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Une semaine sur LO, saison 1, épisode 10

  • Écrit par Nicolas Cougot

10ème numéro de notre podcast vidéo. Au programme de la semaine, voyage en Argentine, au Brésil, au Chili, en Equateur, au Venezuela et une rétro qui vous ramène aux origines du foot paraguayen.

Cette semaine, c’est le Brésil qui vous accueille avec les supporters du Corinthians qui sur fond d’hymne national offrent un magnifique recibimiento qui salue le sixième titre du Timão officialisé le week-end dernier et célébré comme il se doit dans le Majestoso face à São Paulo. Le six (Hexa) était le tube de la soirée puisque le Corinthians revient ainsi à hauteur de son grand rival pauliste au palmarès de la Serie a et en profite pour s’imposer 6-1. Mais de tout cela, nous allons en reparler dans les news de la semaine.

Ce qu’il faut retenir

Puisque nous sommes aux Brésil restons-y. Si le titre est donc joué, derrière la lutte pour le G4 et le Z4 sont encore bien animées. Le G4 désigne le groupe des 4 élus à la Libertadores. Trois places sont déjà prises puisque le Corinthians donc mais aussi l’Atlético Mineiro second et Grêmio qui devrait rester troisième sont qualifiés. Reste une place par le biais du championnat qui devrait se jouer entre quatre équipes. São Paulo dont la défaite du week-end pourrait coûter cher puisqu’elle fait revenir l’Internacional, demi-finaliste cette année, et laisse surtout à portée de tir du duo Santos – Sport (même si ce sera compliqué pour le club de Recife). Reste que Santos pourrait se passer du championnat pour aller en Libertadores puisque le Peixe a remporté le match aller de la finale de Coupe du Brésil face à Palmeiras sur but de Gabigol, qui s’était permis de rater un penalty en début de match, et devra donc résister au retour pour décrocher un nouveau titre. L’autre lutte en championnat c’est donc le Z4 qui désigne le groupe des 4 relégués. C’est plié pour Joinville, quasiment pour Goias restent donc 2 places dans la charrette et 4 équipes à la lutte. Parmi elles Vasco, revenu comme un boulet en fin de championnat et qui désormais est à 3 points de Coritiba et Figueirense à l’heure de recevoir Santos qui peut lâcher le match pour se focaliser sur la finale retour et surtout qui jouera Coritiba lors la dernière journée. Tout est donc encore possible, le peuple de Vasco et le sauvetage relèverait du miracle (je rappelle que Vasco a longtemps été bon dernier bien décroché).

Pendant ce temps en Argentine, on aura bien notre Clasico de Avellaneda pour une place en Libertadores. Le Racing de Cocca s’est fait peur mais a sorti Estudiantes en demi-finale de la Liguilla pendant que son meilleure ennemi Independiente a atomise Belgrano. Ce week-end sera celui des finales de Liguilla puisque les quatre finales pour les quatre places en Sudamericana se joueront aussi avec notamment un Lanus – Gimnasia et unAldosivi – Banfield qui devraient valoir le coup. Puisque nous parlons de Sudamericana, revenons donc sur les demi-finales retour de cette semaine.

Alors on va faire vite pour parler de cet horrible Santa Fe – Luqueño qui j’ai eu la malchance je dirais de commenter. Pourquoi malchance ? Parce qu’on a eu tout sauf du foot. Deux équipes qui balancent le ballon pour se mettre des coups à la retombée, 1 occase pour Luqueño, 1 tir cadré dans le match à cinq minutes de la fin et c’est tout. Un calvaire à commenter et j’imagine à suivre à 3h du matin, une mauvaise pub pour le foot sudam. Le lendemain, on attendait une fois encore, le réveil de River. Sauf qu’on ne l’aura pas eu. Huracan, qui avait gagné le match aller au Monumental, a tué le retour en une mi-temps au cours de laquelle, River n’a juste rien fait. Et presque miraculeusement, River s’est mis à espérer. Car dans les 20 dernières minutes, faute de jeu, il a montré de l’envie. Et comme hasard il est revenu au score pour finalement échouer d’un but. La belle histoire est donc pour le Globo qui passe en 1 an de la D2 à une finale continentale, l’inquiétude, elle est pour River qui continue de nous faire une San Lorenzo 2014 et fait craindre le pire pour les rendez-vous japonais du mois prochain.

Pendant ce temps ailleurs sur le continent, c’est un peu la crise partout enfin presque. Pendant qu’au Chili l’heure est aux règlements de compte après le départ de Sergio Jadue de la fédé et l’ANFP, on a même eu un ancien président de la commission d’arbitrage qui a parlé d’affaire de préjudice porté contre des clubs (Everton et le Wanderers), en Equateur, les joueurs ont simplement décidé de se mettre en grève, la faute à des salaires qui ne sont plus payés depuis des mois dans plusieurs puisque 18 des 24 clubs qui composent les 2 premières divisions du pays sont endettés. On se souvient que lors de la dernière journée, les joueurs du Deportivo Quito, qui avaient déjà annulé certains entraînements, avaient aussi protesté au coup d’envoi en restant immobiles sur le terrain pendant quelques secondes. Ce week-end, c’est le championnat qui devrait sauter.

