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Brésil : championnats dans tous les états

  • Écrit par Nicolas Cougot

Entre deux saisons de Brasileirão, les clubs brésiliens retournent aux affaires courantes avec les championnats d’Etats. L’occasion pour nous de faire le point sur la plupart d’entre eux.

Si on ne prend en compte que les premières divisions, le Brésil offre 27 championnats d’Etats qui se disputent en dehors des grands championnats nationaux que sont les Brasileirão (4 divisions auxquelles tous les clubs engagés dans les différents championnats d’Etats ne participent pas). Aussi, si on se focalise uniquement sur les 20 clubs de Serie A brésilienne, celles-ci appartiennent à huit championnats d’Etats différents. L’occasion pour nous de resserrer notre focus sur ceux-ci.

Campeonato Catarinense

Il n’est pas le plus connu mais le Catarinense est, depuis sa création en 1924, l’un des championnats d’Etats les plus resserrés et s’organise en trois divisions. Avec quatre de ses représentants en Serie A (Avaí, Chapecoense, Figueirense et Joinville), il est cette année, le deuxième plus représenté au plus haut niveau du pays. 10 équipes composent sa première division avec, outre les quatre de Serie A, Criciúma dans le rôle de grand prétendant au titre. Suivre le Catarinense vous permettra de retrouver quelques anciens de Ligue 1 française comme la légende Eduardo Costa (Avaí) mais aussi le fantôme de Bastia Apodi (Chapecoense). Le championnat se divise en deux phases : une première régulière au cours de laquelle chacun joue l’un de ses adversaires puis, puis, une deuxième où tout le groupe est divisé en deux. Les six premiers se retrouvent dans un Hexagonal final qui permet, à l’issue de 10 journées, de définir les deux finalistes du championnat (les deux premiers – finale aller-retour). Les quatre équipes qui ne participent pas à l’Hexagonal disputent également un mini-championnat par phase aller-retour au terme duquel les deux derniers sont relégués.

Après 3 journées, sans surprise quatre des cinq prétendants sont déjà aux premières places avec, dans le rôle de la locomotive, Chapecoense et ses trois victoires en trois matchs, la dernière ce dimanche face à Criciúma lors du choc de la journée. Seul Avaí manque à l’appel avec ses deux nuls et une défaite en trois journées.

 

Campeonato Carioca

Le Carioca, c’est le championnat du Fla – Flu auquel s’ajoutent les chocs face à Botafogo et à Vasco. Autant dire que quelques grands noms viennent animer ce championnat. Entre Fred, Henrique et Diego Cavalieri à Fluminense en passant par Víctor Cáceres, Alecsandro et Eduardo à Flamengo (où Vanderlei Luxemburgo a pour assistant un certain Deivid) et les futurs internationaux brésiliens de demain comme Kenedy (Fluminense) ou Thalles (Vasco), le Carioca grouille de talents. Reste qu’une fois encore, il devrait se jouer entre les quatre géants (qui totalisent 106 titres sur les 117 mis en jeu depuis la création du championnat en 1906. Le format est assez simple. Une phase de 15 journées nommée Taça Guanabara qui permet aux quatre premiers (dont son vainqueur) de s’affronter pour les demi-finales puis une finale pour le titre d’Etats. Les deux derniers à l’issue des 15 journées sont quant à eux relégués en seconde division.

Après trois journées, on retrouve le quatuor des historiques aux quatre premières places. Fluminense, seul à avoir remporté ses trois matchs, trône seul suivi de près par Botafogo, Flamengo et Vasco.

 

Campeonato Gaúcho

Le Gaúcho, c’est le championnat du Gre-Nal. Depuis le passage aux années 2000, aucune autre équipe n’est en effet parvenue à inscrire son nom au palmarès, laissant les deux géants de Porto Alegre se promener. Au final, 79 des 94 titres sont revenus à ces deux historiques de l’élite brésilienne. La formule est également assez simple. 16 équipes, 15 journées. Les huit premiers se qualifient pour les quarts de finale, les trois derniers sont relégués en seconde division.

