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Une semaine sur LO, saison 1, épisode 13

  • Écrit par Nicolas Cougot

Dernier épisode d’une semaine sur LO pour l’année 2015. Au menu, les dernières nouvelles latino-américaines et une rétro particulière qui nous ramène quelque part au Chili.

Numéro particulier cette semaine puisque ce 13e épisode sera aussi le dernier de l’année 2015 (ne vous inquiétez pas, je reprendrais les podcasts à la rentrée). Vous allez donc avoir droit à un numéro assez spécial puisque vous allez le voir, il n’y aura pas une rétro en fin d’épisode mais plutôt quelques images marquantes de l’année sur LO. Je ne vous en dis pas plus, vous allez voir (et entendre).

Et donc pour clore l’année on est donc en Colombie où les hinchas de l’Atlético Nacional qui nous ont offert l’un des plus beaux de la saison à l’occasion du Clásico Paisa du week-end dernier. Le Clásico Paisa, c’est le grand Clásicode Medellín qui oppose les deux clubs de la ville, Atlético Nacional donc et Independiente Medellín. Et ce week-end, ce Clásico paisa n’était autre que la demi-finale retour du Torneo Finalizacion 2015 et a finalement été remporté par l’Atlético Nacional, grand favoris pour le titre. Il faudra pour cela inverser la tendance face à Junior, les Verdolagas comme on les surnomme ont en effet perdu la finale aller en milieu de semaine 2-1. Et ceci nous permet de passer aux news de la semaine.

Ce qu’il faut retenir

Alors vous l’avez vu la semaine dernière la saison s’achève en Amérique Latine puisque les titres paraguayens, uruguayens sont tombés, que les championnats argentins et brésiliens ont tiré leur révérence. Restait pourtant quelques titres à délivrer.

Le premier vient du nord, au Mexique et a été offert aux Tigres de Gignac. Alors oui, beaucoup ont un peu trop Gignacocentré ce résultat (surtout dans les grands médias), mais tout de même, le français a été l’un des artisans majeur de ce 4e titre pour les Felinos, se montrant décisif au bon moment (bon il parait que c’est aussi la définition de la notion de décisif). La finale retour n’a pas dérogée à la règle. Car ce qui est fou, mais c’est aussi (surtout) ça le Mexique, c’est qu’on a enfin retrouvé les Pumas. Moribonds tout au long de cette Liguilla, les hommes de Memo Vázquez ont écrasé la finale face à des Tigres venus pour bétonner. Bilan, on n’a vu que de l’Auriazul, (les couleurs des Pumas), qui ont réussi à remonter 3 buts de retard pour arracher une prolongation. C’est alors que Gignac, totalement esseulé devant et seul générateur de danger dans le match côté Tigres, a choisi de frapper. Mais là où le foot mexicain est génial, c’est que ça n’a pas tué le match. Bilan, tout s’est joué aux tirs au but, conclusion parfaite d’un Apertura absolument exceptionnel. Ne reste plus qu’à prier le Père Noël pour qu’une télé française nous achète les droits mexicains (auquel cas, je reste disponible !).

Plus au sud, au Venezuela, l’Adecuación a été remporté par Zamora. Je n’ai pas eu l’opportunité d’en faire le compte-rendu sur LO par manque de temps, alors je vais en parler ici. Après avoir terminé la phase régulière second, Zamora est parvenu à s’imposer au terme de la Liguilla qui s’en est suivie, en éliminant Caracas, Mineros puis en résistant à La Guaira lors de la finale (victoire 2-0 à l’aller, défaite 1-à au retour). Alors je rappelle que Zamora c’est le club de Barinas, la province de la famille Chavez. D’ailleurs, le club est présidé par l’un des frères Chávez, Adelis étant son président et a une histoire assez folle puisqu’il a été créé en 2002 et donc depuis son accession en Primera Division en en 2006, il y a donc 9 ans, a ainsi décroché 3 titres de champion, participé à 3 Libertadores et jouera sa 4e Sudamericana l’an prochain. C’est un peu comme si le Gazelec décrochait une place en Europa League en juin prochain et était champion dans 5 ans. Je leur souhaite mais voilà, ça vous place le niveau de la performance. Donc La Furia Llanera, surnom du club, a privé La Guaira du doublé et clos ainsi l’année vénézuélienne.

Plus au sud, le Pérou s’est aussi trouvé un champion et pour cela, il a fallu une finale de folie. Après avoir fait match nul 2-2 à l’aller, Melgar et le Sporting Cristal se sont retrouvés au retour à Arequipa (avec p et non un b – certains se reconnaîtront). Le match a été sublime, je vous encourage à lire le compte-rendu que j’en ai fait sur LO. 2-2, un penalty raté par Melgar et au moment où on filait tout droit vers la séance de tirs au but, Bernardo Cuesta marquait le but du titre. Alors je vous laisse imaginer la suite, tout un peuple qui attendait ça depuis 34 ans, des joueurs en larmes en interview, même chose dans les tribunes, l’AmSud quoi.

