Pendant que certains matchs ont confirmé l’aveuglement de la CONMEBOL vis-à-vis du contexte social et sanitaire, la soirée n’a pas été de tout repos pour les équipes qui accueillaient. Une seule, Fluminense, s’en est sortie sans dommages.
S’il est une confédération où prendre des points en déplacement n’est jamais aisé, c’est bien la CONMEBOL. C’est en cela que la soirée d’hier a été des plus particulières. Car à l’exception de Fluminense, aucun local n’a gagné. La victoire du Flu est même presque miraculeuse. Car au Maracanã, les hommes de Roger Machado n’ont pas livré un bon match face à un Independiente Santa Fe qui peut nourrir quelques regrets. Laissant trop d’espaces, notamment au milieu, Fluminense a vu son adversaire laisser filer quelques chances de virer en tête en première période. Les Cardenales ont pourtant fini par parvenir à ouvrir le score, croyant alors avoir fait le plus dur. Malheureusement pour eux, les visiteurs ont immédiatement subi la loi de Fred, qui a ramené Fluminense en deux minutes, avant de concéder un but en contre à l’entrée du dernier quart d’heure. Un but qui offre donc la victoire aux Brésiliens, en même temps que la première place, et condamne pratiquement Santa Fe.
Pour le reste donc, réception a rimé avec désillusion. Le Deportivo La Guaira a eu beau contrôler le premier acte, il n’a pas su se montrer dangereux et a subi l’ouverture du score sur penalty peu avant la demi-heure de jeu. En tête, le Cerro Porteño a ensuite contrôlé, laissant La Guaira avec le ballon et devant son incapacité à générer du danger. Le Ciclón s’impose au Venezuela et se place dans une position idéale en vue des quarts. Même désillusion pour Argentinos Juniors. Le Bicho contrôlait son groupe F et accueillait une Universidad Católica au pied du mur. Mais le Bicho s’est tiré seul une balle dans le pied, Gabreil Hauche, auteur d’une action irresponsable, étant exclu avant la demi-heure de jeu et laissant ainsi les siens en infériorité pendant près d’une heure (Edson Puch étant exclu en fin de rencontre). En infériorité, Argentinos a donc cherché un développer un jeu plus direct, se montrant tout de même dangereux mais a cédé en fin de partie, piégé par l’efficacité de Zampedri. Un succès sans grands dommages pour des Argentins qui restent maîtres de leur destin, mais qui redonne vie à une Universidad Católica qui n’en demandait pas tant.
Les espoirs, Universitario n’en a plus. Face au Defensa de Beccacece, les Cremas ont subi, sauvés par deux maladresses de Braian Romero (deux face à face perdus), avant d’ouvrir le score totalement contre le cours du jeu en fin de premier acte par Alberto Quintero. Pas de quoi semer grand doute dans les esprits del Halcón qui égalisait d’entrée de second acte par Romero mais allait ensuite buter sur un excellent José Carvallo, seul véritable obstacle offert par la U et grand acteur du premier point pris par les Péruviens dans cette édition. Cela fait trois fois moins que le petit poucet Rentistas. Opposé au géant pauliste, le Bicho uruguayen a pris un but d’entrée mais a rapidement égalisé, juste récompense des volontés de jeu des hommes de Martín Varini qui ne se sont pas repliés mais ont surtout cherché à se montrer dangereux. La suite du match a ainsi vu la bande à Crespo reculer sur le terrain et essayer de profiter de la moindre erreur défensive, faisant de Nicolás Rossi, le portier de Rentistas, l’homme du match. Homme du match car Rossi allait sortir le penalty de Vitor Bueno d’entrée de second acte avant de repousser tout ce qui allait se présenter à lui.
Enfin, deux matchs se déroulaient en Colombie. Mais ne serait que par respect pour le peuple colombien, nous n’en parlerons pas, ni ne montrerons les images.



