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Argentine – Primera Division 2016 : nouvelle transition (1ère partie)

  • Écrit par Nicolas Cougot

Après plusieurs semaines d’attente et un Verano au cours duquel les scandales se sont succédés, la Primera Division reprend ce week-end en Argentine avec, une fois encore une formule des plus alambiquées.

Guide des surnoms

- Aldosivi : el Tiburón

- Argentinos Juniors : el Bicho

- Arsenal Sarandí : el Arse

- Atlético de Rafaela : la Crema

- Atlético Tucumán : El Decano

- Banfield : El Taladro

- Belgrano : Los Piratas

- Boca Juniors : los Xeneizes

- Colón : el Sabalero

- Defensa y Justicia : El Halcón

- Estudiantes La Plata : Los Pinchas

- Gimnasia y Esgrima La Plata : El Lobo

- Godoy Cruz : El Tomba

- Huracán : el Globo

- Independiente : El Rojo

- Lanús : el Granate

- Newell's Old Boys : la Lepra

- Olimpo Bahía Blanca : el Aurinegro

- Patronatoo : El Patrón

- Quilmes : el Cervecero

- Racing : La Academia

- River Plate : Los Millonarios

- Rosario Central : los Canallas

- San Lorenzo : el Ciclón

- San Martín (SJ) : el Santo

- Sarmiento : los Guerreros

- Temperley : los Gasoleros

- Tigre  : el Matador

- Unión : los Tatengues

- Vélez Sarsfield : el Fortin

Comment gérer le lourd héritage de Don Julio ? A l’heure de se lancer dans la saison 2016, l’Argentine semble encore et toujours se poser la même question. On ne parle ici non pas de différentes affaires qui ne manquent pas de pimenter la vie d’une fédération argentine capable de tout, non, la question ici concerne la gestion de la Primera Division. Car souvenez-vous, à l’heure de passer à 30, l’idée, le prétexte, était de s’aligner enfin sur le calendrier européen ce qui ne fut alors….pas fait.

Ainsi, comme au Brésil, l’Argentine a vécu un drôle de championnat 2015 au cours duquel les effectifs de début de saison étaient parfois bien différents de ceux de fin de saison. L’heure était donc venue de remettre les pendules à l’heure, ne restait alors qu’à trouver comment procéder. Car si la mise en place d’un tournoi court ne requiert pas un grand effort d’imagination, le faire lorsqu’on a 30 équipes engagées rend la tâche plus compliquée. C’est ainsi que le nouveau format est né. Explication.

Nouveau format

L’idée de génie a donc consisté à répartir les 30 équipes en deux groupes de 15 qui vont alors s’affronter une fois entre eux dans chaque groupe et croiser leur rival préféré, comprendre celui qui permet de jouer un Clásico, à deux reprises. On se retrouve ainsi avec 16 journées de championnat qui vont donc se dérouler à partir de ce premier week-end de février pour se terminer en mai prochain. A l’issue de ces 16 journées, chaque vainqueur de groupe gagnera sa place en finale qui couronnera alors le champion du tournoi. Reste à définir les conditions pour décrocher les accessits continentaux.

Là encore, l’affaire est simple, seule les places en Libertadores 2017 étant en jeu (logique puisque le futur championnat se déroulera entre septembre et mai 2017), les deux premiers de chaque groupe décrocheront leur billet continental, la cinquième place argentine étant réservée au vainqueur de la Copa Argentina. Reste enfin le problème de la relégation. Si le précédent tournoi de transition ne reléguait personne, celui-ci en revanche enverra la pire équipe au Promedio, moyenne de points pris par match sur les quatre dernières temporada (2013/2014, Transición 2014, 2015 et donc ce mini-tournoi 2016).

Différence d’homogénéité ?

Reste que l’Argentine sans polémique n’est pas l’Argentine. La répartition des équipes dans les deux groupes aura ainsi été l’occasion d’une première empoignade par médias interposés.

Il est ainsi reproché l’extrême densité du groupe A, celui de River qui, avec Independiente, San Lorenzo et Central, voit quatre véritables candidats au titre s’affronter pour une place quand le groupe B, celui de Boca, n’offrirait aux Xeneizes que le Racing voire les irréguliers Estudiantes et Newell’s comme adversaires. Reste que du pur point de vue résultats récents, chaque groupe compte 3 représentants argentins à la Libertadores 2016, le groupe A comptant pour sa part un représentant de plus en Sudamericana mais le B pouvant égaliser si Boca venait à remporter la Supercoupe d’Argentine prévue en milieu de semaine prochaine. Encore une polémique qui semble quelque peu exagérée, mais pour cela, il suffira de se pencher en détail sur chaque groupe, chose que nous ferons dans les deux prochains épisodes de ce guide.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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