. . .

Chili – Clausura 2016 : à l’assaut du Cacique

  • Écrit par Nicolas Cougot

Alors que la fédération est en pleine tourmente, que le dernier tournoi s’est tout juste terminé, les 16 équipes de l’élite chilienne reprennent le chemin des terrains pour l’ouverture du Clausura. Pour qu’enfin on se remette à parler de football au Chili.

Pendant qu’ANFP et Sampaoli se déchirent jours après jours (lire ANFP – Sampaoli : l’incroyable partie de poker), le football va enfin reprendre ses droits au Chili avec le coup d’envoi de l’Apertura. Entre un Colo-Colo en défense de titre, une Católica ambitieuse et une Universidad de Chile nouvelle version, la course au titre s’annonce passionnante. D’autant qu’avec les Universidad de Concepción, Unión Española, Audax Italiano, le nouveau Palestino et le revanchard Santiago Wanderers, les outsiders ne manquent pas.

Guide des surnoms

Pour les petits nouveaux, voici les surnoms des 16 clubs de l'élite chilienne. A vos carnets !

-          Audax Italiano : los Tanos

-          Cobresal : los Mineros

-          Colo-Colo : el Cacique

-          Deportes Antofagasta : los Pumas

-          Deportes Iquique : los Dragones Celestes

-          Huachipato : los Acereros

-          O’Higgins : la Celeste

-          Palestino : los Árabes

-          San Luis : los Canarios

-          San Marcos de Arica : el Santo

-          Santiago Wanderers : los Caturros

-          Unión Española : los Hispanos

-          Unión La Calera : los Cementeros

-          Universidad Católica : los Cruzados

-          Universidad de Chile : la ‘U’

-          Universidad de Concepción : el Campanil

Bagarre entre géants

Qui dit tournoi chilien, dit lutte entre géants. Vainqueur de l’Apertura sans avoir eu l’occasion de pouvoir le célébrer alors (lire Chili – Apertura 2015 : Colo-Colo champion, Palestino et Católica pour la Sudamericana), el Popular s’est retrouvé à devoir gérer un départ de taille, celui de son maître à jouer Emiliano Vecchio. Son contrat non renouvelé, Emi se retrouve aujourd’hui sans clubs après avoir eu des offres venues du Mexique et du Brésil et pourrait finalement rester au pays, Unión Española semblant se montrer tenté. Ces maux de tête ont aussi touché le Cacique qui devait alors se trouver un nouveau 10 et a fini par signer Javier Reina (lire Reina à Colo-Colo). Le pari est risqué, José Luis Sierra espère encore renforcer davantage son groupe à l’approche de la Libertadores (on parle notamment de Fabricio Fontanini qui aimerait bien quitter San Lorenzo pour le Chili).

Derrière la concurrence s’annonce rude. A commencer par la Católica. Certes les Cruzados ont laissé partir trois armes offensives, Michael Rios, José Luis Muñoz et Mark González, envoie Tomás Costa en Uruguay mais surtout ramène à la maison deux de ses enfants, son ancien buteur, Nicolás Castillo et le désormais ancien Xeneize un temps annoncé à l’OM, José Pedro Fuenzalida. Le groupe de Mario Salas s’annonce plus dense que lors du dernier Apertura et si les arrivées ne sont pas encore closes (les rumeurs entourant les cibles des Cruzados alignant les noms de qualité), la Católica devrait encore jouer les premiers rôles.

Reste le troisième géant, l’Universidad de Chile. Passé de la lumière à l’ombre, la U version Lasarte a vécu un tournoi catastrophique et s’est donc offert une révolution. Longue à accoucher, car venant s’immiscer dans la guerre ANFP – Sampaoli, l’arrivée de Sebastián Beccacece a donc fini par se faire. Si le Chuncho a ainsi perdu quelques semaines de travail sur le terrain et en coulisses pour renforcer son groupe, l’arrivée de l’ancien adjoint de Sampa génère l’espoir du peuple azul qui se prend à rêver de revivre les folles années du Pelado argentin. Une seule arrivée à noter pour l’instant, celle de Luis Fariña qui rentre d’Europe mais la U possède déjà un groupe taillé pour jouer les premiers rôles. Ne reste plus désormais à Beccacece à réussir sa révolution.

Ambitieux outsiders

Reste que réduire le Clausura à cette lutte à trois serait une mauvaise idée. Car derrière, le nombre de prétendants ne cesse d’augmenter. On suivra ainsi avec attention l’évolution de l’Universidad de Concepción de Ronald Fuentes, élu meilleur coach lors de l’Apertura par la presse chilienne qui arrive avec un groupe quasi-inchangé. Attention aussi à Unión Española qui a réalisé une bonne fin d’Apertura sous la conduite de Fernando Vergara et qui reste tout aussi stable en termes d’effectif, renforçant sa défense par l’arrivée d’Adrián Scifo, auteur d’une belle année 2015 à Quilmes, ou encore à Audax Italiano version Jorge Pelicier (que l’ANFP aurait mis dans ses petits papiers pour prendre la succession de Sampa) sorti sur le fil de la course à la Sudamericana par la Católica.

Attention également aux revanchards que seront les Wanderers et Cobresal. Le club de Valparaiso a raté son Apertura et espère qu’Alfredo Arias, l’homme qui avait emmené les Wanderers uruguayens à remporter le Clausura 2014 (lire Uruguay : les Wanderers écrivent l’histoire) lui permettra de retrouver des couleurs en même temps qu’il espère que David Pizarro sera enfin capable de jouer (c’est mal parti). Du côté du vainqueur du dernier Clausura (lire Chili – Clausura 2015 : Cobresal dans l’histoire), la meilleure nouvelle de l’intersaison est venue du banc de touche puisque Dalcio Giovagnoli revient prendre les commandes après six mois de retrait. Pour le reste, peu de mouvements, seul Javier Grbec arrive libre en provenance de Temperley.

Reste l’énigme de l’année, le nouveau Palestino. Après avoir dit adieu à Pablo Guede un soir de défaite en finale pour la Sudamericana, le Tino va continuer de construire et pour cela, fait appel à Nicolás Córdova, ancien milieu ayant effectué une belle carrière en Italie et qui arrive de la sélection des u20 chiliens et disposera du même groupe que Guede pour démarrer son Clausura. A noter que les staffs techniques des sélections continuent de venir s’installer en championnat puisque Miguel Ponce, ancien sélectionneur des u17 (que nous avions rencontré lors du Sudamericano u17 – lire Miguel Ponce dresse le bilan chilien) s’installe sur le banc d’un Huachipato qui va devoir ne pas se rater sous peine de se voir contraint à lutter pour le maintien. Mais les Acereros ne seront pas seuls dans cette situation, de San Marcos 10e à Antofagasta dernier, ils sont en effet sept à se tenir en six points au coup d’envoi du dernier tournoi de la temporada.

Le programme du week-end

 

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

  • Aucun commentaire trouvé