Si un clásico face au Brésil n’est jamais un match comme les autres, l’Argentine jouait d’autant plus gros qu’une défaite pouvait la placer au bord du précipice. C’est chose faite alors que pendant ce temps, le Paraguay se qualifie pour le tour final.

bandeauedition

Guide de la compétition

À sa main, le Paraguay continue d’avancer. Après avoir accroché la Colombie et fait tomber l’Argentine, l’Albirroja affrontait un Pérou aux portes de l’élimination et a parfaitement géré l’adversité. Emmenées par Matías Segovia, Allan Wlk et Diego González, les offensives guaraníes amenaient du danger même si l’intensité du match n’était pas la plus folle. Segovia s’offrait la première occasion, le Paraguay contrôlait même si la Blanquirroja péruvienne s’offrait une situation par Diether Vásquez. Celle-ci était immédiatement sanctionné par l’ouverture du score, Diego González, totalement oublié par l’arrière garde péruvienne, n’ayant plus qu’à propulser l’excellent centre de Segovia. Sans forcer son talent, le Paraguay virait en tête à la pause et allait passer le second acte à contenir un Pérou certes plus entreprenant mais peu dangereux si ce n’est sur l’ultime action de Kluiverth Aguilar qui voyait alors Ángel González briller sur sa ligne. Et envoyer le Paraguay à l’hexagonal final quand le Pérou est le premier éliminé.

Si le Paraguay est totalement assuré de sa qualification, c’est aussi car l’Argentine a encore failli. Pour affronter le Brésil, Javier Mascherano avait procédé à cinq changements, les plus importants en attaque puisque le trio offensif était totalement modifié alors que derrière eux, Nico Paz était relégué sur le banc. Le souci de l’Argentine avait sans doute été jugé comme étant son efficacité offensive à l’issue d’un premier match au cours duquel l’Albiceleste avait été maîtrisée par le Paraguay. Première erreur. Car son véritable point faible se trouve sur les lignes arrière. On l’avait déjà vu au Tournoi Revello l’an passé, le problème reste le même : l’Argentine est trop fébrile en défense, notamment dans l’axe. Face à un Brésil au sein duquel Ramón Menezes avait placé Giovane plus proche de Vitor Roque et surtout placé un double pivot Andrey Santos – Marlon Gomes venant chercher haut l’Argentine et provoquer les erreurs, l’Argentine a donc cédé assez rapidement. On ne jouait en effet que la huitième minute lorsque Guilherme Biro, bien seul, reprenait un ballon repoussé par Gomes Gerth et ouvrait le score. Devant au tableau, le Brésil a alors cherché à jouer plus bas pour aspirer et contrer. Ce fut son erreur car elle a permis à l’Argentine de se montrer plus dangereuse, Brian Aguirre trouvant la barre, Julián Fernández obtenant un penalty qui pouvait tout changer. Mais Gino Infantino butait sur Mycael et l’Argentine est passée d’une possibilité de 1-1 à un 0-2. Car derrière, le pressing toujours le même, provoquait des erreurs au milieu. Andrey Santos en profitait et filait tout droit face à une mer qui s’ouvrait devant lui et pliait l’affaire. Bien plus mature que l’Albiceleste, le Brésil gérait ensuite, même si en face l’entrée de Nico Paz avait ses effets, et a tranquillement pu commencer à faire souffler certains de ses hommes clés. Cela n’a pas empêché Vitor Roque de s’offrir un nouveau but que la réduction de l’écart en toute fin de partie, signée Maxi González, n’a pas véritablement fait oublier. Car alors que le Brésil file à l’hexagonal, l’Argentine est aux portes d’une élimination prématurée.

Classement

grAJ3