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Dernière mise à jour 22/10/2014 14:03

Coupe du monde féminine : les yeux bleus.

Dimanche 26 juin 2011

Equipe de France féminine

Cet après-midi, la sixième Coupe du Monde féminine prendra son envol. Quelques mois après la répétition des moins de 20 ans, l’Allemagne ré-ouvre ses  portes aux filles du monde entiers. Avec elles, une équipe de France porteuse d’espoirs et un parterre de stars. Présentation.

Double tenante du titre, l’Allemagne s’apprête donc à ouvrir la sixième Coupe du Monde féminine, édition qui s’annonce particulièrement relevée. Car si les Européennes n’en finissent plus de progresser, le reste du monde grandit tout aussi rapidement. Si bien qu’au coup d’envoi, il est difficile de sortir un favori.

Pluie de stars.

Il y a les connues et les nouvelles perles mondiales : une certitude, l’Allemagne devrait se régaler devant la pluie de stars annoncées. La plus grande d’entre elles : la brésilienne Marta. Désormais à New York après avoir portée à elle seule Los Angeles puis Gold Pride, celle qui devrait rester comme la plus grande joueuse de l’histoire du football féminin sera encore l’attraction de l’épreuve. Quatre ans après son but de légende inscrit en demi-finale face aux USA, Marta n’aura qu’un objectif : ramener enfin un titre au Brésil. A ses côtés, d’autres stars planétaires : l’allemande Birgit Prinz (qui partage avec la brésilienne la particularité d’être la plus jeune joueuse de l’histoire à avoir participé à l’épreuve), la suédoise Lotta Schelin, bien connue en France puisqu’elle défend les couleurs lyonnaises, l’américaine Amy Wambach, redoutable scoreuse qui disputera sa troisième Coupe du Monde, ou encore la canadienne Christine Sinclair sont autant d’exemples. Reste les jeunes : la pépite japonaise Mana Iwabuchi et la néo-zélandaise Rosie White, déjà présentes dans le mini-guide de la Coupe du Monde des moins de 20 ans publié sur L-O, le redoutable duo colombien Yoreli Rincón – Lady Andrade (que vous aviez certainement découvert lors de la Coupe du Monde des moins de 20 ans).

Bleues comme l’espoir.

Alors, au milieu de ce casting relevé, quelle place pour les bleues ? Celle d’un outsider crédible sans aucun doute. Après un parcours en qualification quasi parfait (11 victoires, 1 nul avec 53 buts inscrits pour 2 encaissés), les joueuses de Bruno Bini arrivent en Allemagne avec dans leurs rangs 10 lyonnaises qui viennent de décrocher le premier titre européen de l’histoire nationale face à des Allemandes. Le hasard faisant bien les choses, plusieurs joueuses retrouveront leurs victimes lors du France – Allemagne qui clôturera le groupe le 5 juillet prochain. Quoi qu’il en soit, jamais une génération féminine française n’aura été autant porteuse d’espoirs. Car depuis la première participation en 2003, le chemin parcouru par le football national aura été impressionnant : désormais au septième rang mondial (troisième meilleure nation européenne), les bleues s’appuient sur une génération dorée, double championne d’Europe des moins de 20 ans et quatrième de la Coupe du Monde 2008. Si vous étiez présents aux débuts de L-O, vous retrouverez donc les Eugénie Le Sommer et autres Marie Laure Delie (désormais 21 buts en 20 matchs en A) que vous aviez alors croisées. Elles seront épaulés par les lyonnaises Abily, Georges, Necib, Franco, Bompastor, Thomis ou encore Soubeyrand, quelques noms d’une équipe de France très ambitieuse.

Groupe par groupe.

Avant  de conclure, présentation des quatre groupes.

Groupe A : France, Allemagne, Canada, Nigéria. Les françaises sont ambitieuses, elles vont rapidement pouvoir mesurer cette ambition. Placées dans le groupe de l’Allemagne, pays hôte, les bleues croiseront le fer avec les championnes d’Afrique nigérianes et les maîtres de la CONCACAF, le Canada. Groupe extrêmement relevé mais françaises et allemandes devraient passer.

Groupe B : Japon, Angleterre, Nouvelle-Zélande, Mexique. L’un des groupes les plus délicats à pronostiquer tant les valeurs des différentes équipes sont proches. La cinquième meilleure nation mondiale, le Japon fait figure de favori mais derrière lui, la qualification devrait se jouer sur un détail entre les anglaises, les néo-zélandaises et surtout les mexicaines qui avaient fait tomber les USA en demi-finale de la dernière Gold Cup.

Groupe C : USA, Corée du Nord, Suède, Colombie. Trois géants de l’échiquier mondial et, pronostic de L-O, l’une des futures révélations de l’épreuve. Nombreux sont les suiveurs qui voient américaines, nord-coréennes et suédoises s’entre-déchirer pour la qualification, mais la Colombie devrait se reposer sur l’excellent parcours de ses jeunes il y a quelques mois (quatrième de l’épreuve) et pourrait venir profiter de cette lutte entre favoris annoncés.

Groupe D : Brésil, Australie, Norvège, Guinée Equatoriale. S’il faudra tout de même se méfier de la Norvège voire de l’Australie, le Brésil ne devrait pas trembler pour entrer dans la compétition. Certes norvégienne et australiennes sont de redoutables concurrentes mais les récents résultats du Brésil (double médaillée d’argent aux JO, vice-championnes du Monde) plaident en sa faveur. Attention à l’inconnue guinéenne, seule nation africaine à être parvenue à battre le Nigéria.

La Coupe du Monde féminine ouvre ses portes ce dimanche. Un seul mot d’ordre : Allez les bleues !

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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