Trois matchs au menu de la dernière session de Libertadores de la semaine. L’occasion rêvée pour quelques candidats de se replacer.

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Trois matchs mais nous n’en évoquerons que deux. La raison ? La même que celle qui nous a fait ne pas parler des deux matchs colombiens de la veille. Car le duel entre l’América de Cali et l’Atlético Mineiro a été une honte, non pas pour ce que les joueurs ont proposé, mais parce qu’il a été joué à tout prix. La CONMEBOL ayant décidé de faire comme si la révolte populaire, la santé des joueurs et des supporters et les conditions sanitaires n’existaient pas, nous allons donc faire comme si ce match n’avait pas existé et envoyer notre soutien au peuple colombien.

La Copa América en grand danger

Deux autres rencontres se disputaient donc et ont permis à deux outsiders de se replacer. À l’Hernando Siles de La Paz, Always Ready pouvait s’emparer de la tête de son groupe et surtout réaliser la passe de trois à la maison. Malheureusement pour les Boliviens, Olimpia souhaitait se replacer dans le groupe et a fait parler son expérience continentale en même temps que son efficacité. Car le début de match était à l’avantage des « locaux » qui multipliaient les frappes et les situations. C’est à ce moment qu’Iván Torres s’arrachait côté gauche et trouvait la tête de Walter González qui ouvrait le score pour les visiteurs. Le coup était rude pour Always Ready qui allait toutefois logiquement égaliser en fin de premier acte et ainsi promettre une deuxième mi-temps riche en émotions. L’entrée en jeu d’Ale Silva donnait un meilleur équilibre au Decano paraguayen et le match était totalement ouvert, les deux formations se procurant des situations souvent écartées par d’excellents Carlos Lampe et Alfredo Aguilar. Et quand on pensait que le match se solderait par un nul assez logique, un centre de Néstor Camacho trouvait Ale Silva qui trompait Lampe et offrait les trois points à Olimpia. Conséquence, à deux journées de la fin, les quatre membres du groupe comptent six points.

Six points, c’est aussi désormais le total de Vélez dans son groupe. Le Fortín accueillait la Liga de Quito avec l’obligation de s’imposer et y est parvenu en patron. Mauricio Pellegrino a construit une équipe plus pragmatique qu’elle ne l’était sous Heinze, mais qui n’oublie pas la folie dont est capable sa jeunesse enchantée, parfaitement encadrée par quelques anciens comme Ricky Centurión ou Federico Mancuello. Porté par des joueurs de couloir véritables mobylettes que sont Agustín Bouzat et Lucas Janson et son diamant qui manie si bien la pausa, Thiago Almada, Vélez a donc largement contrôlé la LDU, qui a pourtant trouvé quelques éléments de fragilité dans le Fortín, plus précisément dans le dos des mobylettes. Après s’être offert le luxe de manquer un penalty, Almada a ouvert le score, avant que Janson et Mancuello n’ajoutent leur nom à la table des scoreurs, le dernier sur probablement ce qui restera le but gag de la semaine. Et Vélez prend donc seul la deuxième place du groupe, devant sa victime du soir, avant de recevoir La Calera.

Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.