Les dernières actualités et le programme du jour. Le journal de la Copa du 20 juin.

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Tite fête ses trois ans à la tête de la Seleção. Il y a trois ans, le 20 juin 2016, Tite était nommé sélectionneur du Brésil après l'élimination de la Seleção au premier tour de la Copa América après une défaite face... au Pérou. Arrivé en sauveur après la difficile ère Dunga, Tite avait redressé le Brésil, alors en délicatesse dans les éliminatoires de la Coupe du Monde. La Seleção avait alors battu consécutivement les neuf autres pays de la zone pour terminer les éliminatoires en tête du classement, avec dix points de plus que son dauphin, l'Uruguay. Depuis, l'élimination en quart de finale de la Coupe du Monde 2018 ainsi que certains choix et le jeu proposé ont terni l'image de Tite, dont le bilan s'élève tout de même à trente victoires, six matchs nuls et deux défaites (contre la Belgique donc et face à l'Argentine en amical en 2017). Avec 84,2 % des points pris possibles, Tite est le sélectionneur brésilien le plus victorieux, devant Vicente Feola (83,1 %), Telê Santana (81,8 %) et Mário Zagallo (80,7 %). Au niveau des buteurs de l'ère Tite, Gabriel Jesus (16 buts) est en tête du classement, devant Neymar (14 buts) et Philippe Coutinho (12 buts).

Une défaite amère pour Félix Sánchez. Le coach qatari est revenu sur la défaite des siens face à la Colombie ce mercredi (1-0). « Elle nous laisse un goût amer puisque la fin du match était toute proche. Nous devons également reconnaître que le Qatar a rivalisé avec une grosse écurie. Nous avons affronté une des meilleures équipes du monde. Cela nous donnera de la force pour continuer à travailler et préparer l’avenir ».

Carlos Queiroz soulagé. Le sélectionneur de la Colombie a d’abord rendu hommage à son adversaire en soulignant « une équipe bien organisée et qui a fermé les espaces » avant de reconnaître que « si tu ne marques pas rapidement, si tu ne concrétises pas tes occasions quand tu les as, tu vas toujours souffrir ». S’il a une nouvelle fois souhaité « valoriser le travail de ses joueurs, ils méritent les félicitations pour un match qui était un test de maturité. Ils l’ont réussi avec l’identité de notre équipe », Queiroz a conclu en disant que pour le dernier match (contre le Paraguay), il fera tourner : « Certains joueurs sont touchés et les remplaçants sont là et ils méritent de jouer ».

Priorité défense pour le Japon. Le milieu de terrain du Sanfrecce Hiroshima, Taishi Matsumoto, est revenu sur la déroute de son équipe lors du premier match (défaite 4-0 contre le Chili) et donne la clé du match face à l’Uruguay programmé ce jeudi. « Nous devrons d'abord penser à la défense car les combats individuels pour remporter le ballon joueront un rôle clé dans ce match. Même si nous sommes obligés d'utiliser la plus grande partie de notre énergie en matière de défense, nous devrons encore davantage nous surpasser pour nous créer des opportunités ».

Carlos Zambrano sera forfait pour le match contre le Brésil. Il souffre de fatigue musculaire et doit être au repos pendant quatre-cinq jours. Il ne devrait cependant pas manquer le reste de la compétition si le Pérou venait à se qualifier pour les quarts. Ricardo Gareca devra trancher entre Anderson Santamaría et Miguel Araujo pour accompagner Luis Abram en défense. Araujo a déjà évolué avec Abram lors des deux derniers match amicaux (Costa Rica et Colombie).

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S’il manque l’enthousiasme au rival brésilien, le lendemain de nouvelle contre-performance de l’Albiceleste pousse Ole a un titre à double sens : il manque du cœur à cette équipe. Un titre illustré par la célébration de Messi qui n’a pas véritablement brillé face au Paraguay. Et qui manque également terriblement à sa sélection. Une sélection que le journal fustige à nouveau, attaquant également les choix de son sélectionneur.

programme

Uruguay – Japon (1 heure)

L’Uruguay à la maison

Pour aller de Montevideo à Ekaterinbourg, il fallait faire 15 000 kilomètres à vol d’oiseau, un vol avec minimum trois escales (mais plus souvent quatre ou cinq) et patienter une bonne quarantaine d’heures de voyage. Cela complique la tâche pour le supporter. Pour aller à Belo Horizonte dimanche soir, il n’y avait déjà plus que 2 000 kilomètres, et deux escales. Cela fait toujours une belle distance et un certain budget. Et là, pour le match de ce soir à une heure du matin contre le Japon, Jackpot, le match aura lieu à 800 bornes en bus, entre la campagne uruguayenne et les lagunes du Rio Grande Do Sul. Alors, certes, ce n’est que le Japon, mais les supporters vont se déplacer en masse pour ce match de Coupe où le transport sera assez peu onéreux. On attend 15 000 à 20 000 selon Nacho Alonso, le président de l’AUF, de quoi faire la fête à une équipe qui donne du plaisir depuis quelques temps. Une équipe dans laquelle ne jouera plus Vecino, blessé jusqu’à la fin de la compétition, remplacé dans le onze par Lucas Torreira.

Régler la mire

Ça s’annonce compliqué pour le Japon. Repartis la tête basse du Morumbi après leur première sortie ratée face au Chili dans cette Copa America (défaite 4-0), les Samurai Blue sont déjà dos au mur. Il leur faut réagir dès aujourd’hui mais l’Uruguay n’est sûrement pas le bon adversaire pour se relancer. Le coach nippon, Hajime Moriyasu, en a bien conscience. « C’est une équipe composée de joueurs de classe mondiale en attaque et en défense. Si on joue comme contre le Chili, cela va être terriblement dur de gagner des points contre l’Uruguay ». Forte de son succès 4-0 contre l’Équateur, la Celeste compte bien poursuivre son chemin ainsi. Moriyasu devrait faire tourner son équipe comme il l’a annoncé en conférence de presse. Le Japon avait réussi à se créer de grosses occasions contre la Roja, sans en concrétiser une seule. Si les jeunes Samurai Blue (22,87 ans d’âge moyen) règlent la mire, la donne pourrait être différente. « Je veux que mes joueurs se battent avec courage tout en montrant leur technique pour appliquer la stratégie de l’équipe », a déclaré Moriyasu. « Nous devons prendre des décisions plus rapides et accélérer le jeu tout en maintenant sa qualité ». Tout autre résultat qu’une victoire rendrait les chances de qualification amoindries.

Compos probables

Uruguay : Fernando Muslera – Martín Cáceres, Diego Godín, José Maria Giménez, Diego Laxalt – Nahitan Nández, Lucas Torreira, Rodrigo Bentancur, Nicolás Lodeiro – Edinson Cavani, Luis Suárez. Entraîneur : Óscar Tabárez

Japon : Keisuke Osako (Eiji Kawashima) – Teruki Hara, Naomichi Ueda, Takehiro Tomiyasu, Daiki Sugioka – Hiroki Abe, Shibasaki, Nakayama, Shoya Nakajima – Shinji Okazaki, Takefusa Kubo. Entraîneur : Hajime Moriyasu.

Par Jordan Bozonnet, Marcelin Chamoin, Pierre Gerbeaud, Romain Lambert et Jérôme Lecigne