La Copa América est lancée, son journal aussi. Les dernières actualités et le programme du jour.

banlomag

enbref

Les Socceroos à la Copa America 2020. Ce qui n’était qu’une rumeur, c’est désormais une réalité : l’équipe nationale australienne disputera la Copa América 2020 organisée par l’Argentine et la Colombie. Lors de l’édition 2019, les équipes nationales japonaises et qataries ont été invitées à participer à cet évènement planétaire. La CONMEBOL a choisi de continuer à se tourner vers l’Asie et a coché l’Australie comme future invitée. En 2020, l’Australie deviendra ainsi la seule sélection nationale à avoir disputé trois compétitions continentales de trois confédérations différentes (OFC, AFC et donc CONMEBOL). Les Socceroos pourront prétendre également à remporter un troisième titre continental après ses victoires en Coupe d’Océanie (1980, 1996, 2000 et 2004) et Coupe d’Asie (2015).

Pour Chris Nikou, président de la Fédération de Football Australien (FFA), cette invitation est une excellente nouvelle : « Les avantages de la participation à ce tournoi sont nombreux. Notre équipe bénéficiera de l'expérience de se mesurer à certains des meilleurs joueurs du monde. Sur le plan commercial, le fait d'exposer notre équipe nationale à l'échelle mondiale a aussi des avantages importants. J'aimerais également exprimer notre gratitude aux membres de la CONMEBOL pour leur coopération durant ce processus ». Du côté du terrain, Graham Arnold se languit également de cette opportunité, deux ans avant de disputer la Coupe du Monde 2022 au Qatar : « La Copa América est un moment fort du calendrier footballistique et nous avons hâte d'y être. En tant que joueurs et entraîneurs, nous désirons ardemment profiter de ces occasions. L'expérience que nous gagnerons en participant à ce tournoi sera incroyable et je sais qu'en parlant à nos joueurs, ils sont tout aussi enthousiastes à l'idée de participer à l'un des tournois de football les plus prestigieux du monde. Nos préparatifs pour la Coupe du Monde de la FIFA au Qatar ont déjà commencé. Nous sommes en train d'approfondir notre groupe de joueurs, comme en témoigne notre performance en République de Corée la semaine dernière, et le fait de participer à ce tournoi incite encore plus nos joueurs à se présenter en sélection pour l'équipe nationale ».

Pour la compétition, cette édition sera la quarante-septième de l’histoire et se déroulera du 12 juin au 12 juillet 2020 entre l’Argentine et la Colombie. La Copa América sera organisée en deux groupes dont les quatre meilleures seront qualifiées pour les quarts de finale.

Groupe 1 : Brésil, Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela, Qatar ou Australie.

Groupe 2 : Argentine, Uruguay, Bolivie, Paraguay, Chili, Qatar ou Australie.

Comment les Colombiens vont regarder la Copa America ? Alors que la Colombie est entrée en lice ce samedi, le quotidien El Tiempo a publié les résultats d’une enquête réalisée par l’entreprise Marsh, spécialisée dans les services professionnels, sur 457 entreprises en Colombie pour savoir comment concilier travail et match de la Selección. Et les résultats sont intéressants. 80% des entreprises sont prêtes à aménager l’horaire de travail des employés pour pouvoir regarder le match, 18% sont prêtes à laisser les employés faire du télétravail et 5% laissent carrément la journée libre (avec compensation). Pour ceux qui doivent se déplacer pas de problème, 84% des entreprises auront un écran géant pour regarder le match au travail, 71% des entreprises autorisent le port du maillot le jour du match. Qui a dit qu’il n’y avait pas d’engouement ?

Copa terminée pour Muriel, Barrios très incertain pour le deuxième match. Le match contre l'Argentine aura laissé des traces. On l'imaginait, la nouvelle est tombée. Luis Muriel est forfait pour le reste de la Copa América. Le joueur de la Fiorentina souffre d'une lésion aux ligaments du genou gauche, sans rupture. Son absence est estimée à cinq à sept semaines et est donc forfait pour le reste de la compétition. Il ne devrait pas être remplacé. Wílmar Barrios est lui aussi touché au genou mais sans gravité. Il ressent une gêne en hyper extension et est très incertain pour le deuxième match contre le Qatar. Son absence est estimée à quelques jours.

Scaloni reste positif. Après la défaite contre la Colombie, Lionel Scaloni le sélectionneur argentin a néanmoins cherché les points positifs de son équipe. Il a d'abord reconnu que le premier but colombien est arrivé « pendant notre meilleur moment » avant de préciser qu'il ne s'agissait « seulement d'un match, le premier, il reste encore beaucoup de temps. Évidemment on aurait aimé un autre résultat mais on doit faire avec ». Sur la Colombie, il a reconnu que « par moments elle a été supérieure, par moments nous avons été supérieurs. Malgré le but pris nous avons été bons surtout en deuxième période ». Avant de conclure : « Nous sommes une équipe, nous avons perdu ensemble mais nous allons nous relever ensemble ». La sélection albiceleste déjà en danger jouera son deuxième match dans la nuit de mercredi à jeudi contre le Paraguay.

