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Uruguay – Apertura 2015 : du jeu, des buts et un coup de coude

  • Écrit par Jérôme Lecigne

De jolis rencontres ce week-end avec du jeu, un nombre incroyable de poteaux, des caviars et un coup de coude. Les deux grands gagnent sans forcément convaincre. Derrière, des équipes jouant bien se détachent comme River Plate ou Wanderers. Voici le point complet de la 9éme journée du championnat uruguayen.

Peñarol 1 – 0 Rentistas

Dernier match du week-end, c’est un match déséquilibré sur le papier entre un Peñarol deuxième du championnat, avec ses stars, et un Rentistas 12ème, flirtant avec la zone de descente. Mais les carboneros restent sur de mauvais matchs, malgré des victoires, et Bengoechea a décidé de changer son système et de passer en 4-4-2 avec Forlàn et Zalayeta en attaque, et Albarracin et Luque en milieu latéraux. Ifran sort donc du 11, remplacé par Albarracin. A noter que les Bichos colorados arrivent avec un plan de jeu ambitieux, également en 4-4-2. Cela va rendre le match agréable.

Le début du match est complétement à l’avantage de Rentistas, Mier presse bien au milieu de terrain et les attaquants Terrans et Mastriani ont plusieurs occasions. Terrans tire depuis le coin de la surface mais sa frappe est bien arrêtée par Gurruceaga. Mastriani a une très belle occasion, suite à une perte de balle d’Aguirregaray, il reçoit un centre et déclenche une frappe des 6 mètres, en plein dans le « bas ventre » du pauvre gardien de Peñarol qui mettra cinq minutes à s’en remettre. Après ces deux occasions, les carboneros se réveillent finalement sur un tir d’Aguiar qui touche la transversale. Le ballon revient sur la tête d’Albarracin qui la met sur la base du montant. Le match est toujours aussi indécis, et Mier reprend un ballon de l’entrée de la surface et sa frappe rentre bien dans le but, mais ce dernier est invalidé, car Mastriani campait devant le gardien en position de hors-jeu, lui bloquant la vision au départ du ballon. Mi-temps, score nul et vierge, mais de très nombreuses occasions, de nombreuses frappes, pas forcément sur des actions construites mais sur des ballons rapides vers l’attaque. La deuxième période démarre sur les mêmes bases. Diogo récupère un ballon des trente mètres suite à un corner et déclenche une magnifique frappe qui vient taper violement le coin droit du but Bicho gardé par Reyes. Quelle frappe ! Elle aurait mérité meilleur sort. Quelques instants plus tard, Mastriani frappe du coin de la surface, enroulée à la Thierry Henry, mais sa frappe vient également heurter le poteau droit de Gurruceaga. Ce dernier n’avait pas bougé. Dans la foulée, Luque envoie une transversale à Forlàn, qui contrôle le ballon avec amour avant de l’envoyer juste au-dessus du but de Reyes. A la 72ème, Palacios, qui vient de rentrer à la place d’Albarracin, obtient une faute à proximité du poteau de corner. Forlàn s’en charge, dépose le ballon sur la tête d’Aguirregaray, qui la boxe dans le but de Rentistas. 1-0 pour Peñarol, se sera le score final. Les bichos essayeront bien de pousser dans les dernières minutes, avec notamment une tête de Cabaco qui passe de peu à côté, et une frappe de Terrans qui viendra s’écraser… sur le poteau.

Côté Rentistas, l’équipe a malgré tout fait un beau match. Les deux attaquants ont touchés les montants. Mastriani notamment a beaucoup bougé. Mier, ancien de Peñarol de la finale de Libertadores 2010, a beaucoup fait souffrir son ancienne équipe sur le côté gauche. En défense, Cabaco a encore été excellent (portrait ci-dessous). Côté Peñarol, il a encore manqué beaucoup de liant entre le milieu et l’attaque. Nandez a récupéré beaucoup de ballon, mais ni Aguiar, ni Albarracin, ni Luque, n’ont su transformer ces ballons en occasion. Luque a tendance à trop partir dans des courses inutiles, et Albarracin n’est pas à son poste en milieu latéral gauche. Ces deux milieux, au profil offensif, ont laissé leur latéral défensif trop souvent seul. Au niveau de satisfactions, Guille Rodriguez fait beaucoup de bien en défense, c’est vraiment un roc. Il stabilise la défense et rassure également Valdez. En attaque, Forlàn a eu beaucoup d’occasions et a offert un caviar sur le but.

