Les dernières infos, la une et le programme du jour sont dans le journal de la Copa du 28 juin.

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La Celeste se prépare pour le quart. À vingt-quatre heures du quart Uruguay – Pérou, les préparatifs continuent pour la Celeste. Lucas Torreira a souffert d’un virus de type gastro-entérique ces derniers jours, cela l’a d’ailleurs privé du match contre le Chili. Il aurait perdu d’après ses dires en conférence de presse trois kilos. Il est de nouveau apte pour ce match, mais la doublette Valverde – Bentancur ayant bien fonctionné contre le Chili, il est probable qu’il reste sur le banc. Tábarez semble vouloir rester sur un milieu à plat, ou en plus des deux précités, Nández occuperait le flanc droit et De Arrascaeta le flanc gauche. Sauf à ce que Lodeiro vienne s’imposer in extremis sur un côté… Pour ce qui est de l’attaque, Cavani et Suárez sont bien en place. En défense, Laxalt ne sera toujours pas prêt et sera remplacé par le vaillant carbonero Giovanni González, aux côtés de Giménez, Godín et Cacéres. Hormis ces questions sur les titulaires, les conférences de presse ont été l’occasion de marques de respect envers la patrie de Túpac Amaru.  Federico Valverde, le joueur du Real Madrid, a ainsi parlé de « star mondiale » pour parler du joueur de l’Internacional Paolo Guerrero. Valverde continuant : « il ne va pas falloir se fier au résultat du match contre le Brésil. Ce sera un autre match, et il va falloir prendre nos précautions ».

Et des précautions il en faudra, car, dans la longue histoire des Pérou – Uruguay (64 confrontations au total), il est déjà arrivé à quelques reprises que les joueurs andins arrivent à prendre le dessus sur l’Uruguay. Le seul affrontement en Coupe du Monde remonte au match d’inauguration du Centenario, ou l’Uruguay avait gagné un à zéro, but d’Héctor Castro (le joueur qui jouait sans main droite, mais ce sera l’objet, un jour, d’un autre article). En vingt matchs de Copa América, le Pérou l’a emporté six fois au total, mais le dernier affrontement remonte à 2011 et Suárez avait, en demi-finale, tout emporté sur son passage, marquant les deux buts de la victoire.

une

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Le Brésil souffre mais se qualifie. À l’image de l’atmosphère générale au pays, pas de grandes effusions sur la une du Globo alors que la Seleção se qualifie pour les demi-finales de sa Copa América. Sans doute la compétition démarrera vraiment pour le peuple auriverde si l’adversaire se nomme Argentine

programme

Argentine – Venezuela (21 heures)

Retrouver le Brésil

Par Nicolas de la Rua

Si l’Argentine n’a pas failli dans son dernier match décisif pour la qualification, les certitudes sont encore loin d’être établies et au pays, la qualification étant vécue comme un minimum syndical, les conférences de presse du sélectionneur donnent toujours lieu à des questions hors foot. Bousculés dans les médias, les dirigeants de la sélection, de la fédération au staff, continuent d’être l’objets de débats, notamment la relation entre Lionel Scaloni et César Luis Menotti. On n’échappe donc pas aux questions sur le sujet, le sélectionneur de l’Albiceleste devant une fois encore tenter de convaincre quant à son « excellent rapport » avec le sélectionneur champion du monde 78. Reste qu’à côté de ses passionnants débats, il y a un match qui s’annonce pour le double finaliste en titre, match à ne pas manquer surtout quand il offre la possibilité de croiser le Brésil en demi-finale. « C’est le match le plus important de ma carrière » a ainsi déclaré Lautaro Martínez (avant le prochain bien sûr) avant que son sélectionneur ne se montre confiant, rassuré par la victoire qui donne à ses joueurs « un boost émotionnel ».

Reste que sur le terrain pour sa treizième rencontre à la tête de l’Albiceleste, Lionel Scaloni semble partir sur une treizième composition différente. Difficile de construire avec ces perpétuels changements. A mesure que le quart de finale face au Venezuela se rapproche, la compo se dessine. Si Saravia, touché face au Qatar cède logiquement sa place, c’est finalement Pezzella qui devrait en profiter en retrouvant une place dans l’axe. Foyth, lui, semble être préféré à Casco pour débuter la rencontre dans le couloir droit (poste qu’il a déjà occupé avec Tottenham). Plus surprenant, Marcos Acuña devrait être préféré à Gio Lo Celso. L’ex joueur du PSG était pourtant, avec Paredes, un des cadres de la sélection sous l’ère Scaloni. Mais son rendement jugé insuffisant dans l’animation offensive et son association avec Messi ne fonctionne pas assez. Satisfait de son entrée face au Qatar, Scaloni va choisir Acuña pour le supplanter. Le sélectionneur devrait conserver le 4-3-3 et faire confiance au reste des titulaires du match précédent.

