• Catégorie : U17 World Cup
  • Écrit par Nicolas Cougot

Coupe du Monde des moins de 17 ans : le bilan.

Vendredi 15 juillet 2011

Mexique u17

Moins d'une semaine après la victoire mexicaine, il est plus que temps de faire le bilan d'une édition 2011 plutôt intéressante.

Gagner une Coupe du Monde est toujours un rêve pour un footballeur, quel que soit son âge. Mais gagner une Coupe du Monde à domicile, c'est une émotion encore plus intense. Dans un Azteca en fusion (98943 spectateurs pour une finale des moins de 17 ans!), le Mexique a donc conclu son sans faute pour remporter sa deuxième Coupe du Monde.

La victoire du jeu

Finalement, la victoire mexicaine fait un bien fou au football. Car si des équipes comme la France ont rapidement montré leurs lacunes collectives, Mexique, Uruguay ou encore Allemagne (soit le podium) auront été les équipes montrant le plus de valeurs collectives, d'envie de jouer ensemble. Le nouveau champion du monde et son coach Raul Gutierrez ou l'Allemagne de Steffen Freund auront également basé leur jeu sur une obsession à attaquer qui amène un vent de fraîcheur et laisse naître de grands espoirs pour l'avenir.

Mexique, Uruguay, Allemagne : trois équipes qui avaient déjà brilles chez les grands en Afrique du Sud et qui désormais montrent la puissance de leur réservoir. Si le Tri conserve cet esprit (au demeurant si mexicain, les habitués du championnat ne seront pas surpris), l'équipe nationale sénior devrait rapidement devenir l'une des équipes sur laquelle il faudra compter, n'en déplaise à Patrice Evra.

Collectif : s'il est une valeur de base en Asie, c'est bien celle de la force collective. Les filles chamboulent les pronostics en Allemagne, les séniors avaient conquis le monde en Afrique du Sud, les moins de 17 japonais ont émerveillé par leur jeu collectif.  Tombés avec les honneurs en quart face au Brésil quelques jours après avoir donné une leçon de football au néo-zélandais et avoir dominé le groupe de la France et de l'Argentine, la jeune génération japonaise laisse entrevoir ce que sera le football asiatique de ces prochaines années. En témoigne également la sensation que fut l'Ouzbékistan. Annoncé victime expiatoire, les jeunes ouzbèkes ont proposé un jeu séduisant et renversé quelques grands (vainqueurs du groupe C, ils chutent en quart face au futur finaliste uruguayen après avoir étrillé l'Australie en huitièmes). Cela fait des mois (années) que L-O tente de vous sensibiliser aux progrès du football asiatique, cette Coupe du Monde mexicaine est venue en apporter la preuve.

Du côté des joueurs : les grands se bousculent déjà.

A l’heure de l’explosion du marché des transferts, il était évident que toute pépite non encore polie finirait par attirer les affamés européens. Et cette Coupe du Monde des moins de 17 ans aura livré son lot de talents. A tout seigneur tout honneur, la génération dorée mexicaine aura livré deux talents : le premier, Julio Gómez. Héros de la demi-finale face à l’Allemagne, élevé au rang d’exemple pour le peuple mexicain par le président Calderon, Julio Gómez aura été l’homme clé d’une brillante sélection mexicaine qu’il aura conduit au titre. Ballon d’or du tournoi, son nom se murmure déjà du côté de Barcelone. Cependant, nous l'avons écrit, devant un tel collectif, il était difficile de sortir qu'un seul nom de ce groupe mexicain. Aussi, par facilité, pouvons nous retenir les noms de Carlos Fierro, propulsé au rang de nouveau « Chicharito » et que L-O vous avait conseillé de suivre, ou encore le gamin de Tigres Jorge Espericueta, mais ce serait aussi faire injure à des joueurs comme le capitaine, nouveau Rafa Marquez, Antonio Briseño ou encore le portier Alex Sanchez. Autant de noms que l'Europe devrait s'arracher dans les prochaines semaines.

En dehors du Mexique, le monde aura découvert bien d'autres talents qui animent déjà le marché des transferts. Révélation ivoirienne, Souleymane Coulibaly, a fait trembler les filets à neuf reprises (soit un but toutes les 40 minutes) dont un énorme triplé face au Brésil et se voit déjà promis à la Premier League (on parle de Tottenham ou Manchester United) à moins que le Real ne l'obtienne. Comme annoncé, Jonathan Cubero aura montré toute sa classe dans les buts uruguayens pendant que Juan Cruz Mascia, déjà murmuré du côté de Chelsea aura confirmé sa valeur. Côté brésilien, le duo AdryanAdemilson aura éclipsé la star annoncée Lucas Piazón au final assez décevant.

Enfin, chez les européens, l'anglais de Liverpool Raheem Sterling, les allemands Samed Yesil, dont le nom aurait été murmuré du côté d'Arsenal ou encore le lyonnais Yassine Benzia auront été de belle révélations. Nul doute que parmi ces noms se trouvent quelques grands noms de demain.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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