Malgré la victoire, Damiani, président du Peñarol, a déclaré : « je suis très inquiet au sujet de l’équipe, elle n’a pas le rendement qu’elle devrait avoir. Il y a une sorte de divorce entre l’institution, à tous les niveaux, et ce qui se passe sur le terrain ». Et au sujet de Forlàn « C’est un joueur différent, et je souhaiterai que l’équipe se mette à son niveau et non l’inverse ». L’ambiance n’est pas vraiment au rendez-vous, le terme divorce est dur. Le Clásico se rapproche, dans trois journées, et si Peñarol ne le gagne pas, il y a de fortes chances pour que les carboneros aient un nouvel entraîneur.

Le portrait du joueur de la semaine

Erick Cabaco joue pour Rentistas. Cela ne l’aide pas à se faire voir, mais cela n’empêche que c’est un magnifique défenseur. Il n’a que 20 ans, mais il s’est déjà imposé depuis un an comme le pilier de sa défense. Il prend beaucoup de ballons de la tête mais est aussi bon techniquement. Il a un profil similaire à Jose Maria Gimenez. Il est régulièrement appelé en sélection de jeune. Rentistas est 12ème, mais les bichos sont la quatrième équipe ayant encaissé le moins de but. On l’a vu à l’œuvre contre Peñarol, qui n’a pu marquer que sur un coup de pied arrêté. Il faudra le suivre dans une équipe avec plus d’ambition.

Fénix 0 – 2 Nacional

En ce samedi soir, le Fenix se présente avec de sérieux arguments contre le Nacional. L’équipe de l’Est occupe une belle troisième place avec une défense solide, et de bons attaquants. Mais le sort va leur réserver un tour. Le premier accroc vient de l’arène dans laquelle se dispute le match. La rencontre ne pouvait se jouer au stade habituel du Fenix, le Capurro, qui n’est pas habilité pour les rencontres à risque. C’est fort dommage car c’est un stade avec une vue magnifique sur le Rio de La Plata. Le stade de repli devrait être le stade du Cerro, le Troccoli, également à l’Est de la ville. Mais Fenix a trouvé un arrangement financier avec le Nacional pour ne pas jouer dans ce stade « coupe gorge » (ce n’est pas le meilleur quartier de Montevideo), mais pour jouer au Centenario. Je pense que cela a eu un impact sur le résultat final car, premièrement, le match s’est donc joué sur terrain neutre, et, secundo, cela a montré un mauvais signe à l’équipe, une sorte de respect pour l’adversaire. Et même si l’on ne peut pas rejouer le match, je trouve le calcul des dirigeants négatif.

Mais avant de passer au match, je voulais vous donner l’opportunité de lire une transcription du discours d’avant match d’Ivàn Alonso, capté par VTV :

Hay que amar la camiseta/ Tenemos que amar la camiseta/ Sentirse bien y levantarse mañana con un objetivo menos/ No seamos seres humanos a la deriva/ Ese es importantísimo/ Hay que Soñar / Hay que Soñar y buscar nuestros sueños/ Porque el que sueña y busca consigue sus cosas/ Pelemos hombro con hombro/ Juguemos siempre para algo/ Siempre para algo.

Traduction approximative :

Il faut aimer le maillot/ Nous devons aimer le maillot/ Se sentir bien en se levant le matin avec l’objectif accompli/ Nous ne sommes pas des êtres à la dérive/ C’est très important/ Il faut rêver/ Il faut rêver et aller chercher nos rêves/ Parce que celui qui rêve, réalise ses rêves/ Battons-nous épaule contre épaule/ Nous jouons toujours pour quelque chose/ Toujours pour quelque chose.

