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Berizzo s’éloigne, le Chili rêve de Bielsa

  • Écrit par Nicolas Cougot

Le départ de Sampaoli acté, l’ANFP s’est mise en marche pour trouver un remplaçant.

Comme nous l’indiquions il y a quelques semaines, les plan B se nomment Bielsa et Berizzo (lire Sampa prépare sa sortie). Malheureusement pour l’ANFP, l’ancien d’O’Higgins, aujourd’hui au Celta, a une fois encore rappelé qu’il était hors de question qu’il quitte son poste en cours de saison, il ne serait alors disponible qu’à partir du mois de juin, date de la fin de son contrat (si tant est qu’il soit réellement intéressé). Reste donc l’autre plan B, un certain Marcelo Bielsa.

Si le soutien que son retour trouverait au sein des hinchas de la sélection n’est pas à démontrer (et l’ANFP dans son objectif de reconquête d’une crédibilité y trouverait un appui de taille), le souci qui se pose pour la fédération chilienne est double.

Premièrement, il faudra convaincre un Marcelo Bielsa qui a semble-t-il décliné la première offre qui lui a été faite (lire Bielsa dit non). La grande difficulté va être de reconquérir la confiance perdue suite au départ d’Harold Mayne-Nicholls. Pour cela, l’ANFP compte sur son président, Arturo Salah. Ancien entraîneur de la U lorsqu’el Loco s’occupait de la sélection, Salah entretenait à l’époque d’excellentes relations avec Bielsa, les deux entraîneurs avaient alors notamment résolu le souci des convocations des joueurs du Chuncho en sélection à l’époque. La possibilité d’un dialogue « d’entraîneur à entraîneur » comme aime à le rappeler Salah est un facteur qui compte dans l’optique de la reconquête. L’autre élément de poids est que l’ANFP envisage de donner toutes les clés à Bielsa qui aurait alors un regard total sur l’ensemble des sélections (à l’image de la liberté dont jouissait Sampaoli). Salah avait récemment rappelé qu’il ne contacterait pas Bielsa « tant que le Chili dispose d’un entraîneur sous contrat » (lire ANFP – Sampaoli : l’incroyable partie de poker). L’horizon dégagé, les contacts auraient véritablement repris, Salah pourrait même aller rencontrer le technicien rosarino afin de le convaincre et lui indiquer qu’à la différence de 2010, plus personne ne viendra se mêler de ses affaires s’il revient à la tête de la Roja.

L’autre souci est d’ordre économique. Le départ de Jadue a surtout exposé une dette immense contractée par l’ANFP (notamment après la Copa América où des irrégularités ont été mises en évidence ou encore des "cadeaux" fait à Sampaoli comme une étude payée 2M$ par Jadue qui n’a finalement donné qu’un « rapport oral », selon El Grafico). Ajouté à la perte des 6.3M$ qu’aurait rapportés la clause de Sampaoli si elle avait été respectée, tout cela n’arrange en rien les choses. La conséquence est que, selon La Tercera, l’offre proposée au futur sélectionneur ne représentera que la moitié du salaire que Sampa aurait touché sur cette période, même si du côté des dirigeants, on se dit prêt à faire « des efforts raisonnables ». Cette offre est cependant supérieure à ce que Bielsa touchait à l’époque de son dernier cycle chilien (2.4M$ selon El Mercurio).

Reste qu’il va falloir se montrer très convaincant pour attirer un technicien de premier plan, l’argument économique ne pouvant véritablement rendre l’offre si attrayante. Ainsi, une troisième solution est envisagée (même si pour l’instant écartée par l’ANFP elle-même) : celle d’un intérim. Deux noms se dégagent : Jorge Pellicer, actuellement en poste à Audax Italiano et Martin Lasarte, libre de tout contrat après son départ de la U. Le souci est que l’un comme l’autre refusent de jouer le rôle de l’intérimaire, la solution ne séduisant pas non plus bien des dirigeants au pays. Autant dire que les maux de tête s’annoncent intenses dans les semaines qui viennent. Le Chili affronte l’Argentine dans 2 mois.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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