Semaine de quarts de finale de Copa Libertadores et une conclusion commune à tirer des quatre rendez-vous continentaux : les géants du continent ont déjà pris position.
La semaine débutait par le premier des deux duels Argentine – Brésil. Au Monumental José Fierro, l’Atlético Tucumán accueillait le tenant du titre Grêmio. On s’attendait à un début de match fou du Decano, on l’a eu. Accumulation de corner dans les premiers instants, menace sur les cages de Marcelo Grohe, les hommes de Zielinski tentaient de sonner le champion sortant mais leurs tentatives manquaient de précision. La plus belle occasion était un coup franc de Gervasio Núñez, entré en jeu à la place de Noir blessé. Grêmio faisait le dos rond mais commençait à sortir, il allait frapper à dix minutes de la pause lorsqu’Alisson surgissait au second poteau pour ajuster Lucchetti. C’était le premier tournant du match, le deuxième arrivait juste avant la pause lorsqu’après visionnage à la vidéo, Wilmar Roldán décidait d’exclure Núñez pour une semelle laissée sur le dos du buteur. Le deuxième acte était identique : pression maladroite des locaux, gestion et contre létaux des visiteurs. Alisson servait Everton pour le 2-0, la Pulga Rodríguez signait la meilleure occasion du Decano sur coup franc, rien ne pouvait déstabiliser le champion sortant qui fait déjà donc un grand pas vers les demi-finales.
Autre grand pas, celui réalisé par Boca dans sa Bombonera face à Cruzeiro. On attendait un match à grande intensité et à grand suspense, il n’y en a pas eu. La faute à des Brésiliens sans idées et incapable de construire la moindre occasion, la faute aussi à un Boca largement supérieur et bien plus présent dans l’impact. Emmené par un excellent Pablo Pérez, parfait dans son rôle de métronome, Boca a logiquement pris les devants en fin de première période par son Monsieur Libertadores, Mauro Zárate, avant de gérer des Cruzeirenses en manque d’inspiration puis réduits à dix après nouvelle intervention du VAR et un décision quelque peu discutable d’Ever Aquino. Certes le choc entre Dedé et Andrada était d’une rare violence, mais l’intentionnalité de la faute n’était guère évidente, le choc survenant sur un ballon aérien et une sortie du portier xeneize. Le défenseur exclu, pendant qu’Andrada terminait la rencontre malgré une mâchoire fracturée, Mano Menezes se montrait tout aussi peu inspiré en préférant sortir Barcos pour faire entrer Raniel (soit un changement poste pour poste) plutôt que de stabiliser sa défense. Erreur payée cash, Pérez seul à l’entrée de la surface pouvait ajuster Fábio pour le 2-0, score final qui offre à Boca un joli matelas avant le retour à Belo Horizonte.
Troisième géant qui s’est offert un matelas confortable : Palmeiras. Nous reviendrons plus tard sur ce match sur LO mais dans le contenu, au Monumental de Santiago, le Verdão de Felipão a surtout montré sa supériorité. Un but d’entrée de match sur un amour de passe en retrait de Moisés pour Bruno Henrique, des contres souvent plus tranchants que les situations de Colo-Colo, même si Paredes et Barroso se procuraient deux énormes situations en première période, et Palmeiras virait en tête à la pause. Au retour des vestiaires, Carmona manquait une belle opportunité, le peuple chilien demandait un penalty sur une frappe de Valdivia, Barrios manquait le cadre, Colo-Colo dominait pendant plus de vingt minutes mais ne concrétisait pas. La sanction tombait à l’entrée du dernier quart d’heure lorsque Dudu récupérait une frappe de Willian qui avait rebondi sur le poteau pour ajuster Orión. 2-0 pour les visiteurs, l’affaire semble dans la poche pour le Verdão qui devra assurer au retour.
Reste donc un duel où le suspense est total, le seul duel 100% Argentine entre Independiente et River. Les deux géants ont offert un grand match dans une ambiance folle. Si le Millo de Gallardo a d’abord dominé la partie, montrant plus de maîtrise et se procurant quelques belles situations, Independiente a d’abord déçu dans le jeu, même si la plus belle occasion du match étant une frappe enroulée de Meza qui s’écrasait sur la barre, avant d’offrir à ses hinchas une vraie séquence de domination en début de seconde période, notamment suite à l’entrée d’un grand Gaston Silva qui trouvait le poteau sur un contre parfait. C’est à ce moment que Franco Armani décidait de se montrer à la hauteur de sa réputation en sortant LA parade de la compétition face à Gigliotti qui se voyait déjà buteur. River faisait le dos rond, sortait ses deux créateurs et finalement manquait de peu de tuer le match, Mayada butant sur Campaña avant que Borré ne manque sa tête alors que seul au second poteau. 0-0 à l’Estadio Libertadores de América, tout se jouera donc au Monumental début octobre.



