Première manche de la finale de l’AFC Champions League 2018. Invité surprise à la table finale, Persépolis rentre du Japon avec un retard de deux buts. Et se voit condamné à croire en un miracle.

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Huit ans que l’Iran attendait cela. Cela faisait donc huit longues années qu’un représentant iranien n’avait pas atteint la finale d’une AFC Champions League. À l’époque, Zob Ahan était tombé sur une finale unique face à Seongnam. Pour trouver trace d’une finale en aller-retour avec un Iranien, il fallait remonter à 2007 et la défaite de Sepahan face à Urawa. Un Japonais. Onze ans plus tard, c’est donc un nouveau représentant nippon qui se dressait face à Persépolis, la belle surprise de l’édition 2018. Un représentant de taille puisque Kashima, qui avait fait trembler le grand Real Madrid en finale de Coupe du Monde des Clubs 2017. Des Antlers qui étaient ainsi naturellement favoris de cette finale, surtout à l’aller chez eux.

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Pourtant, les premiers instants sont en faveur des visiteurs. Nemati déborde côté droit et sert Alipour seul aux six mètres et qui, faute d’enchaîner rapidement, manque une énorme occasion en voyant sa frappe terminer dans la tête de Jung Seung-Hyun. Derrière, le coup franc de Nourollahi est sorti par Kwoun Sun-Tae. Persépolis est bien entré dans sa finale aller, malheureusement pour les hommes de Branko Ivanković, ils ont laissé passer leur chance. Car Kashima se réveille après une bonne vingtaine de minutes, Yuma Suzuki allume la première mèche, les Antlers commencent à trouver des espaces dans les lignes adverses en jouant plus verticalement. Reste à créer véritablement du danger, chose qui n’est que rarement faite en première période.

Il faut alors attendre le retour des vestiaires pour voir les Japonais accélérer collectivement. Un premier mouvement dans les premiers instants se termine par une frappe de Leo Silva qui s’envole, le Brésilien va cependant se rattraper quelques instants plus tard, à nouveau sur un joli mouvement collectif tout en remises monté côté droit. L’heure de jeu approche, Kashima est devant. Dans la continuité, le but du break est refusé pour un hors-jeu d’une semelle de Suzuki. L’Armée rouge iranienne tente de se montrer à son tour menaçante mais le match a basculé en faveur des Antlers bien plus efficaces offensivement. D’autant que dix minutes après l’ouverture du score, Serginho surgit au deuxième poteau et offre deux buts d’avance aux siens. Persépolis en est alors réduit à quelques miettes, souvent lointaines et peu dangereuses, Kashima gère sa fin de rencontre et s’offre ainsi un précieux succès 2-0 qui lui laisse entrevoir le trophée. Reste qu’il faudra désormais résister dans la folie de l’Azadi la semaine prochaine.

Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.