Reste qu’il y a encore des endroits où ça joue ! Au Chili, alors qu’on n’a toujours pas joué l’inutile match à huis clos entre Wanderers et Colo-Colo (normalement ce sera début janvier), la Liguilla pré-Sudamericana est pratiquement terminée et devra donner le dernier ticket continental à Palestino ou à la Católica. Après la finale aller, léger avantage pour le Tino qui s’est imposé 2-1. Ne reste plus que 90 minutes de Pablo Guede au Chili, c’est assez dur à vivre. Et juste à côté, en Bolivie, le dénouement est proche puisque ce week-end ce sera la dernière journée du tournoi avec la possible sensation de l’année : Sport Boys qui pourrait décrocher le titre. Pour cela, le Toro comme on l’appelle n’a besoin que d’une petite victoire chez lui face à une équipe nommée Ciclon qui elle ne joue plus rien. Ce serait un sacré coup de tonnerre. Pour info, Sport Boys c’était l’équipe qui avait battu le record de défaites lors du dernier tournoi quand elle était coachée par Celso Ayala en début d’année (8 sur les 9 premiers matchs du tournoi) mais accessoirement, c’est un club qui en près de 60 ans d’existence n’en est qu’à sa 3e saison dans l’élite. Quand je parle de coup de tonnerre, je n’invente rien. Réponse ce week-end donc.

Pour terminer, on va se projeter un peu sur 2016 avec la Copa América Centenario qui, comme vous le savez déjà, se déroulera aux Etats-Unis. Alors si on ne sait pas encore s’il restera des dirigeants valides et non emprisonnés au sein de la CONCACAF et de la CONMEBOL, on connait désormais les noms des 4 têtes de série de l’épreuve. Histoire de ne fâcher personne, on a donc décidé d’en trouver 2 par confédération. Voilà donc qu’on se retrouve avec Etats-Unis tête de série parce que pays hôte (faudra peut-être revoir cette histoire un jour) et Argentine, nation la mieux classée au classement FIFA. Jusqu’ici tout va bien donc. Il faut donc en trouver 2 autres. Comme choisir ? L’idée est simple, je cite : « prendre la nation la plus titrée dans chaque confédération ». Pas bête me direz-vous. On regarde alors les palmarès et voilà qu’on nous sort….Mexique et Brésil. Vous ne rêvez pas. Autant pour le Mexique c’est une évidence au Nord, le Brésil dans le rôle de la nation la plus titrée du Sud, c’est juste une bonne vanne. Pour info (et pour les 2 du fond qui doutent), la nation la plus titrée au Sud et même au Monde d’ailleurs, c’est l’Uruguay. Et oui ! 2 Coupes du Monde, 2 JO, 15 Copa América, c’est un poil plus questions titres que 8 Copa América et 5 Coupes du Monde…alors bon, on ne dira rien sur le côté Brésil – marketing – Nike – USA, mais avouez que ça pique un peu. A moins que les confédérations qui organisent la Copa América ne viennent nous expliquer que leur épreuve est une épreuve mineure….j’vous jure, ces gens sont des génies. En attendant, et à juste titre, ça grogne dans les médias uruguayens. Ovacion évoque par exemple le fait que l’Uruguay est victime de son faible impact commercial et enfonce le clou : « l’organisation préfère penser aux audiences potentielles des matchs qu’à l’essence même de cette épreuve organisée pour célébrer 100 ans de Copa América. Il est étonnant ainsi que le Chili, champion sortant et l’un des quatre membres fondateur de l’épreuve, et l’Uruguay, l’un des autres fondateurs, premier champion en 1916 et équipe la plus titrée dans cet tournoi, ne soient pas tête de série ». L’ambiance promet d’être sympathique…

La rétro

Pour clore notre année 2015, petite surprise, je ne vais pas vous proposer une rétro habituelle mais juste quelques images de ce qui restera notre grand moment de l’année sur LO : la Copa América 2015 que nous avons eu la chance, grâce à nos lecteurs et nos contributeurs qui ont soutenu le projet d’aller vous faire vivre sur place. Place donc aux images et aux sons de l’édition 2015, histoire de vous ramener un temps aux quatre coins du Chili. J’en profite une fois encore pour vous remercier tous de nous soutenir chaque jour, de suivre ce podcast avec toujours autant d’attention. N’hésitez pas à partager celui-ci sur tous vos réseaux sociaux préférés. Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. Abrazo a todos et à l’année prochaine sur LO !

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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