Après 3 journées, la surprise est de ne trouver ni le Grêmio de Scolari, ni l’Inter de Diego Aguirre en tête du championnat mais Brasil de Pelotas, promu en Serie C brésilienne cette année et revenu du championnat Gaúcho de D2 l’an passé pour terminer 3e. L’Inter et Grêmio tiennent peut être enfin un véritable rival.

 

Campeonato Paulista

Probablement le championnat d’Etat le plus connu par-delà le Brésil. Des Corinthians à Santos en passant par São Paulo et Palmeiras, plusieurs légendes brésiliennes se sont croisées lors de ses 123 éditions. Le format est plus compliqué. 20 équipes sont réparties en 4 groupes de cinq avec comme subtilité celle de ne proposer que 15 journées, les équipes d’un même groupe ne s’affrontant pas (n’allez pas chercher à savoir pourquoi). A l’issu des 15 journées, les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale, première étape vers le titre.  La relégation est définie par l’établissement du classement combiné, les quatre plus mauvaises formations descendant en Serie A2.

Chacun des quatre géants étant réparti dans un groupe différent on pourrait alors s’attendre à ce que chacun domine le sien. C’est presque le cas. São Paulo domine le groupe A avec 3 victoires en 3 matchs, Corinthians le groupe B, se payant le luxe d’avoir un match de retard et Santos le groupe D, comptant déjà quatre points d’avance sur le deuxième. Seul Palmeiras manque à l’appel dans le groupe C. Après sa victoire en ouverture face au Grêmio Osasco Audax (un temps nommé PAEC), le Verdão vient d’enchaîner deux défaites à domicile, la dernière face aux Corinthians sur un but gag assez exceptionnel et se retrouve troisième du groupe.

 

Campeonato Mineiro

Dernier grand championnat d’Etat, le Mineiro, celui des géants de Belo Horizonte Atlético et América Mineiro et Cruzeiro. Si le club de l’ancien romain et interiste Mancini souffre évidemment de la comparaison avec le double champion national Cruzeiro et l’ancien vainqueur de la Libertadores Atlético, le titre devrait se jouer entre ces trois formations. Le format est simple : 12 équipes s’affrontent une fois ce qui permet de qualifier les quatre premiers pour les demi-finales.

Après deux journées seul l’Atlético Mineiro réussit le sans-faute, la surprise étant Caldense, invaincu en deux matchs après son nul rapporté du Mineirão.

 

Campeonato Pernambucano, Paranaense et Goiano

Plus en retrait, les Pernambucano, Paranaense et Goiano concernent moins d’équipes jouant les premiers rôles à l’échelon national. Le Goiano divise ses 10 participants en deux groupes à l’issue desquels les quatre meilleures équipes du classement combiné se qualifient pour les demi-finales.

Dominant son championnat d’Etat depuis des années, Goiás s’était fait piéger lors de la finale du dernier Goiano par l’Atlético Goianiense (but à la 94e minute) et a profité de la deuxième journée pour prendre sa revanche.

Après une première phase d’écrémage ne qualifiant que deux équipes sur huit, le Pernambucano est donc entré dans sa seconde phase et devrait une fois encore se jouer entre le Sport de Wendel et Santa Cruz. Reste qu’après deux journées, si Sport tient son rang, Santa Cruz et ses deux défaites en autant de matchs est déjà en retard. Il faudra prendre l’une des quatre premières places qualificatives pour les demies.

Enfin, du côté du Paranaense, si le palmarès a longtemps été dominé par le duo Coritiba / Atlético Paranaense, 2014 a été l’année des surprises avec une finale LondrinaMaringá, deux clubs de Serie D. Après 3 journées, Londrina, champion en titre réalise le sans-faute aux côtés de Coritiba.

A propos de l'auteur
Nicolas Cougot
Author: Nicolas CougotWebsite: http://lucarne-opposee.fr
Créateur et animateur de Lucarne Opposée. A la recherche de piges. Portfolio et contact : http://nicolas.lucarne-opposee.fr/

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