Après les cartons en ouverture de la semaine, nouvelles démonstrations cette nuit. Mais le Brésil manque son sans-faute.

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Lourdement tombé face à Palmeiras, Independiente del Valle accueillait Universitario avec la volonté de se replacer le plus rapidement possible dans la course à la qualification. C’est chose faite, avec une grande tranquillité. Les hommes de Renato Paiva ont cependant pris le temps à la Casa Blanca de Quito, attendant que son milieu prenne enfin le dessus et que son maître à jouer, Christian Pellerano monte en régime. Une fois la machine lancée, les Cremas n’ont plus existé. Dépassés par la vitesse du jeu de transition des Negriazules, Universitario a compté sur José Carvallo pour retarder l’échéance, mais une fois Jon Jairo Sánchez lancé par un amour de passe de l’excellent Pedro Vite et le score ouvert juste avant la pause, le suspense était mort. Les offensives des locaux n’ont alors pas cessé, al domination fut totale (quinze tirs à trois, aucun cadré pour les visiteurs, 73% de possession) et Sánchez, Murillo et Ortiz ont ajouté leur nom à la liste des buteurs. Independiente del Valle s’impose 4-0 et revient à hauteur de Defensa y Justicia.

L’autre carton de la soirée peut aussi se teinter de noir et bleu. Après avoir conduit Independiente del Valle au titre en Sudamericana, Miguel Ángel Ramírez a pris les commandes de l’Internacional. Malgré le raté au départ (défaite en Bolivie face à Always Ready), le Colorado accueillait Olimpia en position de favori et n’a finalement jamais tremblé au Beira Rio. Le Decano a choisi de verrouiller, Sergio Orteman ne présentant un onze avec un milieu renforcé et une seule pointe, avec l’objectif de d’abord bloquer les circuits de passe des Brésiliens. Raté. D’entrée de partie, l’Inter a pris le contrôle de la rencontre, s’est procuré les premières situations et a fini par désorganiser Olimpia. Víctor Cuesta ouvrait logiquement le score à la demi-heure et l’Inter virait en tête à la pause avant d’accélérer en deuxième. Mené 2-0 d’entrée de celle-ci, Sergio Orteman se montrait quelque peu ambitieux en faisant entrer Roque Santa Cruz et Derlis González, le résultat a été une démonstration. Thiago Galhardo s’offre un doublé, Yuri Alberto et Caio Vidal font également trembler les filets, si Derlis réduit l’écart en fin de partie, Olimpia s’incline lourdement à Porto Alegre (1-6) et se retrouve déjà en grand danger dans son groupe.

Le danger, la Católica y faisait face. Après deux défaites en autant de sorties, les hommes de Gustavo Poyet n’avaient d’autre choix que de s’imposer face à Nacional sous peine d’enterrer tout espoir dans leur groupe. Mission accomplie grâce notamment à une intensité enfin retrouvée en même temps que l’efficacité. Si Zampedri ouvrait le score sur penalty et que les Cruzados ruinaient leur bon match en fin de premier acte lorsque Leandro Fernández remportait son face à face avec Matías Dituro pour égaliser, la seconde période voyait la Católica s’offrir les meilleures situations et être finalement justement récompensée pour se relancer dans le groupe.

Se relancer, c’est ce que cherchait à faire le Sporting Cristal après deux défaites en autant de sorties. Mais en déplacement au Centenario pour jouer le petit Rentistas, les Celestes ont été condamnés au mutisme. Cristal est certes monté en régime au cours de la rencontre, face à un Bicho Colorado qui n’a pas généré grand danger, mais qui décroche tout de même son second point dans la compétition et mine de rien, reste devant dans la course à la troisième place. Car devant, les deux premières places ne devraient pas échapper à São Paulo et Racing qui se sont également quittés bons amis. Un nul qui ravit sans doute davantage un São Paulo décevant, qui a probablement livré son plus mauvais match depuis l’arrivée de Crespo, manquant de justesse dans tous les compartiments. Face à lui, l’imprévisible Racing version Pizzi avec lequel on ne sait jamais trop à quoi s’attendre, capable d’être totalement dépassé par les événements (Central Córdoba) tout autant que de montrer une certaine maîtrise tactique (River). On a eu un peu de cela face au géant brésilien : une idée claire de comment bloquer l’adversaire (Mena sur Dani Alves par exemple) mais toujours cette formidable incapacité à savoir quoi faire offensivement, même en supériorité numérique comme lors des dix dernières minutes. Reste que Racing conserve sa deuxième place, profitant du fait que derrière, personne ne sait gagner mais, comme lorsqu’il s’agit d’évoquer le terrain, le présent et l’avenir de son entraîneur, bien difficile de comprendre dans quelle direction il va.

Résultats et vidéos

Independiente de Valle 4 – 0 Universitario

Racing 0 – 0 São Paulo

Internacional 6 – 1 Olimpia

Rentistas 0 – 0 Sporting Cristal

Universidad Católica 3 – 1 Nacional

Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.