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Dernière mise à jour 20/10/2014 16:42

Le jour de gloire.

Mercredi 13 juillet 2011

Equipe de France féinine

Mercredi 13 juillet 2011, 13 ans et un jour après l’une des plus belles pages du football masculin français, c’est au tour des filles de pouvoir écrire la leur.

20 janvier 2007 : Les États-Unis et la France se séparent sur un match nul sans buts. Depuis, les deux nations ont poursuivi leur chemin sans jamais se retrouver. Si l’écart qui les séparait alors reste le même (les USA sont toujours le numéro 1 mondial, la France numéro 7, comme fin 2007), sur le terrain, cet écart s’est fortement réduit. Car depuis 2007, la progression française ne fait pas débat. Quart de finaliste du dernier Euro, qualifiée pour la seconde fois pour une Coupe du Monde au terme d’un parcours sans faute (France et USA auraient pu se rencontrer en barrage si les bleues n’avaient pas éliminé l’Italie) et désormais au minimum demi-finaliste d’une Coupe du Monde, qualifiée pour la première fois de son histoire pour les jeux olympiques, l’équipe de France féminine apparaît désormais comme l’une des nations majeures du continent européen et devrait se présenter en redoutable adversaire pour les américaines. Hope Solo, gardienne des USA passée par l'Olympique Lyonnais, peut en témoigner et l'affirme sur le site de la FIFA : "La France possède l'une des meilleures attaques du monde. Ses joueuses sont très puissantes physiquement. Nous n'allons pas les sous-estimer."

Au pied d’une montagne.

Pourtant, il ne faut pas s’y tromper, les USA restent la grande nation féminine. Si certains médias nationaux rivalisent de clichés pour présenter les numéros un mondiales (nous y reviendrons), le palmarès US reste impressionnant : au minimum 3e lors des cinq Coupe du Monde de l’histoire, triples championnes olympiques (double tenantes du titre), vainqueur de six des sept Gold Cup auxquelles elles ont participé, les USA sont toujours une machine à gagner. La génération 2011 s’appuie sur les moins de 20 ans championnes du monde 2008 (lors de laquelle elles avaient battu les françaises d’Eugénie Le Sommer en phase de poule). A cela s’ajoute une qualification épique face au Brésil de Marta au cours de laquelle les américaines ont su faire preuve d’une force de caractère impressionnante.

Alors battues d’avance ?

Pas forcément. D’abord car les bleues n’ont perdu qu’une seule rencontre lors des 16 derniers matchs (face à l’Allemagne). Ensuite car les bleues disposent dans leur effectif de plusieurs joueuses d’expérience et notamment deux habituées de la WPS : Sonia Bompastor et Camille Abily, classées parmi les meilleures joueuses de la ligue. Ensuite car le capital confiance engrangé par les joueuses françaises depuis plusieurs saison n’a cessé de s’accroître avec, comme symbole, le succès de l’Olympique Lyonnais en Ligue des Champions.

Enfin car finalement, les USA 2011 ne semblent plus être l’ogre qu’elles furent. Sur le plan de la sélection, il faut en effet rappeler que les américaines, battues en demi-finale de la Gold Cup, sont arrivées à la Coupe du Monde qu’après un match de barrage très serré face aux italiennes, victimes des bleues en Europe. Sur le plan national, contrairement à ce qu’affirme RMC, le football féminin américain vit une véritable crise. Car non, les habitués de Lucarne Opposée le savent, contrairement à ce qui est affirmé sur l’antenne de « la radio sport », les compétitions féminines peinent à attirer du monde dans les stades. La WPS, qui a resurgit en 2009 ne parvient à s’implanter après l’échec de la WUSA et voit ses championnes disparaître d’années en années (5 disparitions de clubs en 2 saisons). Et non enfin, le football féminin aux États-Unis ne se joue pas devant des stades plus remplis que les matchs de MLS (à partir de 17 minutes 30 de ce podcast)

Podcast RMC

Pour information, les deux saisons de WPS se sont disputées devant des affluences moyennes de 4700 et 3600 spectateurs respectivement (soit environ 5 fois moins que les moyennes des Red Bulls d’Henry ou du Galaxy de Beckham). La dynamique du moment, tant sur le plan des clubs que de la sélection, tend à pencher du côté des bleues. Alors, même si les bleues n’ont jamais battu les États-Unis dans leur histoire, on se souviendra que trois des quatre dernières défaites américaines l’ont été face à des équipes européennes. Plus que jamais, pour les bleues, le jour de gloire est arrivé.

Allez les bleues !

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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