Malgré cela, le début du match est plutôt à l’avantage des joueurs de Fenix. Cavallini a plusieurs occasions, qu’il ne convertit pas. Zazpe, le latéral, frappe également de 35 mètres mais sa frappe passe de peu à côté. La première occasion du Nacional vient juste avant la demi-heure de jeu, sur un bon centre de Jorge Fucile, repris par Sebastian Fernandez sur le poteau de Denis. Le match va définitivement tourner quelques minutes après cette action, quand Carro, sur un ballon anodin, au milieu de terrain, donne un coup de coude à Santiago Romero. Action des plus stupides, qui tue son équipe, sur une action sans aucun danger. Incroyable pour un joueur de faire une faute pareille. Carton rouge logique. La première mi-temps se termine sans plus d’occasion. Le Fenix se replie, et joue bien ainsi, et le Nacional n’arrive pas à construire. Fucile sort sur blessure remplacé par Nacho Gonzalez. La deuxième mi-temps  commence sur les mêmes bases, avec une défense du Fenix qui contrôle magnifiquement bien le Nacional. Pallas et Perg prennent tous les ballons, Zazpe étant également bon sur son côté. A la 62ème, l’arbitre siffle sur une faute inexistante sur Schettino au milieu de terrain. Sur le coup franc, Pallas trompe son propre gardien d’une tête bien ajusté dans son propre but… 1-0 miraculeux pour le Nacional. Suite à ce but, Perez a l’occasion d’égaliser à deux reprises, mais ses frappes passent au-dessus du but de Conde. Sur un dernier contre, le Nacional aggrave la marque sur un tir de Gonzalez contré. 2-0 pour le Nacional.

Le Fenix de Rosario Martinez a très bien joué, tous les joueurs ont été bons, mais ils ont souffert de jouer presque tout le match à 10 contre 11, sur terrain neutre. La ligne défensive a été solide, le Tito Ferro a pris beaucoup de ballon au milieu. Cavallini et Perez ont bien joué mais n’ont pas su convertir leurs occasions. Côté Nacional, Ivàn Alonso a été absent, un seul tir de tout le match. L’organisation offensive a bien été bloquée et Amaral ou Gonzalez n’ont pas réussi à désorganiser l’adversaire. Mais le Nacional gagne encore et conserve trois points d’avance sur Peñarol.

Le joueur du match : la charnière Pallas/Perg côté Fenix, malgré le csc de Pallas

River Plate 2 – 1 Danubio

Les deux équipes s’affrontent ce week-end en ayant des parcours opposés. River, après un début de saison difficile, vient de gagner ses trois derniers matchs en marquant beaucoup de but. C’est le style JR Carrasco, très offensif, parfois fragile derrière, mais offrant des matchs ouvert. Jusqu’à présent, cela marche. Au contraire, Danubio n’a gagné que deux matchs cette saison, les deux premiers. Depuis, les attaquants sont en berne, l’entraîneur a été changé. L’équipe reste sur une performance  faible contre le Peñarol.

Et pourtant, le match est équilibré. River jouant haut sur le terrain, cela laisse des possibilités que Danubio exploite bien dès le début du match. River Plate obtient un pénalty à la vingtième minute sur une main dans la surface mais ce dernier, tiré par Santos est bien arrêté par Torgnacioli. Olivera, côté Danubio, a ensuite de nombreuses occasions avant finalement d’ouvrir la marque sur une belle tête, à la 39ème minute. 1-0 à la mi-temps, mais vraiment un match agréable avec deux équipes très joueuses. Au retour des vestiaires, nouveau penalty pour River Plate sur une main peu évidente de d’Olivera. Les arbitres ont visiblement eu la consignes de siffler les mains, quel que soit l’occasion, puisque nous avons eu trois pénaltys litigieux ce week-end avec celui pour le Defensor. Santos laisse tirer Santiago Garcia qui transforme en force. Suite à l’égalisation, le Danubio va avoir d’autres occasions de prendre l’avantage, mais le ballon ne voudra pas rentrer, avec notamment de beaux arrêts de Perez, le gardien darsenero. Et comme toute équipe poisseuse, à la 93ème minute, Danubio encaisse un but de la tête de Santiago Garcia. Magnifique but cela dit, sur un contre joué à trois en attaque avec Santos, sur son côté droit qui passe de l’autre côté à Ciganda qui centre pour Garcia qui n’a plus qu’à pousser le ballon de la tête. Un but typique du Tiki Tiki de JR Carrasco.

