Le programme du jour est dans le journal de la Copa du 24 juin.

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La Seleção soigne ses gardiens et gère ses atouts offensifs

Par Simon Balacheff

Le troisième gardien de la Seleção Cássio, que beaucoup auraient aimé voir garder les bois brésiliens dans son jardin de l’Arena Corinthians contre le Pérou, a dû quitter ses coéquipiers lors de la séance d'entraînement d’hier à cause d’une douleur au bassin, causée par un arrêt semble-t’il un peu trop véhément. En attente d’un diagnostic plus précis, Tite doit croiser les doigts pour qu’Alisson soit plus solide que ses deux prétendants : Il y a une semaine, c’est en effet Ederson qui avait dû abandonner la séance et déclarer forfait pour le match d’ouverture contre la Bolivie, en raison d’une douleur au mollet.

Tite dont la gestion humaine de sa Seleção a été saluée dans la presse par son quintet offensif après la flamboyante victoire face au Pérou. O Profe avait en effet réuni les cinq joueurs d’aile mis en concurrence pour épauler Roberto Firmino aux avant-postes, dans le but de leur expliquer avec précision le pourquoi du comment des changements qu’il allait opérer pour affronter la Blanquirroja. Une méthode appréciée par Everton, Gabriel Jesus, David Neres, Richarlison et Willian, et qui a porté ses fruits. Pedro Gallese, portier de la sélection inca, en sait quelque chose…

Soteldo, la Copa comme tremplin

Par Simon Balacheff

Les pépítes vénézuéliennes profitent de la Copa América pour se mettre en valeur. Selon José Carlos Peres, président de Santos, les belles prestations du milieu offensif de la Vinotinto et du Peixe Yeferson Soteldo, attirent les offrent venues de l’étranger. Selon le dirigeant santista, une offre de 17 million d’euros aurait été reçue en provenance d’un club étasunien. Voilà qui serait une bien belle affaire lorsque l’on sait que Santos est allé pêcher le Vénézuélien de poche à Huachipato (Chili) pour seulement 3 petits million d’euros.

programme

Chili – Uruguay (1 heure)

Le Chili veut faire respecter son statut

Par Nicolas Cougot

En conférence de presse d’avant-match, Reinaldo Rueda a d’abord cherché à rappeler que le Chili avait déjà surpassé l’Uruguay lors de matchs couperet de la Copa América, le sélectionneur colombien de la Roja a également bien rappelé le statut de candidat au titre de l’adversaire du soir. Ce Chili-Uruguay est d’importance pour les deux sélections puisque le vainqueur affrontera le Pérou en quarts quand le vaincu devra faire face à la Colombie. Une première place qui a un autre objectif pour Rueda : « si nous sommes premiers, nous aurons quatre jours de récupération, si nous sommes seconds, seulement deux ». Sur le terrain, l’incertitude pèse autour de deux hommes : Alexis Sánchez et Arturo Vidal. Le premier a joué toute la seconde mi-temps du match face à l’Équateur avec une entorse à la cheville, le second est également touché. Rueda aimerait les garder en réserve en vue du sprint final et attendra le dernier moment pour se décider : « il ne faut pas se précipiter, il faut voir ce que le joueur ressent. Il n’est pas nécessaire d’aggrave la blessure et de les perdre pour la suite ». Des déclarations qui ressemblent tout de même à celle d’avant l’Équateur et il est fort à parier que les deux joueurs seront au départ de la rencontre étant donné l’enjeu de celle-ci.

L’Uruguay se prépare à retrouver le Chili

Par Jérôme Lecigne

 Le match contre le Japon a laissé une saveur douce-amère dans la bouche des Uruguayens. La Celeste a en effet été très séduisante dans le jeu, presque plus que contre l’Équateur, mais est repartie avec un match nul. La performance statistique était pourtant exceptionnelle avec vingt-neuf tirs, dont onze du seul Suárez, deux barres, et quelques arrêts exceptionnels du gardien nippon. Quitte à ne pas gagner un match, autant que ce soit celui-là. Car le Chili se dresse désormais devant l’Uruguay pour un math à Rio rappelant celui en quarts, quatre ans auparavant, gagné dans le déshonneur par les Chiliens (victoire de justesse des Chiliens à onze contre dix suite à l’expulsion de Cavani sur sa réaction après que Jara a essayé d’introduire ses doigts dans son anus, description scatologique à la hauteur de l’acte du Chilien). Une réunion de famille donc, que les Uruguayens ne voudront pas manquer. L’enjeu sera la première place du groupe, qui permettrait de jouer le Pérou samedi prochain en cas de victoire. En cas de nul ou de défaite, l’Uruguay jouerait la Colombie vendredi soir. Sur le terrain, De Arrascaeta devrait faire son entrée dans le onze en lieu est place de Lodeiro ou Nández, pour apporter vitesse et danger sur un couloir. Gio González remplacera lui un Laxalt blessé et indisponible pour ce match. Lucas Torreira est également légèrement blessé et devrait être remplacé par Federico Valverde.

