Ouverture du groupe B et deux surprises au menu : la Bolivie signe l’exploit, le Chili bouscule le champion sortant.

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Guide de la compétition

Janvier 2017, deux buts signés Ronaldo Monteiro et Bruno Miranda offrent à la Bolivie une victoire 2-0 en ouverture du Sudamericano U20, la première depuis dix ans. Janvier 2023, une frappe enroulée à l’entrée de la surface de Fernando Nava permet à la Verde de rééditer cette performance après sept matchs sans la moindre victoire. Pour parvenir à un tel exploit, face à l’un des prétendants à la qualification mondiale, le Venezuela, la Bolivie a misé sur une discipline collective parfaite, bien aidée par des choix offensifs vénézuéliens pas toujours justes, et un Bruno Poveda parfait dans ses buts. Après un premier acte au cours duquel, côté Verde, on a beaucoup vu Lucas Chávez, à qui le numéro 10 va si bien, ou encore Miguel Villarroel, si précieux dans les transitions, les hommes de Pablo Escobar ont réussi à contenir une Vinotinto dont le jeu manquait d’idées et de fluidité, les seules occasions étant deux frappes lointaines – mais dangereuses – de Miki Romero. Ce dernier sortait à la pause, l’équilibre vénézuélien en pâtissait et la Bolivie en profitait sur sa première véritable attaque dangereuse conclue donc par cette frappe de Nava sur laquelle Samu Rodríguez était loin d’être impérial. Escobar bougeait alors ses pièces, Efraín Morales entrait à la place du buteur pour verrouiller l’accès aux buts de Poveda. Le Venezuela se procurait cependant plusieurs occasions mais manquait terriblement de justesse, passant même proche d’encaisser un deuxième but sur une frappe croisées de Fabricio Quaglio en toute fin de partie. Ambitieuse, la Vinotinto se met en danger d’entrée quand la Bolivie peut déjà se réjouir d’avoir écrit l’histoire.

La soirée des surprises ne faisait cependant que débuter. Au moment de pénétrer sur le terrain, on ne donnait pas forcément cher des chances de la Rojita chilienne à l’heure de croiser le fer avec le tenant du titre équatorien. C’était sans compter sur la vitesse des transition chiliennes. Emmenée par un côté gauche de tous les dangers avec un Marcelo Morales avide d’allers-retours, Gabriel Norambuena toujours déstabilisant et avec le relai d’un Vicente Conelli de toutes les offensives, la Rojita a récité un football léché qui a posé plus que des problèmes à la mini-Tri. En une demi-heure, Conelli s’était vu refuser un but valable – personne n’ayant vu que le ballon avait franchi la ligne – au terme d’une action d’école, ouvert la marque, manqué un but tout fait, trouvé le montant de Napa. Malheureusement pour les hommes du Pato Ormazábal, ce manque d’efficacité coûtait cher lorsque Justin Cuero pivotait plein axe et construisait seul son but égalisateur. Supérieur durant le premier acte, le Chili avait laissé passer sa chance. La deuxième période était plus équilibrée, la fatigue avançant, les occasions étaient plus rares même si Minda et Cuero d’un côté, Conelli de l’autre s’offraient quelques situations. Avant que la fin de match ne finisse par ne plus procurer grandes émotions, les changements de part et d’autre ayant semblé rompre les dynamiques. Le tenant du titre est ainsi accroché d’entrée par un Chili qui peut cependant nourrir quelques regrets, mais qui a montré un visage plus qu’intéressant avant d’affronter l’Uruguay ce dimanche.