Victoire donc de River Plate 2-1. Côté River, on peut remercier Perez, le gardien, qui a sauvé la mise. L’attaque a été bonne, notamment Santos et Alaniz, mais le milieu a trop souvent laissé seule la défense, et Perez a eu à faire de nombreux arrêts. Côté Danubio, l’attaquant Barreto a été bon dans le jeu mais n’a pas su marquer. Pour le reste le Danubio a bien joué. La défense a été bonne, notamment Formiliano, malgré les deux buts. La défaite peut leur sembler injuste.

Joueur du match : Santiago Garcia

Defensor 2 – 3 Wanderers

Les frères Scotti

Ce match se joue le vendredi soir car le Defensor continue son chemin en Copa Sudamericana, et jouera ce mardi en Argentine. Il oppose deux équipes du haut de tableau, le Defensor étant une équipe offensive, qui avait bien démarré la saison avant de perdre quelques matchs souffrant du double parcours championnat/Sudamericana. Côté Wanderers, l’équipe est solide, elle gagne souvent petit, mais elle gagne souvent. Elle est troisième au début de cette journée. A noter que ce match est le Scottico, puisque Andrés Scotti, défenseur central « historique » joue côté Defensor et que son frère, moins connu, Diego, joue côté Wanderers. Andrés a une carrière immense ponctuée de sélections avec la Celeste, les dernières en 2013, mais son frère est plus en forme, ayant marqué lors de la dernière journée.

La première mi-temps est plutôt à l’avantage du Defensor, qui, dans son stade, propose à nouveau du beau jeu. Tout d’abord, Arambarry manque l’immanquable sur un corner. La balle traverse la surface suite à une remise d’Acuña avant d’arriver dans les pieds d’Arambarry qui, seul devant le but au deuxième poteau, la met de justesse à côté. Le but était pourtant grand ouvert. Acuña a ensuite trois occasions, dont une sur retournée acrobatique, mais à chaque fois le ballon est contré par un joueur des Wanderers. Maxi Gomez, l’autre attaquant du Defensor, a aussi eu l’occasion sur un bon centre qu’il reprend de la tête sur la base du montant droit de Buriàn, le gardien bohemio. 0-0 à la mi-temps, les attaquants du Defensor manque de tranchant car ils ont eu les meilleurs ballons mais n’ont pas su/pu convertir cette domination en but. Et ils le vont le payer lors de la deuxième période, même si cette dernière commence également par un bel arrêt de Buriàn sur une tête de Gomez, bien servi au 6 mètres par un centre d’Ariosa. Mais le ballon ne rentre toujours pas pour Defensor. Et à la 60ème minute, Kevin Ramirez sert parfaitement par un centre en retrait Diego Scotti, qui envoie le ballon dans la lucarne gauche de Campaña. Magnifique but, passe au cordeau de Ramirez et reprise toute en puissance de Scotti. 7 minutes plus tard, Maxi Olivera reprend un coup franc au point de penalty, sur une combinaison sans doute travaillé à l’entrainement, pour le 2-0. Le match est plié pour le Wanderers en 10 minutes, alors que le Defensor avait dominé la première heure de jeu. Avec ce score, le Defensor se rue à l’attaque, et Lozano réduit l’écart sur un penalty suite à une main dans la surface. Mais le Wanderers profite des espaces derrières et, sur un corner, Kevin Ramirez creuse à nouveau l’écart sur un ballon cafouillé au point de penalty. Le Defensor marquera à nouveau à la dernière minute par Maxi Gomez, sur un bon centre de Lozano, mais les bohemios s’imposent, en ayant su marquer au bon moment, 3-2 pour eux.

