Journal de la Copa América du 5 juillet

La première demi-finale se dispute ce lundi entre Brésil et Pérou. Les dernières infos venues de la Copa América.

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Cavani se mobilise pour le personnel de santé et la vaccination. Edinson Cavani s’implique, comme d’habitude, pour l’Uruguay. Via l’OMS, il a diffusé un message de soutien au personnel soignant et un encouragement à la vaccination : « Je tiens à remercier chacun des personnels de santé de mon pays, qui tous les jours également se mettent le maillot Celeste. Merci pour votre engagement et vos efforts pour prendre soin de nous », ajoutant, « vous n’êtes pas seuls, un pays tout entier vous soutiens pour votre combat sur le terrain. Nous sommes une même équipe. Nous sommes l’Uruguay, et comme nous le savons déjà, nous ne pouvons pas nous relâcher ».

Rendez-vous est pris. Le Brésil – Chili des quarts de finale a été chaud, l’après-match sur les réseaux tout autant. Il y a ainsi eu Arturo Vidal publiant une photo de Tite légendée d’un « on se voit à Santiago, sans aide » à laquelle Neymar a indirectement répondu par un autre message instagram qui en dit long, légendant une photo où on le voit échapper à Vidal (qui n’a eu de cesse d’essayer de le bouger durant le match) au sol d’un « les faibles essaient de se tenir debout, les forts se tiennent debout dans la foi ». Vivement septembre.

Comparaison impossible. Interrogé en conférence de presse sur le parallèle inévitable entre EURO et Copa América qui se disputent en même temps, Tite a balayé la question : « La comparaison elle-même est déjà difficile, vous n'avez pas les mêmes référenciels. Il y a le temps de préparation, la présence de public au stade, la qualité du terrain. Il est très difficile de comparer et d'opposer. Le Danemark ou la République tchèque étaient sur le point d'être parmi les quatre équipes en demi-finale, d'être des surprises. Il faut regarder plus en profondeur, sinon ça devient un peu aléatoire, à vouloir avoir une opinion sur tout. Vous devez approfondir le sujet. Je ne suis pas en mesure de le faire parce que je ne suis pas bien informé sur l'EURO. Mais nous devons être, et je le suis, très prudents en termes de comparaisons ». Puisse-t-il être entendu…

programme

Brésil – Pérou, 1 heures

Terminé la phase de revue d’effectif côté Brésil. Au moment qui compte, la Seleção de Tite se stabilise et envoie uniquement ses Européens sur le pré. Un sélectionneur, accompagné de Cléber Xavier, qui a cherché à mettre en garde devant l’idée d’une victoire aisée : « Nous avons l’habitude de nous affronter, les deux équipes se sont jouées en finale, en phase de groupes, en éliminatoires. Mais ici s’arrêtent les prédictions. Tout est différent, le contexte, les équipes, le niveau de jeu très élevé. À l’exception du premier de 2019 [NDLR : victoire 5-0], les matchs face au Pérou sont toujours difficiles. Le dernier était un 4-0 mais a été très dur. Nous les connaissons, ils nous connaissent, ils perdent un joueur important mais en gagnent d’autre et conservent des joueurs expérimentés comme Yotún, Trauco, Cueva. C’est une équipe agressive avec un marquage très strict au milieu ». Sur le terrain, il ne devrait pas y avoir de grandes surprises côté Brésil. La suspension d’un Gabriel Jesus décevant devrait entraîner la titularisation de la révélation auriverde de cette Copa América, Lucas Paquetá et ainsi entraîner le positionnement de Roberto Firmino seul en pointe. Pour le reste, du grand classique, la blessure d’Alex Sandro profitant toujours à Renan Lodi.

0-2, 0-5, 1-3, 2-4, 0-4 : ce ne sont pas les chiffres composant un numéro de téléphone mais le bilan récent du Pérou face au Brésil en compétition officielle. Comment dans ce cas parvenir à renverser la tendance et décrocher une nouvelle finale de Copa América ? Là est toute la question pour Ricardo Gareca à l’heure de retrouver un Brésil qui lui a déjà pris ses rêves de titre en 2019. « Deux années ont passé, il y a des joueurs qui n’étaient pas là à ce moment, il y a de nouveaux joueurs, il en est de même pour le Brésil. Le Brésil reste une sélection puissante mais je crois que la nôtre a progressé et j’ai l’espoir que nous pourrons disputer un bon match ». Cet espoir masque sans doute les questions qui se posent pour le Tigre. Avec un trident offensif amputé de son meilleur élément, André Carrillo, avec une défense qui pose encore bien des tracas, c’est toute une animation qui est à penser à l’heure de jouer l’ogre de la compétition. « On a l’occasion d’affronter le Brésil et corriger les choses qui se sont produites au premier match afin qu’elles ne se reproduisent plus. Nous pouvons pour cela nous appuyer sur les progrès de l’équipe depuis, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des stars pour composer une bonne équipe, il faut de bons joueurs desquels peut découler un bon collectif. C’est une caractéristique de la sélection péruvienne », a-t-il ajouté. Sur le terrain l’absence de Carrillo et le fait d’affronter le Brésil pousse le Tigre à revoir son système. Les dernières mises en place tactiques indiquent en effet que la Blanquirroja se prépare pour une défense renforcée à cinq et un milieu à vocation quelque peu plus défensive, Cartagena prenant la place de Peña. De là à imaginer un Pérou sans réelles ambitions ? Pas forcément : « Quand on arrive à ce stade, au-delà des questions de favoris ou de statistiques, toutes les sélections ont leurs ambitions, le Pérou n’y échappe pas. Nous sommes arrivés à ce stade par nos propres mérites, en nous améliorant à chaque sortie, en surpassant des sélections importantes. Le Pérou sait jouer ce type de compétitions, nous avons atteint les dernières étapes mais pas encore remporté la Copa, nous aimerions y parvenir » a ainsi déclaré Gareca. Les ambitions sont affichées, reste désormais à trouver un écho sur le terrain.

Compos probables

Brésil : Ederson ; Danilo, Thiago Silva, Marquinhos, Renan Lodi ; Casemiro, Fred, Lucas Paquetá ; Roberto Firmino, Neymar, Richarlison.

Pérou : Pedro Gallese ; Miguel Araujo, Luis Abram, Alexander Callens, Jhilmar Lora, Marcos López ; Renato Tapia, Wilder Cartagena, Yoshimar Yotún ; Christian Cueva, Gianluca Lapadula.