MLS - Renouveau pour le DC United ?

Dernier de conférence Est la saison passée, le DC United a réalisé l’un des exercices les plus difficiles de son histoire. En manque de confiance, d’inspiration mais aussi et surtout de performances, la franchise de Washington restait pourtant sur une qualification pour le premier tour des Playoffs en 2016. Un dernier exercice galère donc, qui semble avoir poussé les propriétaires de l’équipe à revoir leur copie en 2018.

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Ben Olsen, la stabilité

La première décision importante prise par les décisionnaires des Rouge-et-Noir aura été le maintien de Ben Olsen au poste d’entraîneur principal. Présent au club depuis 2010, d’abord en tant qu’assistant puis en tant que coach à part entière, l’ancien international américain aurait pu subir les mauvais résultats de son équipe l’an dernier, comme cela est souvent le cas dans le football moderne. Pas au DC United. Malgré une dernière saison de MLS désastreuse, le duo de propriétaires Erick Thohir-Jason Levien n’a pas hésité à témoigner sa confiance au natif de Middletown. Une bonne chose, surtout quand on connaît le besoin de stabilité d’un club aux Etats-Unis.

Un mercato de qualité

Outre la conservation de son emblématique coach, la franchise s’est également attelée à un exercice souvent compliqué aux Etats-Unis, la construction de son effectif. Entre les fameuses trades (échanges) entre les franchises, la Draft, Superdraft et autres transferts habituels avant la roster freeze, mettre à bien un plan de recrutement n’est jamais aisé de l’autre côté de l’Atlantique. Force est de constater que cette fois l’équipe de Washington s’en est plutôt bien sortie. Favorisée par sa place de choix lors des premiers tours de Draft, mais également par le large portefeuille de ses propriétaires, l’équipe championne en 1996, 1997, 1999 et 2004 a su mettre la main sur plusieurs profils intéressants. Dont un Français.

Brillant, Ousted et bientôt Asad ?

Membre du New York City FC depuis deux saisons, Frédéric Brillant est en effet l’un des symboles des nouvelles ambitions du DC United. Titulaire à part entière dans l’une des équipes les plus performantes du moment en MLS, le natif de Sedan a débarqué dans la capitale américaine rempli d’ambitions et constitue un véritable renfort sur le plan défensif de la franchise. Un apport qui, avec celui de l’ancien gardien des Whitecaps David Ousted, ne sera pas de trop, les hommes de Ben Olsen ayant terminé deuxième plus mauvaise défense à l’Est en 2017 - 1.80 buts encaissés par match en moyenne. Ajoutez à cela les arrivées de Russel Canouse (Hoffenheim), Paul Arriola (Tijuana), Darren Mattocks (Timbers) et peut-être bientôt Yamil Asad (ex-Atlanta) et vous obtenez un effectif capable de viser les play-offs en fin de saison. Pour le dernier cité, Asad, rien n’est encore fait mais les dernières rumeurs venues des Etats-Unis mènent largement à l’optimisme. Un potentiel renfort de choix, l’Argentin ayant délivré 13 passes décisives l’an dernier pour marquer à sept reprises. Dément.

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Quoi qu’il en soit, et alors que l’équipe devra se battre avec des groupes de qualité pour une place parmi les six premiers - Atlanta, Chicago, NYRB, NYCFC, Columbus, Toronto - Ben Olsen semble avoir toutes les cartes en mains pour éviter pareille débâcle que l’an dernier. Alors certes, quand on voit la somme qu’un titre du DC United rapporterait avec les différents  bonus des sites de paris sportifs - 10.000€ par bookmaker en moyenne - on se dit qu’il faudra beaucoup de vents favorables pour un retour au sommet mais sait-on jamais, le Columbus Crew a bien prouvé l’an dernier qu’un statut d’outsider n’était en aucun cas rédhibitoire aux Etats-Unis. A Frédéric Brillant et ses collègues de faire le job. L’honneur de la capitale en dépend.