Le joueur bolivien le plus capé de l’histoire a annoncé dans une vidéo qu’il mettait un terme à sa carrière de footballeur professionnel.

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Une page se tourne. Après ving-deux ans de carrière, l’ex-capitaine et défenseur central emblématique de la sélection bolivienne a décidé de se retirer des terrains. Passé par cinq championnats différents (Bolivie, Argentine, Israël, Mexique et Arabie Saoudite), c’est avec le club de Rosario Central que Raldes aura construit sa légende. Si son palmarès ne reflète pas son impressionnante carrière (seulement trois titres de champion de Bolivie), Raldes laisse derrière lui l’image d’un coéquipier exemplaire faisant l’unanimité auprès des entraineurs l’ayant côtoyé.

Avec La Verde, il reste le seul joueur de l’histoire à avoir dépassé les 100 sélections. Il aura notamment participé à cinq Copa América (2001, 2004, 2007, 2011 et 2015) et aux campagnes d’éliminatoires aux Coupes du Monde 2002, 2006, 2010, 2014 et 2018. En 2015, il avait refusé de jouer pour son pays après la nomination de Julio César Baldivieso à la tête de la sélection. Après avoir raté la Copa América 2016, Raldes avait retrouvé le maillot de l’équipe nationale après le départ du sélectionneur bolivien. En 2017, il était le capitaine de la Bolivie lors des deux dernières victoires à domicile du pays andin face à l’Argentine (2-0) puis au Chili (1-0).

À 38 ans, Ronald Raldes s’était laissé séduire par une dernière pige du côté de l’Oriente Petrolero, club situé dans la ville de Santa Cruz, là où il avait démarré sa carrière. Six mois plus tard le célèbre numéro 16 a finalement décidé de raccrocher les crampons.

Son expérience et sa personnalité pourrait lui présager un bel avenir sur les bancs de touche. Reste à savoir s’il en a envie.

Thomas Allain
Thomas Allain
Breton exilé à La Paz. Correspondant en Bolivie pour Lucarne Opposée