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Bengoechea viré !

  • Écrit par Nicolas Cougot

A deux semaines du coup d’envoi du Clausura, Peñarol jette Pablo Bengoechea comme un malpropre.

Coup de tonnerre à Peñarol. Alors que le championnat démarre dans deux semaines, quelques jours après avoir perdu un dernier clásico (lire Uruguay : le Nacional s’offre un dernier clásico), Pablo Bengoechea s’est vu stoppé ce jour avant l’entraînement, averti par le secrétaire du club qu’il n’était plus entraîneur du club carbonero. Le temps de se retourner, une conférence de presse était organisée.

« Je suis triste, très triste et je remercie les dirigeants qui sont venus me soutenir. Je suis blessé par le président. J’aurais aimé qu’il vienne me l’annoncer en personne. Damiani reste le président, je suis quelqu’un qui a travaillé pendant 12 ans au club, je suis identifié à Peñarol et quand le club a besoin de moi, je suis à son service. Quand ils m’ont demandé de venir je suis venu et quand ils me demandent de partir, je pars. Je m’en vais en toute tranquillité et en paix. Je ne dois de faveurs à personne. S’ils m’avaient demandé de partir en décembre, j’aurais trouvé un autre poste. Ils auraient dû le faire à la fin de l’Apertura, entre le 6 décembre et le 4 janvier, ils avaient le temps. Aujourd’hui, toutes les équipes s’entraînent et Peñarol attend de savoir quand il va pouvoir le faire. Le moment choisi n’aide personne, il y a des joueurs qui viennent d’arriver au club et qui aujourd’hui ne savent pas s’ils seront pris en compte par le nouvel entraîneur. Los Aromos (NDLR : lieu d'entrainement du club) appartient aux joueurs, pas aux barras. Je les en ai virés, et ça pèse. C'est pour ça qu'ils m'insultent. Je vais aller dire au revoir aux joueurs et les remercier pour les bons moments vécus ensemble. »

Pablo Bengoechea a été nommé au lendemain d’un Apertura 2014 traumatisant pour les Carboneros (3e). S’il a perdu en demi-finale du championnat face au rival, il peut se targuer d’avoir qualifié Peñarol pour les Libertadores 2016 et 2017 et avoir remporté les deux derniers tournois. Bengoechea n’est pas un simple entraîneur, il est une des grandes idoles du club qu’il a défendu pendant plus de 10 ans et 440 matchs. La méthode employée pour lui annoncer son licenciement choque bien des suiveurs. Plusieurs voix au sein du club s’élèvent contre cette décision. Marcelo Areco, représentant du mouvement 2809 qui a obtenu 30% des voix aux dernières élections est monté au créneau : « Ce n’est pas la décision du Conseil de Direction. Le Mouvement 2809 n’a jamais été consulté par le président Damiani sur le maintien ou non de Bengoechea ». Ignacio Ruglio, leader du groupe 1891 est « attristé par le départ de Pablo. Je ne partage pas cette décision et sais parfaitement par qui elle a été prise. Je suis en colère, encore plus par rapport à la forme et à l’irrespect montré envers une idole du club. Aujourd’hui, il est plus que temps de revoir tous les secteurs de ce joueur. »

Jorge Polilla Da Silva prend la succession de Bengoechea qui s’en va donc sur un bilan de 18 victoires, 8 nuls et 5 défaites. Une chose est sûre, le climat est loin d’être paisible du côté de Los Aromos alors que le Clausura se rapproche.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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