Les deux formations qui s’étaient imposées à l’aller à l’extérieur ont composté leur ticket pour la finale de C1, l’une en s’accrochant fermement à son avantage, l’autre avec la manière.

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Ultra-dominateur durant toute la rencontre, le Wydad risque de longtemps ressasser les innombrables occasions manquées, que ce soit les trois-quatre bonnes positions d’El Kaabi, la tête pas assez smashée d’Ellafi, les frappes d’Ounajem et El Hassouni, ou les mauvais choix dans une bonne dizaine d’autres situations. Bien que Benzarti désigne le manque d’efficacité, de nombreuses voix s’élèvent pour contester le manque de fraîcheur physique des titulaires induit par un turnover quasi-absent durant toute la saison, des reproches qui associés à cette élimination décevante pourraient précipiter le départ du technicien tunisien, par ailleurs déjà pressenti pour aller exercer en Égypte.

Plombé par le pénalty + carton rouge de Chetti, l’EST n’a pu que constater les dégâts au cours d’une seconde période ou les Rouges du Caire ont exploité à merveille les espaces laissés par l’infériorité numérique et l’obligation de gagner, avec deux passes lumineuses d’Afsha conclues par Sherif et El Shahhat venant finaliser l’avance construite par Maaloul sur le pénalty. Une performance qui finit de renforcer le statut de Pitso Mosimane (qui plus en est en cas de dixième couronne), et une élimination en forme de possible fin de cycle pour les Sang et Or, avec l’entraîneur Mouine Chaabani qui commençait à évoquer un futur départ, et à chaque ligne des joueurs défaillants à qui on risque d’indiquer la sortie, au cours d’un mercato qui s’annonce encore imposant du côté du Parc B.

Tenant du titre, Al Ahly défiera ainsi Kaizer Chiefs dans une finale où les Alhaouis chercheront à remporter leur dixième ligue des champions, face à un adversaire qui n’avait plus goûté les sommets continentaux depuis son seul et unique sacre, en C2 il y a tout juste vingt ans. Rendez-vous est pris le 17 juillet prochain.