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Mexique – Apertura 2015 : Pumas - Tigres, finale de félins

  • Écrit par Nicolas Cougot

On connait désormais l’affiche de la grande finale de la Liguilla mexicaine. Si les Pumas ont souffert et doivent leur qualification à une énorme polémique, les Tigres de Ferretti ont brillamment décroché leur ticket pour la finale.

Un Clásico est toujours synonyme de fortes chaleurs, encore plus lorsqu’il s’agit d’un match décisif pour une place en finale de Liguilla. Celui de ce dimanche à l’Olímpico Universitario n’aura pas dérogé à la règle. Mieux, il aura offert tout ce qu’un grand match mexicain peu offrir : de l’intensité, des occasions à la pelle, du suspense et bien évidemment, de belles polémiques. Elles auront été nombreuses. Il fallait au minimum 4 buts pour que les Águilas puissent décrocher une finale aux allures de miracle après la lourde défaite concédée à neuf contre onze à l’Azteca. Moises Muñoz l’avait annoncé, son équipe allait prouver qu’elle est une grande équipe, rien n’était encore scellé. Le match lui donnait raison. Imposant une pression de tous les instants, les hommes de Nacho Ambriz dominaient outrageusement des Pumas bien décidés à saisir la moindre opportunité de tuer le match en contre. Mais les occasions allaient être peu nombreuses. Dario Benedetto, enfin titulaire, trouvait Darwin Quintero, América lançait son opération remontada dès la 9e minute. La pression et l’intensité mises par les Águilas étaient telles que les Pumas étouffaient, subissaient les assauts et allaient alors logiquement se retrouver menés 2-0 avant même la fin de la première demi-heure. A ce moment-là, l’exploit d’une folle remontada semblait plus que réalisable. Britos entré en première période, Ludueña en début de seconde, Guillermo Vázquez tentait alors de réorganiser ses Pumas pour reprendre le contrôle de la partie. Il allait y parvenir grâce à une aide extérieure, celle de Jorge Rojas, l’arbitre de la rencontre. Un deuxième jaune sévère pour Paolo Goltz à vingt minutes de la fin, un autre absolument incompréhensible pour Sambueza cinq minutes plus tard, América se retrouvait alors à neuf contre onze, comme à l’aller, et perdait pied un temps. Le temps pour Cortés, qui aurait dû être exclu à la fin du premier quart d’heure du match pour un attentat sur Güemez (qui a terminé la soirée à l’hôpital, fracture du tibia en cadeau), de ramener les Pumas au score. Alors qu’on pensait le match définitivement plié, à neuf contre onze les hommes d’Ambriz ne lâchaient rien. Ils repartaient à l’assaut des buts de Pikolín Palacios et reprenaient deux buts d’avance sur une merveille signée el Rifle Andrade. Les dix dernières minutes étaient intenses, un seul petit but séparait les Águilas de la finale. Mais celui-ci ne viendra jamais. Le match se terminera dans la cohue, Darío Verón ayant proféré des insultes racistes contre l’un des hommes du match Darwin Quintero, les joueurs d’América quitteront le stade sans passer par les douches. Comme en quart de finale, sans jamais avoir convaincu, les Pumas se retrouvent désormais en finale de la Liguilla et devront montrer bien d’autres choses pour décrocher le titre.

D’autant que l’adversaire s’annonce redoutable. A la Bombonera, les Tigres de Tuca n’ont fait qu’une bouchée de Diablos Rojos dépassés dont la stratégie ultra-défensive n’aura pas payé. Les hommes de Cardozo, qui n’avait besoin que de se contenter d’un nul sans but pour se qualifier n’ont strictement rien montré en première période, subissant les assauts des Damm, Sobis et autres Gignac qui soit brillaient par leur maladresse, soit se heurtaient à un excellent Talavera. Mené 12 tirs à 1 à la pause, Toluca passait à deux doigts de voir ses rivaux ouvrir le score sur un face à face perdu par Gignac devant Tala et allaient alors connaître leur meilleur moment sur le terrain, Uribe et autres Cueva manquant le cadre. L’une des forces des Tigres de Tuca est de savoir frapper en de tels moments. Alors que Toluca connaissait son seul vraiment moment fort du match, Aquino surgissait au second poteau et surprenait Talavera pour ouvrir le score. Le plus dur était fait. L’autre grande force de ces Felinos est de posséder dans ses rangs des joueurs capables d’exploiter les moindres espaces laissés par leurs adversaires, Toluca venait de s’en apercevoir. Contraints de marquer à deux reprises, les Diablos Rojos se découvraient et subissaient les contres des Tigres. Gignac trouvait la barre de Talavera avant d’offrir à Álvarez le but du 2-0, celui qui scellait définitivement le sort de la partie. Pour la quatrième fois sous Cardozo, Toluca ne franchit pas le cap des demi-finales (deuxième fois que la défaite est concédée face aux Tigres), on aura droit à un duel de félins ce mercredi.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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