monde des moins de 20 ans : la relève se montre au Japon

Lundi 20 août 2012

Allemagne

Pour la troisième fois, Coupe du Monde féminine des moins de 20 ans débarque du L-O. A l’occasion du grand départ de la sixième édition, L-O vous offre le guide complet de l’épreuve.

Après le Canada (2002), la Thaïlande (2004), la Russie (2006), le Chili (2008) et l’Allemagne en 2010, les jeunes footballeuses font leur grand retour en Asie avec une édition japonaise riche en promesses.

De la difficulté à trouver une terre d’accueil

Il aura fallu de longs mois pour que la sixième édition de la Coupe du Monde féminine se trouve une terre d’accueil. Initialement prévue au Vietnam, qui voyait en cette possibilité, l’occasion rêvée de développer son football avant de se lancer dans l’aventure masculine en 2030. Semblant décidé à se lancer, le Vietnam a finalement retiré sa candidature, trouvant la procédure trop lourde à supporter et ne pouvant fournir à la FIFA les garanties nécessaire à l’organisation d’un tel évènement dans les délais (l’un des soucis concernait notamment la mise à niveau des installations jugée trop lourde à supporter pour le gouvernement). La FIFA se lançait donc à la recherche d’un nouveau candidat et jetait son dévolu sur la Nouvelle-Zélande. Mais en obtenant l’organisation de la Coupe du Monde masculine des moins de 20 ans en 2015, les néo-zélandais étaient alors hors course. La FIFA offrait donc l’organisation de cette sixième édition à l’Ouzbékistan avant finalement, lors d’un congrès organisé à Tokyo en décembre dernier, de rejeter cette candidature, pour des raisons logistiques et techniques, et finalement l’offrir au Japon. Après avoir parcouru toute l’Asie de l’Est, la Coupe du Monde féminine trouvait enfin un lieu sur la terre des championnes du monde sénior. Pour le Japon, le défi est de taille. Après une édition allemande qui aura battu tous les records, notamment en termes d’affluence (près de 400 000 spectateurs soit une affluence moyenne de 12 353 spectateurs), tous les regards vont se tourner vers la nation championne du monde et vice-championne olympique au moment où le football féminin semble avoir enfin gagné en médiatisation.

Le tour des groupes

Privée de l’équipe de France pour la seconde fois de l’histoire (la dernière fois, c’était en 2004), l’édition 2012 s’annonce particulièrement relevée avec comme habituelles favorites américaines et allemandes et sera l’occasion de retrouver quelques stars du mini-guide de l’édition 2010.

Le groupe A sera celui du pays hôte, le Japon. Privé de ses deux stars offensives Mana Iwabuchi (pour qui la blessure au genou de début d’année avait obligé à choisir entre Jeux Olympiques et Coupe du Monde) et de Mai Kyokawa, également blessée, les jeunes Nadeshiko s’en remettront à la jeune Ayaka Michigami et à Yoko Tanaka pour supporter la pression de tout un peuple qui a vibré pour ses séniores, championnes du monde et vice-championnes olympiques. Reste qu’il faudra sortir du groupe A qui offre aux japonaise l’ogre néo-zélandais et son terrible duo Rosie White - Hannah Wilkinson, proclamé grand outsider de l’édition 2012, mais aussi les suissesses emmenées par le duo Chantal Fimian et Lia Wältli, double demi-finaliste de l’Euro (2009 et 2011, à chaque fois éliminées par les futures vainqueurs) et de jeunes mexicaines, quart de finaliste du dernier tournoi.

Thais GuedesLe groupe B s’annonce également passionnant avec le Brésil, le Nigéria, la Corée du Sud et l’Italie. Révélation du dernier tournoi qu’elles avaient terminé à la seconde place, les Falconets nigérianes et leur buteuse Desire Oparanozie entendent remettre le couvert pour un remake du groupe de 2004 qui les avait vues déjà affronter Brésil et Italie. A l’époque, les africaines s’étaient alors qualifiées de justesse pour les quarts de finale en battant notamment la Seleção. Le Brésil a mis tous ses espoirs en sa capitaine, Thaís Guedes. Annoncée comme la future Marta, passée par le désormais défunt Santos avec qui elle remporte deux libertadores, Thaisinha est déjà passée avec les grandes et sort tout juste des jeux olympiques. Autre équipe dangereuse, les Taeguk ladies sud-coréennes. Qualifiées suite au changement du pays organisateur, les filles de Jong Songchon vont pouvoir compter sur leur pépite Yeo Minji qui a totalement changé le jeu de l’équipe depuis son grand retour de blessure. Reste le dernier membre du groupe, l’Italie, dont le sélectionneur Corrado Corradini entend bien se servir de cette épreuve pour poursuivre son remarquable travail visant à combler le retard pris par le football féminin dans un pays ayant soulevé quatre Coupes du Monde masculines.

Kristine HeglandLe Groupe C sera celui de deux outsiders : le Canada et la Corée du Nord. Organisatrices de la prochaine édition avant de recevoir les séniors en 2015, les canadiennes courent après les quarts de finale depuis 2004 et devraient s’appuyer sur la réussite des séniors, médaillées de bronze à Londres. Face à elles, les redoutables nord-coréennes font offices de favorites du groupe. Championnes du Monde 2006 de la catégorie avant de manquer le doublé l’année suivante, vice-championnes d’Asie, les joueuses de Sin Ui Gun n’ont qu’un objectif : aller en finale. La mission des deux autres membres du groupe s’annonce délicate. Outre la Norvège de Kristine Hegland, humiliée en finale du dernier Euro par l’Allemagne, canadiennes et nord-coréennes croiseront de jeunes argentines qui vont tenter de reprendre la marche en avant dans une région du monde où le développement du football féminin semble plus difficile qu’ailleurs.

Toujours emmenées par Dzsenifer Marozsán, les allemandes, championnes en titre, vont croiser le fer avec une autre grande nation du football féminin, les USA dans un groupe D qui leur semble acquis. Les deux nations devraient se retrouver pour la finale du groupe avec la qualification en poche tant la mission des jeunes ghanéennes et chinoises s’annonce délicate. Comme un symbole, cet AllemagneUSA pourrait être celui qui permettra aux allemandes d’égaler le record de victoires consécutives (10) en phase finale, record détenu par les américaines…

C’est ainsi que se termine ce guide de l’édition 2012. Les premiers résumés et résultats arriveront dans un prochain article.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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