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Quand River soutient Boca

  • Écrit par Nicolas Cougot

Réunis à Asunción pour l’élection du nouveau président de la CONMEBOL, Rodolfo D’Onofrio s’est mué en défenseur de Boca.

On se souvient tous de la honte provoquée par les évènements survenus à la mi-temps du Superclásico en Libertadores (lire Ils ont tenté de nous voler le Superclásico). La sanction qui devait alors tomber sur Boca s’annonçait exemplaire, elle le fut en partie. Le club Xeneize s’était alors retrouvé avec une condamnation de 4 matchs à huis-clos et une interdiction de déplacement pour ses hinchas, valable également pour 4 matchs.

Les mois ont passés et si les River – Boca semblent condamnés à tourner à la farce (lire notre dernier résumé - Argentine : Boca – River, el Súper…scandale !), les présidents semblent aussi avoir la mémoire courte. C’est le cas de Rodolfo D’Onofrio. On se souvient de sa volonté d’alors de faire stopper (à raison) la rencontre, de ses déclarations d’après match, tout est désormais oublié. Assis aux côtés de Daniel Angelici, le président de River a ainsi demandé clémence envers son rival.

« Ils doivent revoir la sanction contre Boca, elle est disproportionnée. Demain, cela pourrait arriver à n’importe qui. Les clubs ne sont pas autant coupables que cela pour ces choses-là.  La seule chose que nous pouvons faire est de ne pas être complices de ces personnes-là mais nous ne pouvons pas non plus faire la police. Boca utilise habituellement un meilleur tunnel que celui-ci et si on ne leur avait pas demandé de changer, ce ne serait pas arrivé. » Les choses sont claires désormais, Boca n’est plus responsable de tout, la faute incombe uniquement aux services de sécurité. Le président du Millo a même précisé sa pensée sur son compte Twitter, indiquant qu'il « n'est pas question de demander l'amnistie mais juste revoir les sanctions », avant de conclure « nous sommes tous exposés à ces folies »

Il ne faut pas être dupe. Il y a quelques semaines, les représentants des principaux clubs du continent s’étaient associés pour former une nouvelle ligue sudaméricaine qui n’a qu’un but : maximiser les revenus des plus puissants et notamment les droits télés et les rentrées de la billeterie (lire La Liga Sudamericana de Clubes de Fútbol est née). Vous comprendrez alors qu’un Boca au stade vide et aux déplacements interdits représente avant tout un manque à gagner. Ou quand l’économie est plus forte que les rivalités….

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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