Trois matchs pour ouvrir le second tour de la qualification de la Copa Libertadores. Pendant que le dernier finaliste peinait chez lui, Wanderers et Unión Española prenaient une courte avance.
Finaliste malheureux il y a quelques semaines, Santos retrouvait la Libertadores en accueillant le Deportivo Lara au Vila Belmiro. On s’imaginait de voir le Peixe dérouler face à une formation vénézuélienne qui débutait officiellement sa saison 2021, n’ayant que quelques matchs amicaux dans les jambes. Il n’en fut rien. Certes Santos était techniquement supérieur, mais n’a pas réussi à véritablement se mettre à l’abri. Pour la première sur le continent d’Ariel Holan avec le Peixe, on a ainsi vu un Soteldo décevant en première période, ratant tout ce qu’il était possible de manquer, on a aussi et surtout vu l’incroyable réservoir de la formation santista avec Kaiky, dix-sept ans aligné et solide en défense, et Ângelo, à peine seize ans, le joueur le plus jeune à débuter en Libertadores. Ce dernier a livré une belle première période avant de tomber physiquement en seconde, le premier a quant à lui offert le but de la victoire à son Peixe. Reste qu’avant de voir Kaiky célébrer la victoire des siens, Lara avait égalisé et ce but inscrit au Vila Belmiro est porteur d’espoirs pour les Vénézuéliens. Car la patte Holan n’est pas encore bien visible, Santos manque tout de même de fluidité et de vitesse sur le plan offensif, et devra se méfier au retour, le danger étant réel.
La souffrance a aussi caractérisé la victoire des Hispanos chiliens d’Unión Española. L’adversaire du soir était un nouveau cador de la zone, Independiente del Valle qui a beau vivre un début d’année compliquée (deux défaites en trois matchs de championnat) et se chercher quelque peu sous les ordres de Renato Paiva, mais qui reste un vrai danger. Confirmé sur le terrain où les Negriazules ont été les protagonistes d’un match qu’ils ont dominé, faisant de Diego Sánchez le héros du match côté Hispanos. Mais rien n’y a fait, entre manque d’adresse, sauvetage sur la ligne et barre transversale, Independiente del Valle n’a pas été récompensé de sa domination et pire, s’est incliné sur un csc de Beder Caicedo au retour des vestiaires. Les hommes de Paiva devront ainsi inverser la tendance au retour à Quito sous peine de nourrir bien des regrets.
Dernière rencontre de la soirée, le duel entre les Wanderers uruguayens et le toujours ambitieux Bolívar. Un match qui a connu deux mi-temps différentes : un premier acte globalement dominé par le Bohemio, bien emmené par son enganche Nicolás Quagliata, et qui s’est procuré les meilleures situations essentiellement par le duo Mauro Méndez - Renzo López. Il faut attendre le deuxième acte pour voir Kevin Rolón matérialiser la domination globale des locaux au score. Ce but allait réveiller Bolívar qui allait chercher à accélérer, imprimer plus de pression mais se montrait surtout nerveux et sans réelle clarté dans ses choix offensifs, s’exposant finalement aux contres du Bohemio qui allait se procurer quelques situations de prendre le large, Diego Riolfo servant parfaitement Renzo López mais ce dernier butant sur le portier celeste. Rien d’autre ne sera inscrit, il faudra résister à La Paz au retour pour espérer se qualifier pour le tour suivant.



