Première de Chapecoense dans son Arena Condá, opération relance pour Peñarol et Santa Fe, confirmation attendue pour Santos, la dernière soirée de la semaine aura été riche en émotions.

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Pour sa première à l’Arena Condá dans l’histoire de la Libertadores, Chapecoense pouvait profiter de la réception de Lanús pour capitaliser sa belle victoire au Venezuela et surtout prendre seul les commandes suite à la chute du Nacional chez lui la veille. En première période, les deux équipes allaient se neutraliser, cherchant chacune à passer par les ailes sans véritablement parvenir à se montrer menaçant. Il fallait donc attendre la seconde période pour enfin s’enthousiasmer, grâce notamment à une ouverture du score des locaux dès la reprise, Rossi transformant une frappe quelque peu ratée de João Pedro en passe décisive. On aurait pu penser alors que l’euphorie allait gagner les rangs brésiliens Silva surgissait et permettait à Nicolás Aguirre d’égaliser quasi immédiatement. Le match s’animait, les deux équipes se rendaient coup pour coup. Douglas Grolli plaçait sa tête au ras du poteau, Sand répliquait sans succès. Mais le Granate commençait à se montrer véritablement dangereux et obtenait un penalty pour une faute de João Pedro sur Laucha Acosta. Pepe Sand transformait, Chapecoense était KO. Alors, le Granate allait appuyer et Acosta venir clore la marque à l’entrée des 10 dernières minutes pour sceller une victoire précieuse en faveur des Argentins qui se relancent dans la course.

Opération relance également au Campeón del Siglo où le Peñarol, toujours à la recherche d’un équilibre collectif, devait rebondir après le carton reçu en Bolivie. Face au dangereux Atlético Tucumán, les Carboneros ont d’abord livré une première période serrée, tendue et souvent hachée par les fautes mais se sont procurés la seule véritable occasion des 45 premières minutes lorsque Iván Villalba manquait sa frappe devant Lucchetti. Comme lors de Chapecoense – Lanús, le match allait s’animer en seconde période. « La faute » à un Decano ultra efficace qui ouvrait le score sur sa première occasion, Cristian Menéndez ajustant parfaitement Gastón Guruceaga. Le coup était dur pour les locaux qui allaient pourtant immédiatement réagir. En deux minutes, Peñarol allait retourner le match sur un coup franc de Lucas Hernández dévié par Mauricio Rosales puis sur une percée plein axe tout droit de Gastón Rodríguez qui enchaînait un petit pont et une petite balle piquée devant Luchetti qu’Affonso n’avait plus qu’à pousser dans le but vide. Peñarol devant, ne restait plus qu’à Guruceaga à entrer en action. L’énorme portier Carbonero allait dégouter ses adversaires, comme sur cette énorme double occasion de la 80e minute au cours de laquelle le gardien aurinegro détournait un ballon de La Pulga Rodríguez sur la barre et sortait la tête d’Aliendro sur le rebond. En toute fin de rencontre, Leandro González touchait du bois, rien n’allait y faire. Peñarol s’impose chez lui et se relance dans son groupe.

A l’image de l’Argentine, les débuts des Colombiens en cette Libertadores sont plus que poussifs. Avec aucune victoire lors des trois premières sorties, l’armada des Cafeteros commençait à faire grise mine et la venue du Sporting Cristal au Campín était l’occasion pour Santa Fe de mettre fin à cette série noire. Le onze de Gustavo Costas a ainsi offert une réponse parfaite, rendant une copie plutôt propre. Bien plantée, l’équipe Cardenal n’a fait qu’une bouchée d’un Cristal en maîtrisant la rencontre de bout en bout. Les locaux ouvraient le score sur une merveille signée Yohan Arango qui récupérait le ballon côté gauche, repiquait et nettoyait la lucarne opposée à la 20e minute. Ce but allait pourtant avoir de mauvaises conséquences sur les santafesinos. Ceux-ci s’arrêtaient de jouer et laissaient ainsi les Péruviens se remettre dans le bon sens, menaçant alors Leandro Castellanos. Joel Sánchez manquait le cadre après un ballon repoussé par le gardien de Santa Fe, Carlos Lobatón et Josepmir Ballón dictant le rythme dans l’entrejeu. Après avoir perdu William Tesillo sur blessure et s’être fait recadré par Costas à la pause, Santa Fe allait se réveiller en seconde période. Se repliant et cherchant les contres, en passant essentiellement par les ailes, Santa Fe allait piéger les Celestes, Jonathan Gómez s’offrant un doublé dans le dernier quart d’heure. Santa Fe s’impose ainsi 3-0 au terme d’une rencontre globalement maitrisée et se replace ainsi dans le groupe.

Restait alors à Santos d’en faire autant chez lui. A Vila Belmiro, le choc opposant Santos et The Strongest est parti à 100 à l’heure. Bruno Henrique allumant la première mèche, Pablo Escobar répondant par une merveille de coup franc qui faisait trembler la barre de Vladimir. Puis, le Peixe s’installait. Etouffant le duo Chumacero – Escobar, réduisant ainsi les Tigres à l’impuissance, les locaux ont alors multiplié les situations mais manqué de présence dans l’axe ou buté sur un excellent Daniel Vaca. Il fallait attendre la fin du premier acte pour que le match bascule enfin en faveur des Brésiliens. Veizaga voyait rouge et laissez ses coéquipiers en infériorité, à peine le temps de digérer le carton, Ricardo Oliveira ouvrait le score sur le coup franc qui s’en suivait. Santos virait en tête à la pause, la domination pouvait reprendre au retour des vestiaires sans que les locaux ne parviennent pourtant à amplifier leur avance. The Strongest se contentait de défendre et d’éviter un carton et essuyait des vagues continuelles sans véritablement craquer (on se demande encore comment). A sept minutes de la fin, les hommes de Dorival Junior, Renato inscrivait le deuxième et dernier but du Peixe qui prend ainsi seul les commandes du groupe.

 
 
Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.