Compos probables

Chili : Arias – Beausejour, Maripán, Medel, Isla ou Opazo – Pulgar, Aranguíz, Vidal – Fuenzalida ou Isla, Vargas, Sánchez. Entraîneur : Reinaldo Rueda.

Uruguay : Mulsera, Cáceres, Godín, Giménez, González, Valverde, Bentancur, De Arrascaeta, Lodeiro, Cavani et Suárez. Entraîneur : Óscar Tabárez.

Japon – Équateur (1 heure)

Japon pour une qualification historique ?

Par Jordan Bozonnet

L’équation est simple. Une victoire contre l’Équateur et les Samurai Blue se qualifieraient pour la première fois de leur histoire en phase finale de la Copa America. Lors de leur première participation en 1999, le Japon de Philippe Troussier s’était fait sortir dès la phase de groupes dans ce qui s’apparentait à un « baroud d’honneur » après la Coupe du monde 1998 selon le coach français (lire Lucarne Opposée mag 7). Vingt ans plus tard, le niveau des équipes asiatiques s’est élevé et le Japon en est le parfait exemple. Venu avec son équipe olympique dans le but de préparer les JO à Tokyo en 2020, Hajime Moriyasu voit son équipe monter en puissance. Les Nippons ont tenu en échec l’Uruguay 2-2 après leur première sortie ratée face au Chili (défaite 4-0). Le dernier match est décisif et s’annonce disputé. L’Équateur est aussi dans l’obligation de gagner pour se qualifier. Un nul éliminerait les deux nations. Le coach nippon sait à quoi s’attendre. « L’Équateur est composé de joueurs très talentueux et capables de présenter une défense très agressive », a-t-il déclaré en conférence de presse. « Leur attaque peut pénétrer très rapidement dans les espaces laissés libres. Nous devons donc rester vigilants à tout moment ». Face à la Celeste, le Japon avait été très efficace dans le dernier geste et s’était montré dangereux à plusieurs reprises grâce à un jeu direct sans calcul. Il faudra répéter ce genre de performance contre l’Équateur en resserrant davantage la ligne défensive qui était trop éparpillée à certains moments et qui a concédé trop d’occasions. Les Samurai Blue sont maîtres de leur destin. À eux d’écrire leur propre histoire.

Dernière chance pour la Tri

Par Nicolas Cougot

Totalement dépassée en ouverture, la Tri équatorienne a certes perdu face au double champion sortant en deuxième journée mais a montré quelques signes encourageants, notamment au niveau de l’impact et de la capacité à frapper en contres. Fortement critique au pays pour les performances globales de sa Tri, Hernán Darío Gómez se retrouve pourtant dans une situation simple : une victoire et l’Équateur est en quarts. « Ce qui est important dans ces situations est le mental. C’est un tournoi difficile sur ce plan, nous avons énormément travaillé sur ce point, sur la joie, sur le fait que l’enthousiasme ne se perde pas », a-t-il ainsi déclaré, avant de poursuivre, « nous avons réussi à relever cette équipe pour affronter le Chili après la défaite face à l’Uruguay ». Le sélectionneur colombien de la Tri ne sous-estime pourtant pas son adversaire de la finale du groupe : « Rien n’est gagné d’avance face au Japon si nous ne nous engageons pas à 200% dans la rencontre ». Privé d’Achilier, suspendu, el Bolillo ne devrait pas procéder à de grands changements pour ce choc crucial et conserver son 4-3-3 qui a montré quelques signes d’efficacité face à la Roja.

Compos probables

Japon : Kawashima – Iwata, Ueda, Tomiyasu, Sugioka – Nakajima, Itakura, Shibasaki, Miyoshi – Kubo, Okazaki. Entraîneur : Hajime Moriyasu.

Équateur : Domínguez – Velasco, Arboleda, Mina, Ramírez – Gruezo, Orejuela, Méndez – Ro. Ibarra, Mena, E. Valencia. Entraîneur : Hernán Darío Gómez