Pendant que Cruzeiro et le Racing se disputaient la première place du groupe, l’Universidad de Chile n’avait plus qu’à assurer à domicile pour conserver sa place en Sudamericana. C’est raté.
Lendemains difficiles pour le groupe et les dirigeants de l’Universidad de Chile qui ont trouvé les murs du Centro Deportivo Azul, le centre d’entraînement, bardés de tags aux mots plus ou moins doux à leur encontre. Il faut dire que la soirée et la nuit ont été des plus tristes pour le peuple azul. Avec son destin en main, la U accueillait un Vasco qui restait sur trois déplacements sans but marqué et deux 0-4 reçus dans cet intervalle. De quoi être confiant d’autant que même une défaite, sur le score de 1-0, permettait de rester en position de qualifié pour la Sudamericana. Aussi, quand Bruno Silva a ouvert le score pour les visiteurs au quart d’heure, il n’y avait pas de véritable raison de céder à la panique. Certes les contres des Brésiliens étaient systématiquement dangereux, les joueurs du Vasco se retrouvant souvent en un contre un face à une défense qui reculait et les situations en faveur des locaux bien trop timides, la meilleure occasion étant une volée lointaine de Vaz sortie par Martín Silva. Mais pas de quoi paniquer, surtout qu’au fil des minutes, la percussion de Soteldo permettait de générer du danger. Le chronomètre tournait, le score n’évoluait pas, les situations se réduisaient, tout semblait bon. Jusqu’à l’accident. Un long dégagement de Martín Silva, un Gonzalo Jara qui se troue sur la récupération du ballon et le ballon file dans son dos où se trouve Yago Pikachu. Le Brésilien peut tranquillement devancer Fernando de Paul, 2-0 Vasco au Nacional, on joue alors la 82e minute. Et la U est tombée. Incapable de se montrer dangereuse par la suite, elle n’a dû se rendre compte qu’elle est sortie de toute compétition continentale au terme de l’un des pires semestres de son histoire.
Loin de la déprime, Cruzeiro accueillait le Racing pour une rencontre dont l'enjeu était la première place, un objectif que les deux équipes visait. On a ainsi eu un départ pied au plancher de la Raposa qui a rapidement ouvert le score, puis fait le break sur une merveille de Lucas Silva. 2-0 en dix minutes à peine. Le Racing était sonné mais allait finir par se réveiller, parvenant à réduire le score avant la pause sur une belle volée de Ricardo Centurión. De quoi pimenter alors la partie, avec, au cours du second acte, une Academia qui poussait autant qu’elle le pouvait pour retourner le match, faisant trembler les torcedores de la Mafia Azul. Mais Cruzeiro réussit sa mission, l’emporte avec en son sein un Lucas Silva que ne reconnaîtrait pas Zambo Anguissa et prend ainsi la première place du groupe à l’issue d’un match équilibré, vivant et agréable, entre deux belles formations qui sont clairement prétendantes aux titres, à la condition que le mercato européen soit clément avec elles (trop tard malheureusement pour le Racing et Lautaro Martínez)
Les résumés
Universidad de Chile 0 – 2 Vasco da Gama
Cruzeiro 2 – 1 Racing
Nicolas Cougot et Simon Balacheff



