MLS : la bonne année pour la conférence Est ?

Seattle, Portland, le Sporting KC, les Colorado Rapids, le Real Salt Lake et le Galaxy à trois reprises : cela fait huit ans que le titre de champion des Etats-Unis fuit les franchises de l’Est. Pourtant cette année, la donne pourrait changer.

Quel est le point commun entre David Villa, Nemanja Nikolic, Bradley Wright-Phillips, David Accam et Charles Sapong ? Il y en a deux en réalité : tous les cinq trustent en tête du classement des meilleurs buteurs de Major League Soccer, et tous jouent pour une franchise de la conférence Est. Un détail ? Pas vraiment.

Plus de spectacle, plus de foot

Car quand on regarde avec attention les matches de MLS, on se rend vite compte que les franchises de la conférence Est offrent toujours du spectacle, à l’inverse de celles de l’Ouest. Le Chicago de Bastian Schwensteiger  est en feu et atomise à tour de rôle ses adversaires, le Toronto et Giovinco ne lasse pas les observateurs et le New York City FC de Patrick Vieira progresse de semaines en semaines. Si l’on ajoute le sérieux New York Red Bulls et les enthousiasmants Atlanta et Orlando, cela fait au total six franchises plus ou moins candidats crédibles au titre en fin d’année. Un volume conséquent, et qui pourrait cette fois faire mouche au moment de disputer la finale du championnat en décembre prochain. Car au-delà des buts, les formations de la cote semblent cette année posséder un atout indéniable : la maturité.

Expérience et pragmatisme au rendez-vous

Car si encore cette année le spectacle est davantage au rendez-vous chez les six premiers de l’Ouest par rapport à l’Est - 239 buts inscrits contre 205 - le plus grand défaut des formations orientales de la Major League Soccer ces dernières années semble aussi avoir été corrigé : l’expérience. Si l’an dernier Toronto sera passé à côté du sacre pour une malheureuse séance de tirs-aux-buts, lors des autres finales le défaut de faculté d’adaptation a souvent sauté aux yeux. Un gros manque qu’il fallait donc gommer, et que les Chicago, City et consorts semblent avoir réglé depuis le début de la nouvelle saison. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Fire a souhaité mettre la main sur des hommes comme Nikolic et Schweini en 2017, au-delà du talent ils apportent de la sérénité au groupe. Et cela se voit.

Un complexe oublié

Même si cela reste la saison régulière, les tops formations de la conférence Est n’ont en effet pas à rougir de leur bilan actuel contre les cadors de l’Ouest. Sur 7 rencontres jusqu’à présent face aux trois leaders - Sporting KC, Houston, Dallas - Toronto, Chicago et New York City n’ont flanché que deux fois, soit 72% d’invincibilité. Un ratio impressionnant qu’il faudra confirmer certes, mais qui annonce déjà de belles choses pour la fin d’année. Contrairement à la saison passée où seuls NYCFC et Toronto semblaient pouvoir rivaliser avec les autres en finale, cet exercice 2017 annonce un épilogue bien compliqué pour les franchises occidentales. Qu’il s’agisse de Chicago, des Reds ou des Citizens, rien n’indique que les mornes Kansas ou Dallas seront supérieurs lors de la grande finale MLS. Ne vous étonnez pas d’ailleurs si les sites de paris sportifs voient Toronto ou Chicago favori - le bonus ZEbet de SOS Pronostic peut même vous faire gagner 360€ si les Reds sont champions - un sacre d’une franchise de l’Est est attendu. Une récompense qui ne serait que juste pour les millions d’euros investis par les franchises de la conférence - Schwensteiger, Giovinco, David Villa, Andrea Pirlo, Bradley, Altidore, Nikolic - et pour les fans de soccer sur la cote. Le jeu doit de toute manière triompher, c’est l’essence même de la beauté de ce sport. A suivre.