La Colombie a été réveillée par un violent tremblement de terre, le plus fort depuis 1979. Plusieurs villes importantes ont été touchées comme Cali, Pereira ou Manizales. Comme tous les autres secteurs le football est évidemment touché et il n’y aura pas de football au moins cette semaine. 

Il était 7h34, heure locale, lundi matin quand la Colombie a été secouée par un séisme d’abord évalué à une magnitude de 6,7 sur l’échelle de Richter par le service géologique colombien avant d’être corrigé à 7,4 avec la ville de San José del Palmar, située dans le département du Chocó, à l’ouest de la Colombie, comme épicentre. Soit le plus violent du XXIe siècle et le plus fort depuis celui de décembre 1979. Pour le moment le bilan est de 132 morts et de plus de 430 blessés, mais il risque évidemment d’être bien plus lourd.

Ce séisme a frappé durement certaines villes de l’ouest et du centre du pays comme Cali, troisième ville derrière Medellín et Bogotá, Manizales et Pereira. En 1999 un événement similaire avait déjà frappé la région et détruit une grande partie de la ville d’Armenia qui a donc été globalement épargnée hier. Les aéroports de la région ont immédiatement cessé toute activité commerciale.

Le football n’est évidemment pas épargné et le stade Pascual Guerrero de Cali a été touché. Les autorités vont désormais inspecter plus en profondeur l’infrastructure pour vérifier s’il y a d’autres dommages. Le stade Hernán Ramírez Villegas, où joue habituellement le Deportivo Pereira, était en rénovation et pour le moment on ne sait pas s’il souffre de dommage, comme pour le stade Palogrande à Manizales. Les joueurs et membres des staff sont bien sûr dans l’inquiétude. On pourrait citer notamment Jefry Zapata qui a partagé une vidéo de son domicile ou encore Cristofer Castrillón, analyste vidéo du Deportivo Pereira, qui était à la recherche de sa tante dont il était sans nouvelle.

Le bon sens a été de mise puisque rapidement la DIMAYOR a publié un communiqué pour annoncer qu’elle « avait pris la décision de reporter toute la programmation du football professionnel colombien de cette semaine », avant d’ajouter, « dans des circonstances comme celles-là, nous comprenons que le football doit être au service du pays et accompagner ceux qui en ont le plus besoin ». Et de terminer par une phrase juste : « Aujourd’hui le football peut attendre. La Colombie a besoin de nous ». La CONMEBOL a emboîté le pas et les rencontres impliquant des équipes colombiennes ont été reportées (Deportes Tolima/Independiente del Valle en Libertadores et Santa Fe/River Plate en Sudamericana).

Et si les principaux joueurs de la sélection ont montré leur soutien via des messages sur leurs réseaux sociaux, Jhon Arias s’est particulièrement distingué. Né à Quibdó, capitale du département où se situe l’épicentre du séisme, le joueur de Palmeiras et son épouse ont trouvé puis payé un avion privé pour envoyer du personnel médical avec le matériel nécessaire dans sa ville natale, une des plus touchées par la catastrophe et capitale du département le plus pauvre de Colombie.

Pierre Gerbeaud
Pierre Gerbeaud
Rédacteur Colombie pour Lucarne Opposée