Queiroz met en avant le collectif. Le sélectionneur portugais de la Colombie a souhaité mettre en avant son collectif. S'il a balayé les questions sur les performances individuelles, notamment sur Wílmar Barrios et Roger Martínez, il a d'abord relativisé en soulignant que « nous sommes contents du résultat mais ça n'est que le début. Nous ne sommes arrivés nul part. Nous jouons la qualification pour le moment. Il faut se reposer et demain retourner au combat et si c'est possible encore mieux jouer », avant d'ajouter « je veux féliciter les joueurs. Avec beaucoup d'humilité et de travail ils ont su souffrir, ils se sont regroupés et après ils se sont libérés. Ça m'a fait plaisir ». Puis de conclure : « Je veux mettre en avant le travail de l'équipe. Notre meilleur joueur a été l'équipe. Je valorise beaucoup le sacrifice que mes joueurs ont fait contre un grand adversaire comme l'Argentine ». Mercredi la Colombie affrontera le Qatar pour le deuxième match avec l'occasion en cas de succès de valider sa qualification.

une

uneole

Après la défaite concédée face à la Colombie hier, la presse argentine se montre évidemment dure envers sa sélection. Une sélection jugée fragile, des « historiques » pas au niveau, un renouvellement léger et surtout une cible : Lionel Scaloni. La Copa América ne fait que commencer…

 

programme

Paraguay – Qatar (21 heures)

« L’objectif principal est d’arriver dans les meilleures dispositions pour les éliminatoires ». L’objectif est annoncé par Oscar Romero mais le Paraguay sait qu’il a une carte à jouer après la victoire de la Colombie hier. Du côté du sélectionneur Eduardo Berizzo, si le mot respect est de mise, l’ambition est de « chercher à mieux utiliser le ballon et être efficaces sur les coups de pied arrêtés », avant de rappeler que le statut de favori doit « se démontrer sur le terrain. Nous allons chercher à imposer nos idées et contrarier les qualités d’un rival que nous avons bien étudié ». Une situation qui convient à Félix Sánchez. Le sélectionneur du Qatar a évoqué la joie de pouvoir évoluer au Maracanã, avant d’évoquer le match : « On espère affronter une équipe qui essaiera de dominer la rencontre, car c’est comme cela qu’on se sent plus à l’aise. Nous utiliserons nos armes pour contrarier le jeu que va proposer le Paraguay ».

Compos probables

Paraguay : Júnior Fernández – Juan Escobar, Fabián Balbuena, Bruno Valdez, Júnior Alonso – Matías Rojas, Rodrigo Rojas, Miguel Almirón – Derlis González, Óscar Cardozo, Cecilio Domínguez. Entraîneur : Eduardo Berizzo.

Qatar : Saab Al Sheeb; Pedro Miguel Correia, Boualem Khoukhi, Tariq Salman, Bassam Husham; Abdulkarim Hassam, Assim Madebo, Abdulaziz Hatim, Hassan Al-Haydos; Akram Afif, Almoez Ali. Entraîneur : Félix Sánchez.

Uruguay – Équateur (0h00)

Suárez est prêt. Tout est en place pour l’Uruguay, même s’il faudra encore attendre dimanche soir à minuit, heure française, pour voir la Celeste débuter contre l’Équateur. L’occasion pour Suárez de briller à nouveau, pour son premier match de Copa América depuis la finale de 2011, gagnée trois à zéro par les joueurs orientaux, avec notamment un immense Suárez. Pour 2015, au Chili, Luis était suspendu suite à l’affaire de la pseudo-morsure, avant d’être blessé et de ne pouvoir entrer sur le terrain lors de l’édition 2016. Lors de la conférence de presse, le joueur de Salto a assumé : « j’ai vraiment beaucoup d’envies et d’espoirs, j’assume la responsabilité de ce que nous sommes comme équipe (NDLR : parmi les favoris). Nous arrivons avec de grandes possibilités, tout en sachant la difficulté de jouer une Copa América, mais avec l’envie et le fighting-spirit pour lequel nous sommes connu. Nous allons essayer de tout faire au mieux pour pouvoir la gagner ». Luis Suárez avait commencé son intervention en signalant que jouer le troisième match et potentiellement la finale au Maracaná était un rêve. « Pour l’Uruguay tout le monde sait ce qu’il représente : les Uruguayens ont marqué l’histoire dans ce stade ». Avant cela, il reste quelques matchs à jouer pour l’Uruguay, dont le premier contre l’Équateur au Mineirão (autre stade ayant marqué l’histoire mondiale du football, pour sept autres raisons).

Côté Tri, après des amicaux pas forcément convaincants, Bolillo Gómez a bien rappelé que le favori était céleste : « tout m’inquiète chez eux, j’admire énormément les joueurs uruguayens, ce sont des joueurs qui jouent dans les plus grandes équipes du monde, avec un sélectionneur qui a eu le temps de mettre en place son processus. L’Uruguay, il vaut mieux l’affronter en amical qu’en compétition officiel mais nous sommes capables de leur faire mal ». Pour y parvenir, le sélectionneur de la Tri envisage de prendre le contrôle du milieu mais ne sait pas s’il pourra compter sur Jefferon Orejuela, qui souffre d’un coup reçu face au Mexique. Il sera essentiel dans le 4-2-3-1 annoncé côté Tri, une formation dense au milieu mais avec des hommes de couloir appelés à faire mal dans le jeu de transition.

Compos probables

Uruguay : Fernando Muslera – Martín Cáceres, Diego Godín, José Maria Giménez, Diego Laxalt – Nahitan Nández, Matías Vecino, Rodrigo Bentancur, Nicolás Lodeiro – Edinson Cavani, Luis Suárez

Équateur : Alexander Dominguez – José Quintero, Gabriel Achillier, Arturo Mina, Beder Caicedo – Jefferson Intriago, Jefferson Orejuela – Antonio Valencia, Angel Mena, Ayrton Preciado – Enner Valencia.

 

Par Antoine Blanchet-Quérin, Nicolas Cougot, Pierre Gerbeaud et Jérôme Lecigne