Autre crise, celle au Venezuela ou pendant que Sanvicente est reconduit à la tête de la sélection, Fernando Amorebieta met la pression et annonce qu’il ne reviendra plus jouer avec la Vinotinto tant que le sélectionneur et les dirigeants seront les mêmes. Pour en rajouter une couche à la crise, la fédération vient d’annoncer la relégation directe de Tucanes en seconde division. Et ce qui est fantastique c’est la polémique que cette décision génère. Parce qu’en fait, l’annonce a été faite alors que le club s’était déplacé à Maiquetia pour y disputer son barrage aller pour le maintien. Car à la fin du tournoi, Tucanes s’est retrouvé à égalité de point avec Metropolitanos et le souci c’est que jusqu’ici il avait été décidé que le premier critère qui serait choisi pour départager deux ex-aequo serait l’affrontement direct. Les Tucanes ayant gagné 3-0, ils se retrouvaient avant-dernier et donc barragiste, Metropolitanos relégué. Sauf qu’apparemment, ça n’a jamais été clairement indiqué dans les règlements. Metropolitanos a fait appel et a gagné. Du coup, on a regardé la différence de but, ce qui a fait inverser le classement. Le tout validé donc par la fédé cette semaine, Tucanes se retrouve en D2 et veut à son tour faire appel. Quand ça ne va pas en AmSud, on ne fait pas semblant.

La rétro : le premier titre d’Olimpia (1912)

Ce week-end au Paraguay, les hinchas d’Olimpia se préparent à faire la fête. Et pour cause leader à deux journées de la fin, le Decano se retrouve avec cinq d’avance sur Guarani qui a sortir de Cerro Porteño de la course au titre le week-end dernier. Et donc Olimpia se retrouve à portée de son 40e titre national. L’occasion est donc rêvée pour nous de parler du premier. Pour cela, on va remonter à la naissance du football au Paraguay, au début du XXème siècle.

Le football débarque au Paraguay des pieds, ou plutôt des mains, de William Paats, émigré hollandais et professeur de sport dont la légende veut qu’il a ramené un ballon de Buenos Aires à Asuncion. C’est ce même William Paats qui fonde le premier club du pays, Olimpia, dont le nom rend hommage à Olympie, berceau de jeux antiques, club qui va faire partie des fondateurs de la Liga Paraguaya de Futbol quatre ans plus tard. A ses côtés, on trouve notamment son fils, Guarani. Son fils parce que le demi-finaliste de la dernière Libertadores est né suite à des tensions entre certains socios d’Olimpia et les dirigeants du club en 1903. Pour la petite histoire, Guarani sera le premier champion en 1906, Olimpia devra patienter 6 ans.

Nous sommes donc en 1912, l’année du naufrage du Titanic, et ce premier titre n’est pas sans polémique. D’une part car cette année-là, ils ne sont que quatre à se présenter en championnat, Guaraní, touché par une épidémie, et Mbiguá ne participent pas à l’édition 1912, Atlantida et Libertad qui ne sont pas parvenus à trouver un accord avec la ligue décident de rejoindre une ligue dissidente nommée Liga Centenario. Le Cerro Porteño qui vient d’être créé n’est pas encore invité. D’autre part car la polémique elle vient de la manière dont Olimpia va être sacré. Après 2 victoires, 1 nul et une défaite face à Sol de América et Presidentes Hayes, le Decano est second derrière Sol de América. Mais il va obtenir deux victoires bien étranges face au Nacional, étranges parce que le Nacional va tout simplement déclarer forfait. Et ce  sont ces deux forfaits qui offrent 2 victoires de plus à Olimpia qui va dont être ainsi couronné pour un point. Olimpia décroche ainsi son premier titre, l’année suivante, son plus grand rival, le Cerro Porteño inscrit son nom au palmarès, la lutte entre les deux ne fait que commencer. Olimpia sera le dernier champion de l’ère amateur en 1931, le Cerro Porteño le premier de l’ère professionnelle. Le Decano se fera un nom non seulement au pays avec ses 39 titres mais surtout à l’échelle continentale avec ses trois Libertadores et son Intercontinentale. Mais de cela, on en reparler une prochaine fois.

C’est ainsi que se conclut notre 10e épisode d’une semaine sur LO, je renouvelle mes remerciements à vous tous, qui nous lisez, nous soutenez, nous écoutez. Je vous invite à partager au maximum cette vidéo sur vos réseaux sociaux préférés, n’hésitez pas à me laisser des commentaires et comme toujours, je vous laisse avec les cinq merveilles de la semaine. Abrazo a todos et à la semaine prochaine.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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