Le match a été magnifique car le Wanderers n’a pas fermé le jeu, contrairement à son habitude. Le milieu Cabrera/Santos/Scotti a encore été un régal à voir. Kevin Ramirez a été efficace, 5ème but marqué en championnat alors qu’il n’a pas joué ce match en pointe, laissant le poste à Bellini, que l’on n’a peu vu en première mi-temps. Buriàn a été bon et a sauvé son équipe en première mi-temps. Côté Defensor, quand ça ne veut pas… Lozano a été encore juste (un but, une passe décisive), Felipe Rodriguez a été beaucoup moins en jambe. Maxi Gomez a souvent tenté, alors que Romario Acuña n’a pas été à la hauteur, il n’a jamais donné l’impression d’être dans le match. L’occasion ratée d’Arambarry est le tournant du match.

Joueur du match : prix partagé entre Diego Scotti, et Kevin Ramirez.

Ailleurs

Cerro 4 - 1 Juventud : Le Cerro réalise un bon retour dans ce championnat restant sur 3 victoires et se rassurant concernant le maintien. La Juventud a plus de mal, après son bon parcours en Sudamericana.

Sud America 3 – 1 Villa Teresa : Le chemin de croix continue pour Villa Teresa, qui n’a visiblement pas les armes dans ce championnat.

Racing 3 – 1 Liverpool : Liverpool plie face au Racing, doublé de Ramis.

El Tanque Sisley 0 – 1 Plaza Colonia : Victoire importantissime de Colonia dans l’optique du maintien. Des trois promus, Colonia et Liverpool sont bien partis pour se maintenir.

L’affiche de la prochaine journée

L’affiche de la prochaine journée sera le Liverpool – Peñarol. Match spécial pour Damian Macaluso qui retrouvera l’équipe Carbonero avec laquelle il a joué pendant 4 ans. Liverpool est promu mais joue bien depuis le début de la saison, ce qui est exactement l’opposé de Peñarol, qui est deuxième mais sans séduire. A suivre côté Liverpool, le jeune De La Cruz, milieu offensif de 17 ans qui régale techniquement, et l’attaquant Junior Arias, déjà 5 buts cette saison.

Pour le reste

L’Uruguay est première au classement de la qualification pour la coupe du monde en Russie. Je tenais à le repréciser.

Pour la première fois de l’histoire, il y aura 5 matchs télévisés lors de la prochaine journée. Avec également un match de deuxième division télévisé, pour les 100 ans de Miramar Missiones.

En parlant de deuxième division, elle démarrera bien le week-end prochain après avoir été repoussé à deux reprises. Beaucoup d’équipe, notamment les grands Rampla Juniors ou Tacuarembo FC ont de grosses difficultés financières. La deuxième division sera divisée en deux tournois. Un premier avec deux poules de 7 qui offrira, pour chaque poule, une place en barrage pour l’accession. Un autre tournoi sera organisé dans la deuxième partie de l’année avec un match entre chaque équipe. Le premier sera promu directement, alors que le deuxième et le troisième joueront les barrages avec les vainqueurs du premier tournoi… 

Les buts

 

 

Résultats

Classement

# Équipe J V N D Pts BP BC +/-
1 Peñarol 15 9 4 2 31 28 17 11
2 Nacional 15 9 3 3 30 32 21 11
3 Cerro 15 9 1 5 28 25 19 6
4 Montevideo Wanderers 15 6 6 3 24 22 16 6
5 River Plate (Uru) 15 7 2 6 23 31 25 6
6 Fénix 15 6 5 4 23 17 12 5
7 Danubio 15 6 4 5 22 21 13 8
8 Defensor Sporting 15 6 3 6 21 25 25 0
9 El Tanque Sisley 15 5 4 6 19 17 17 0
10 Rentistas 15 5 3 7 18 18 19 -1
11 Sud América 15 4 6 5 18 17 22 -5
12 Liverpool 15 5 3 7 18 15 24 -9
13 Plaza Colonia 15 3 8 4 17 15 16 -1
14 Racing (Uru) 15 4 5 6 17 21 26 -5
15 Juventud 15 4 3 8 15 14 25 -11
16 Villa Teresa 15 1 2 12 5 9 30 -21

A propos de l'auteur
Jérôme Lecigne
Author: Jérôme Lecigne
Spécialiste du football uruguayen, Suisse de l'Amérique du Sud, Patrie des poètes Jules Supervielle, Juan Carlos Onetti et Alvaro Recoba

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