L’heure est venue

Par Nicolas Cougot

Après une phase de groupes parfaitement gérée avec notamment un bon nul face au Brésil, le Venezuela retrouve l’une de ses victimes favorites de ces derniers mois, l’Argentine. Après le nul à la Bombonera et la victoire en amical en début d’année, l’Albiceleste ne fait plus vraiment peur du côté de la Vinotinto au sein de laquelle les certitudes sont nombreuses : « Notre équipe est mûre. Il y a trois ans, nous avions utilisé ce tournoi pour préparer les éliminatoires. Aujourd’hui, nous avons une équipe qui s’est consolidée, plus jeune et plus solide. Nous avons appris et nous nourrissons de grandes ambitions », a ainsi déclaré le sélectionneur Rafael Dudamel avant d’ajouter « nous sommes motivés car nous savons que nous allons croiser un rival qui a une histoire immense. L’équipe est consciente de la dimension du match de ce vendredi. Nous devons profiter de cette occasion pour continuer de grimper dans la hiérarchie du football sud-américain et mondial ». Un parfum de moment clé souligné par Tomás Rincón pour qui cette rencontre représente le « moment idéal pour assumer notre volonté de faire de grandes choses ».

Présent en quarts lors de trois des quatre dernières éditions, le Venezuela va donc chercher à retrouver une demi-finale et va retrouver un adversaire qui l’a éliminé à ce stade en 2016. Reste sur ses onze derniers matchs de compétition, seule une équipe est parvenue à mener au score à la pause face à la Vinotinto, une statistique qui pourrait faire craindre le pire aux Argentins tant la sélection peut se retrouver rapidement en proie au doute en cas d’événement contraire. Pour parvenir à surpasser l’Albiceleste, Dudamel ne bougera pas de son efficace 4-1-4-1

Compos probables

Argentine : Franco Armani – Juan Foyth, Germán Pezzella, Nicolás Otamendi, Nicolás Tagliafico – Rodrigo De Paul, Leandro Paredes, Marcos Acuña – Lionel Messi (libre), Lautaro Martínez , Sergio Agüero. Entraîneur : Lionel Scaloni.

Venezuela : Wuilker Fariñez – Ronald Hernández, Jhon Chancellor, Luis Del Pino Mago, Roberto Rosales – Junior Moreno – Jefferson Savarino, Juanpi Añor, Tomás Rincón, Darwin Machís – Salomón  Rondón. Entraîneur : Rafael Dudamel.

Colombie – Chili (1 heure)

Chasser les démons

Par Pierre Gerbeaud

Il y a vingt ans, Colombie et Chili se croisaient en quarts de finale de la Copa América, la Roja sortant victorieuse grâce à deux buts de Pedro Reyes et un but de l'inévitable Iván Zamorano (contre un but de Jorge Bolaño et un de Víctor Bonilla). En trois confrontations à élimination directe, le Chili a d'ailleurs toujours disposé de la sélection cafetera, que ça soit en demi-finale comme en 1987 et 2016 ou en quarts comme donc en 1999. Pour en venir à bout de sa bête noire, la Colombie de 2019 devra donc faire ce qu’elle est incapable de faire depuis le 17 juillet 2004 : marquer lors d’un quart de finale de la Copa América (le dernier à l'avoir fait est une vieille connaissance de la Ligue 1 et du FC Metz, Tressor Moreno.

