Première session de la deuxième journée de la phase de groupes aux accents brésiliens. Cinq des sept représentants auriverdes étaient sur les terrains sud-américains, quatre d’entre eux se sont imposés.
Guide de la phase de groupes
Quinze buts en cinq matchs. Tel est le bilan quasi parfait des Brésiliens présents sur les terrains du continent la nuit dernière pour un total de quatre victoires et une défaite. Sur le papier, ce bilan souligne la domination annoncée des représentants auriverdes. Sur le terrain, dans certains cas, il a été très flatteur.
C’est le cas de Flamengo. Au Maracanã, le Mengão accueillait un débutant, Unión La Calera, et a d’abord laissé penser qu’il allait passer une soirée tranquille. Avec son armada offensive impressionnante, le champion 2019 a totalement maîtrisé le premier acte, contrôlant possession et tempo de la rencontre, inscrivant deux buts en trois minutes par l’intenable duo Gabi – Arrascaeta. Puis tout s’est effondré. Lucas Marcogiuseppe a tenté un pari, plus offensif, faisant entrer le duo Sacha Sáez – El Mago Valdivia, et La Calera s’est accaparé le ballon. Le puissant attaquant argentin a d’abord égalisé, parfaitement lancé par un excellent Simon Ramírez et le danger a été alors fréquent pour un Flamengo qui avait perdu de sa superbe. Heureusement pour lui, le Mengão allait être sauvé par une erreur de relance parfaitement exploitée par Bruno Henrique qui lançait Gabi pour le but du 3-1. La suite était un peu plus tranquille, même si le danger planait encore, jusqu’à la merveille signée Pedro en fin de partie, une merveille qui offre un large succès à un Flamengo leader de son groupe et qui défiera son dauphin la semaine prochaine.
Car dans l’autre match du groupe, la LDU est parvenue à se défaire de Vélez. Une victoire qui là encore n’a pas été des plus faciles à obtenir, les visiteurs dominant le premier acte, emmenés par le trio Thiago Almada, Juan Martin Lucero et Matías De Los Santos qui menaçait Adrián Gabbarini. Mais Vélez manque de régularité sur une rencontre. Piégé lors du premier acte sur une tête de Cristian Martínez Borja, le Fortín est revenu dans la rencontre avant de totalement céder au retour des vestiaires, subissant tout le second acte et craquant à deux autres reprises. La LDU s’impose ainsi chez elle, validant le nul arraché au Chili la semaine passée tandis que Vélez se retrouve sans le moindre point à la dernière place du groupe.
Du côté des Brésiliens donc, le festival s’est poursuivi du côté de l’Internacional et de Palmeiras. Avec des recettes bien différentes. L’Inter avait déçu à La Paz face à Always Ready, il a marché sur Táchira et plié l’affaire dès le premier acte, revenant aux vestiaires avec une avance de trois buts. Le match rendu facile, le Colorado a tranquillement déroulé, s’offrant même le luxe de terminer la partie en infériorité numérique durant une demi-heure et d’ajouter un quatrième but. Du côté de Palmeiras, on a sorti les recettes de 2020 pour scalper Independiente del Valle : pression sur les relances adverses, bloc compact, efficacité maximale et exploitation de la moindre opportunité par la vitesse de ses offensifs. Et ça a fonctionné comme jamais. Le Verdão n’a eu que 34% de possession, n’a frappé que neuf fois au but, mais a fait trembler les filets à cinq reprises, les trois premières fois en profitant d’interceptions ratées (Pellerano sur le premier, Pacho sur le deuxième) ou de sortie rapide (Patrick de Paula surgissant pour le troisième). La bande à Abel Ferreira s’offre donc un large succès face à un outsider en puissance (victoire 5-0) et s’échappe déjà en tête du groupe.
Reste donc deux autres représentants brésiliens, au sort bien différent. L’Atlético Mineiro accueillait l’América de Cali après une première sortie en demi-teinte au Venezuela et a joué à se faire peur. Pourtant, le Galo a largement dominé la rencontre, touché du bois à de nombreuses reprises, buté sur un Graterol longtemps infranchissable, et pensait avoir fait le plus dur sur un doublé de Hulk. Pensait seulement. Car l’América, qui avait pourtant donné quelques espoirs en tout début de match avant de subir, est revenu dans la partie en fin de partie, faisant planer la menace d’un nul miraculeux sur les épaules d’un Galo dont les jambes se sont mises à trembler. Mais l’Atlético Mineiro est parvenu à conserver sa victoire, prend provisoirement la tête du groupe et laisse les rouges de Cali avec aucun point en deux sorties.
La seule défaite de la soirée dans le clan brésilien est donc venue de Santos. Déjà dépassé au Vila Belmiro la semaine passée, ayant perdu Soteldo sur le terrain et Ariel Holan sur le banc, on ne donnait il est vrai pas cher du Peixe à l’heure de se rendre à la Bombonera. Pourtant, Santos a bien débuté la partie, pressant haut et se procurant quelques situations, sans grand danger cependant et profitant d’un Boca en mode diesel qui manquait de rythme et de mobilité sur le plan offensif, se procurant la première opportunité sur une percée d’un revenant surprise, Christián Pavón. Le ciel s’est dégagé en début de deuxième période, sur un but de Carlitos qui a placé Boca dans sa position préférée : attendre et contrer. Situation parfaitement exploitée par les Xeneizes, Tevez lançant Villa pour le 2-0 final à vingt minutes de la fin. Et voilà comment Santos pourrait se retrouver à six points des deux leaders après deux journées si Barcelona venait à s’imposer chez lui face à The Strongest.



