La Fédération libanaise a décidé de ne pas continuer l’aventure avec le coach monténégrin Miodrag Radulovic après une Coupe d’Asie assez terne.

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Les tactiques mises en place n’auront pas permis d’inverser la tendance contre le Qatar et l’Arabie saoudite, mais c’est surtout au niveau de l’état d’esprit et de la préparation que le coach a failli. Il a certes permis de structurer l’équipe nationale mais son plan de jeu s’est avéré insuffisant dès que le niveau devenait élevé. Par conséquent, celui-ci n’a pas été prolongé à la fin de son contrat le 1er mai.

À une centaine de jours du début des qualifications pour la Coupe du Monde 2022 et la Coupe d’Asie 2023, la Fédération a donc choisi de nommer le Roumain Liviu Ciobotariu, nom qui fait tendre l’oreille du côté du Standard de Liège. Celui-ci entraine depuis une douzaine d’années sans arriver à se stabiliser dans un club. Ses dernières expériences l’ont conduit en Arabie saoudite, sans plus de succès. C’est donc un inconnu sans expérience de sélection qui débarque sur le banc du Liban. Pour l’assister, il pourra compter sur l’ancienne gloire locale Jamal Taha.

À charge de Ciobotariu de rajeunir une équipe de vétérans (seul Mostafa Matar, George Melki et Hilal al-Helwe avaient moins de 25 ans lors de la Coupe d’Asie) et convaincre quelques jeunes talentueux évoluant à l’étranger (Rabah Mazbouh, Bilal Kamarieh…) de rejoindre l’équipe libanaise. Avec aucun match amical de prévu, on ne donne pas cher des Cèdres lors des qualifications…

Boris Ghanem
Boris Ghanem
Chroniques d'un ballon rond au Moyen-Orient, de Beyrouth à Baghdad, de Manama à Sanaa, football sous 40 degrés à l'ombre d'un palmier.