Alors que l’Équateur s’arrachait pour s’imposer enfin dans le tournoi face à une solide Bolivie, l’Uruguay a frappé fort dès son entrée en lice.

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Guide de la compétition

Sur le papier, dans les chiffres, l’Équateur est invincible au cours de ses onze derniers matchs disputés au Sudamericano. Accroché d’entrée de compétition par une excellent formation chilienne, la mini-Tri savait qu’elle n’avait d’autre choix que celui de s’imposer face à une Bolivie qui avait signé la sensation de la première journée en maîtrisant le Venezuela. Pour parvenir à prendre le meilleur sur la Verde, Jimmy Bran avait procédé à quelques réajustements mais n’a pas réussi à insuffler cette énergie nécessaire à bousculer une Bolivie version Escobar dure dans les contacts, présente aux duels et surtout remarquablement organisée devant un Poveda toujours aussi sûr dans ses buts. Conséquence, la Verde a imposé un faux rythme, laissant la charge de la possession à l’Équateur mais la rendant stérile et frappant en contre. Miguel Villarroel aurait bien pu mettre les siens devant au tableau d’affichage s’il n’avait pas buté sur l’un des hommes de la soirée côté Tri, Gilmar Napa, alors que Cuero ratait la meilleure occasion – quasiment la seule véritable – pour l’Équateur en fin de premier acte. Le piège déjà tendu au Venezuela fonctionnait, il reposait aussi parfois sur un arbitrage permissif – un carton rouge évité de peu, un penalty pour l’Équateur non sifflé – mais dans le jeu, même si les tenants du titre semblaient enfin accélérer, la Bolivie tenait et manquait d’un rien d’ouvrir le score après une frappe puissante de Rocha déviée par Napa mais envoyée dans le ciel par un pourtant excellent Lucas Chávez. Occasion manquée, la sanction ne tardait pas lorsque Garis Mina coupait un corner au premier poteau et ouvrait le score pour l’Équateur. La fin de partie était tendue, avec une Bolivie qui se procurait de nouvelles situations de revenir dans la partie sans y parvenir. Et laisse donc la première place au champion sortant.

Un champion sortant qui devra hausser son niveau dans son groupe, sous peine de subir la loi d’un Uruguay au visage d’ogre. Une Celeste qui semblait pressée d’en découvre. En sept minutes, les sept premières, les hommes de Marcelo Broli avaient frappé à trois reprises sur les cages de Reyes et déjà inscrit deux buts. Autant dire que le match était tué d’entrée. Le pressing haut des Uruguayens étouffait totalement un Chili qui n’arrivait pas à combiner comme il l’avait fait en ouverture, la menace était ainsi permanente sur les buts de Reyes alors qu’au milieu, Fuentealba et Maturana se démenaient pour sortir de l’étreinte céleste et ne parvenait pas à rompre le bel équilibre mis en place par Broli, symbolisé par un duo axial Boselli – sorte de Lugano – González absolument infranchissable, le pauvre Conelli s’étant noyé entre eux. Face à cela, le Chili a donc bien tenté de poser son jeu, mais a trop souffert lorsque l’intensité uruguayenne s’exprimait. Franco González et Luciano Rodríguez étaient des dangers permanents, le duo Franco Díaz – Damián García régnait sur le milieu, l’Uruguay virait à 3-0 à la pause. Le second acte n’était que gestion, avec un Chili jouant plus haut et un Uruguay ayant moins le ballon, cherchant juste à frapper en contre sans y parvenir. Le score n’évoluait plus, la Celeste frappe fort d’entrée, réalisant un premier acte impressionnant qu’il faudra confirmer face au Venezuela ce mardi.

Classement

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