Alors que Grêmio a cartonné Ayacucho chez lui, les autres hôtes de la soirée n’ont guère tiré profit de leur soirée. Le plus souvent en payant très cher quelques moments d’égarement.
Il est des nuls aux airs de victoire. Celui décroché par San Lorenzo à Santiago face à l’Universidad de Chile dans le choc de la nuit en est une. Après un début de championnat totalement raté, le Ciclón de Dabove n’a pourtant pas vraiment brillé, Gordillo et Elías ont souffert au milieu, notamment face à un excellent Marcelo Cañete, et quand San Lorenzo a eu le ballon, une fois encore il n’a pas vraiment su qu’en faire. Le premier acte a été un duel, avec un jeu assez haché, le deuxième a vu San Lorenzo a d’abord semblé voulu enfin entreprendre avant de se retrouver en infériorité après l’exclusion de Braghieri. Pourtant, la U n’en a pas véritablement profité. La faute à un manque de justesse dans les derniers gestes, à un excellent Devecchi dans les buts du Ciclón, la faute à une énorme erreur de marquage dans la foulée qui a profité à Franco Di Santo et a ainsi ruiné une domination globale des Laicos de Dudamel. San Lorenzo ne convainc donc pas encore mais s’offre un nul important qu’il faudra capitaliser au retour au Nuevo Gasómetro.
Le suspense, il n’y en a déjà plus entre Ayacucho et Grêmio. Car même si les Péruviens veulent envoyer le Tricolor gaúcho à Quito pour le retour, le face à face est plié. Grêmio n’a en effet mis qu’une mi-temps, la première, pour faire exploser l’arrière garde adverse, le temps pour Diego Souza de s’offrir un doublé – l’avant-centre ajoutera un troisième but à son total en fin de match, le temps surtout d’inscrire quatre buts. Grêmio remporte ainsi le premier set (6-1) et ne devrait dans pas vraiment trembler au retour. Autres résultats positifs, la victoire de Libertad en Équateur face à Universidad Católica. Le Guma a montré une grande maîtrise, frappant sur un golazo de Rodrigo Bogarín en première période avant de contrôler les offensives adverses ensuite. Moins de maîtrise mais un résultat positif aussi pour Junior qui a beaucoup souffert à Caracas, n’a pas vraiment montré de football, mais s’en sort avec une victoire acquise dans le temps additionnel qui entrouvre les portes de la qualification.



