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Gold Cup 2015 : sensation et scandale

  • Écrit par Nicolas Cougot

Après les émotions des quarts de finale, les demies de la Gold Cup 2015 promettaient des duels bien plus serrés qu’ils n’y paraissaient. Elles auront offert bien d’autres sentiments.

Le tube de l’été jamaïcain

Une fois encore la Jamaïque n’était pas donnée favorite. Une fois encore la Jamaïque a subi en début de match. Mais une fois encore la Jamaïque a su frapper quand il le fallait. Au plus fort de la domination américaine, les Reggae Boyz de Schäffer ont assommé une défense américaine bien trop naïve. Une première fois sur le thème de la Gold Cup, la combinaison touche longue – tête, une seconde fois grâce à une énorme erreur de Guzan et sa relance à la main hors de la surface offrant un coup-franc à l’entrée de la surface que Barnes transformait à merveille. Passé de la souffrance à un 2-0 en 5 minutes, la Jamaïque aurait pu tuer définitivement la rencontre en première période tant les hommes de Klinsmann allaient ensuite apparaître totalement perdus sur la pelouse. Mais il n’en fut rien. D’entrée de second acte, Bradley profitait d’un ballon relâché par Thompson pour susciter l’espoir du peuple américain mais une fois encore, la Jamaïque allait laisser passer l’orage avant de reprendre le contrôle du ballon et montrer son intelligence tactique qui lui permet de gérer ses rencontres. Et voilà la bande de Schäffer première nation caribéenne à atteindre une finale de Gold Cup. C’est LE coup de tonnerre de l’année.

 

Le scandale

On avait laissé les mexicains sur une qualification polémique, on a désormais franchi un palier. Face au Panama, il aura une nouvelle fois fallu un coup de pouce américain pour que le Tri décroche sa place en finale. Seul souci, si en 2013 ledit coup de pouce avait été tout à fait régulier et du fait d’une bande de joueurs de football, cette nuit, il fut le fait d’un homme en vert (prémonitoire ?), Monsieur Geiger. Tout a commencé par l’exclusion de Luis Tejada dès la 26ème minute pour un coup totalement involontaire donné à Rodríguez. Déjà privé de Pérez, le Panama se retrouvait alors sans ses deux pivots de l’attaque mais, après avoir subi quelque peu, sans pour autant se retrouver véritablement en danger, se procurait la meilleure occasion du premier acte (une tête de l’excellent Pimentel) et allait même ouvrir le score en seconde période sur un coup de tête rageur de son capitaine Román Torres.

Totalement impuissant, avec un Miguel Herrera qui, désespéré, lançait tous les attaquants qu’il pouvait lancer, le Mexique s’en allait vers une élimination finalement logique. Logique s’il n’avait pas joué à 12. 90ème minute, Torres s’écroulait sur le ballon après un duel avec Esquivel, Mark Geiger, qui avait déjà faussé la rencontre décidait qu’il en influerait le résultat en accordant un penalty tout simplement scandaleux. Après près de 10 minutes de confusion, les panaméens refusant un temps de reprendre le match, Guardado exécutait la sentence, le Mexique arrachait la prolongation. Il allait décrocher son billet pour la finale sur un nouveau penalty, cette fois plus évident, en fin de première mi-temps de la prolongation. Le mal était fait, une nouvelle fois un américain plongeait le Panama dans la détresse et prive les hommes de Gomez d’une finale qu’ils avaient largement mérité sur le terrain. Ou quand le « #YourewelcomeMexico » se teinte du voile de la honte.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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  • Invité - JUI

    N'y a-t-il pas main du panaméen sur le penalty "scandaleux" ?
    Dommage pour le Panama, à part ça.

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  • Invité - Povrane

    Honnêtement, sur le premier, le joueur panaméen tombe sur le ballon et, consciemment ou bas, le bloque à terre, ce qui lui permet de le contrôler de manière illicite. C'est litigieux, mais tout à fait sifflable. Parler de "penalty scandaleux" me paraît très exagéré.

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  • le fait est que si Torres touche involontairement le ballon du bras en retombant (ce qui ne lui permet pas de bloquer le ballon soit dit en passant),

    1- il est déséquilibré par Esquivel au début (il y a donc faute du mexicain)
    2- outre le fait que la "main" n'est pas intentionnelle, elle n'annihile en rien un action de but, le ballon étant perdu par Esquivel (au sol) et récupéré par Penedo (même sans l'intervention de Torres).
    D'où, pour moi (et je ne suis pas seul d'ailleurs) le scandale

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  • Invité - Glycerine

    Cela peut sembler sévère pour les panaméens mais à vitesse réelle, cela peut se siffler et il y a beaucoup de maladresses des joueurs panaméens. Le coup de coude me fait penser à l'exclusion de Pazzini contre un irlandais qui lui a vallu un rouge rapidement dans le match il y a quelques années. La maladresse n'empêche pas l'exclusion. La simulation de Peralta contre le Costa Rica est plus "choquante" car l'arbitre voit une faute imaginaire tout comme l'arbitre de touche!
    Malheureusement, l'arbitrage est une question d'interprétation et c'est à cause (grâce à?) de ces décisions que nous pouvons polémiquer dans un bar ou sur un blog.
    En ayant regardé plusieurs fois le ralenti, le pénalty concédé par Torres peut se siffler car sans le ballon touché du bras, l'attaquant Méxicain aurait pu reprendre le ballon (selon moi). Si la polémique enfle autant, peut-être est-ce dû au fait qu'il a été sifflé dans les arrêts de jeu!?

    Sinon, je suis content de mettre trompé dans votre précédent article en ayant pensé que la finale serait encore une fois Etats-Unis - Méxique. Finalement la Jamaïque est l'équipe la plus complete de cette compétition. Qui l'est loin le temps où la France - Jamaïque où les Reggae Boyz s'étaient pris une taule contre la France!!! Quelque soit le résultat de la finale, les dirigeants Jamaïcains peuvent ériger une statue à Schäfer.

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