Début de la phase retour du deuxième tour de qualification à la Libertadores. Pendant que les Brésiliens assurent en déplacement, deux équipes en profitent pour faire parler la poudre.
Vainqueur d’une courte tête à l’aller, Santos se savait menacé au retour face au Deportivo Lara. Alors le Peixe a pris le match à son compte, totalement dominé la première période, trouvant juste récompense sur une merveille de coup franc signé Soteldo, son meilleur joueur. La suite a été plus compliquée. Car le rythme du Peixe est tombé en seconde période et Lara en a profité, d’abord en égalisant, ensuite en faisant planer la menace d’un retour à égalité. On apprenait ensuite que la baisse de régime des hommes d’Ariel Holan était la conséquence d’une nuit agitée pour la délégation brésilienne, plusieurs joueurs et membres du staff étant victime de douleurs à l’estomac après le repas de la veille. Mais Santos a finalement réussi à résister, bien aidé par les difficultés du Deportivo Lara à se montrer véritablement dangereux, même si exposant un souci récurrent côté Peixe, une certaine fébrilité dans le domaine aérien. Autre Brésilien en piste ce mardi, Grêmio se savait hors de danger après le carton du match aller face à Ayacucho. Alors, les hommes de Renato Gaucho ont géré, même en l’absence de leur coach, qui a pris du repos comme douze de ses hommes. Avec une équipe d’à peine plus de vingt-et-un an de moyenne d’âge, Grêmio n’a pas fait que résister, il est même allé chercher une victoire avec ses U23.
Et puis il y a donc eu les deux matchs pour lesquels l’équipe locale devait refaire son retard et n’a finalement pas véritablement tremblé pour y parvenir. À La Paz, l’altitude est souvent utilisée comme prétexte pour les visiteurs quand il s’agit d’expliquer une défaite. Quand en plus il faut y ajouter la COVID, l’impossibilité d’aligner un gardien remplaçant et des blessés, ça commence à faire beaucoup, encore plus quand une équipe n’a gagné qu’un seul de ses sept derniers matchs (le match aller). Alors pour les Wanderers uruguayens, le duel face à Bolívar n’en a pas été un. La faute aussi à une défense qui se met en danger toute seule, par ses relances et/ou par son alignement et son marquage approximatifs. Illustration d’entrée de partie avec Leonardo Ramos laissé seul plein axe pour l’ouverture du score de La Academia. Les locaux pouvaient alors jouer libérés, ils allaient multiplier les situations sur les buts de Mauro Silveira avant finalement de faire le break à quelques minutes de la pause, Bruno Miranda profitant de la passivité de l’arrière-garde uruguayenne. Le match était alors plié. D’autant que Diego Hernández voyait rouge dans les arrêts de jeu, que Leo Ramos s’offrait un doublé d’entrée de deuxième acte et que Damián Macaluso donnait encore plus d’ampleur au score. Un score qui allait encore augmenter en fin de partie, Abrego scellant définitivement la marque.
Dernier carton de la soirée, celui presque attendu d’Independiente del Valle. Si el Mono Sánchez avait été le héros du match aller qui avait vu Unión Española s’imposer contre le cours du jeu, il n’a rien pu faire au retour. Car les Negriazules maîtrisent à merveille jeu long et combinaisons rapide au sol, savent se montrer juste techniquement et possèdent un vrai 9, Brian Montenegro, auteur d’un triplé et d’une prestation XXL notamment dans son jeu de remise. Il n’y a ainsi pas eu de match, Independiente del Valle menait 4-0 à la pause (et aurait pu avoir une avance plus large) et s’est ensuite contenté de gérer, rappelant aux Hispanos à chaque réduction de l’écart, qu’il fallait rester à distance. Score final 6-2, on salive déjà par avance de voir ces hommes-là se frotter à Grêmio au prochain tour.