Les joueurs de Carlos Queiroz devront avant tout livrer une grosse bataille au milieu. Empêcher le trio Pulgar-Vidal-Aranguiz de jouer sera la priorité numéro un. Pour cela, Carlos Queiroz devrait aligner le même onze que face au Qatar, avec peut-être Luis Díaz titulaire dans le couloir gauche et donc Radamel Falcao sur le banc. À moins qu'il réserve une surprise avec le buteur de l'AS Monaco et Duván Zapata en attaque comme l'avait fait José Pékerman lors du dernier match de qualification pour la Coupe du Monde 2018 au Pérou. Tout dépendra de l'état du meilleur buteur de l'histoire de la sélection qui s'est entrainé à part en début de semaine. Unique ombre au tableau alors que la Colombie a été la seule nation à réaliser le carton plein sur la phase de groupe. Tous les autres voyants sont au vert. Absent pour des raisons personnelle, David Ospina a bel et bien rejoint le groupe dès lundi soir et sera titulaire. Il n'y aura pas de suspendu et la manière dont la sélection cafetera a disposé du Paraguay malgré dix changements montre que tous les joueurs peuvent répondre présent. Ce match est donc un véritable test. Pour les joueurs tout d'abord alors que la génération James/Falcao/Ospina arrive à maturité et n'a toujours pas joué la moindre finale continentale. Ce quart de finale est l'occasion de montrer que ce groupe a progressé et sait gagner dans les matches couperets après les défaites de 2016 et contre l'Angleterre lors de la dernière Coupe du Monde. Test aussi, le premier, pour Carlos Queiroz. Encensé en Colombie, où il est notamment vu comme un bien meilleur tacticien que son prédécesseur, ses choix pour son premier match à élimination directe seront évidemment largement comparés à ceux de Pékerman. Son jeu direct qui a fait mal à l'Argentine lors de la première journée a été largement salué.

Une couronne à défendre

Par Nicolas Cougot

Les choses sérieuses commencent pour le double champion sortant qui est désormais à trois matchs de conserver sa couronnes (ou, selon votre sensibilité, se retrouve devant trois possibilités de la perdre). Monté en puissance au fil des rencontres, la Roja s’est inclinée sur le fil face à l’Uruguay lors de ce qui reste probablement le meilleur match du premier tour et va donc retrouver l’une de ses victimes favorites dès les quarts.

Une rencontre bien évidemment particulière pour son sélectionneur, le Colombien Reinaldo Rueda pour qui l’élément clé sera la gestion des cerveaux : « les matchs possèdent une composante mentale déterminante. Le Chili a cette caractéristique, avec des joueurs qui se connaissent depuis longtemps, qui ont été dirigés par de grands entraîneurs comme Bielsa et avec une culture de l’entraînement qui fait qu’il faut les freiner ». Face à une Colombie auteure d’un parcours parfait, le Chili se retrouve pourtant affublé du statut de favori. Un sujet évoqué en conférence de presse et un statut rapidement rejeté par Rueda : « pour moi, le favori est l’Uruguay et je l’ai dit depuis le Mundial de 2018 quand ils furent les meilleurs sud-américains », avant d’ajouter « le favori est un, le vainqueur est autre ».

Une fois n’est pas coutume, le sélectionneur colombien n’a pas laissé planer de grands secrets quant au onze qui va probablement débuter la rencontre, indiquant seulement qu’il avait plusieurs plans en tête au cas où. Reste que l’incertitude Gary Medel est levée (« Gary va bien »), que le Rey Arturo sera de retour et qu’Alexis Sánchez, probablement le meilleur chilien depuis le début de la compétition occupera la pointe de l’attaque avec son meilleur allié, Edu Vargas. Un Vargas à l’esprit revanchard : avec l’Argentine, la Colombie est la seule nation contre qui il n’a jamais marqué le moindre but (quatre rencontres). En contrepartie, il n’a jamais perdu non plus contre les Cafeteros (trois nuls, une victoire). Des statistiques que le peuple rouge aime lire et relire avant la rencontre : en treize parties de Copa América entre les deux formations, la Colombie n’en a gagnée que deux, à chaque fois chez elle (en 1979 en Bogotá et en 2001 à Barranquilla) pour trois nuls et huit défaites. La dernière ? En demi-finale de la dernière Copa América Centenario (buts signés Chapita Fuenzalida et Charles Aránguiz). La seule fois que Chili et Colombie se sont croisés en Copa América au Brésil, l’affaire s’était terminée sur un résultat nul. C’était il y a soixante-dix ans.

Compos probables

Colombie : David Ospina – Stefan Medina, Davinson Sánchez, Yerry Mina, William Tesillo – Wilmar Barrios, Mateus Uribe, Juan Guillermo Cuadrado – James Rodríguez, Duván Zapata, Roger Martínez. Entraîneur : Carlos Queiroz.

Chili : Gabriel Arias – Mauricio Isla, Gary Medel, Guillermo Maripán, Jean Beaosejour – Erick Pulgar, Arturo Vidal, Charles Aránguiz – José Pedro Fuenzalida, Eduardo Vargas, Alexis Sánchez. Entraîneur : Reinaldo Rueda.