Alors qu’ils étaient prêts d’un grand chelem, les clubs de MLS ont parfois lourdement trébuché face à des Mexicains pourtant pas au mieux. Les retrouvailles entre les deux ligues qui phagocytent la CONCACAF se feront désormais en finale.

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Avoir une avance de deux ou trois buts n’est parfois pas suffisant lorsque l’on est un club de MLS. Si New York City a réussi à résister d’un rien, totalement dépassé par les Guatémaltèques de Comunicaciones, le champion MLS ne doit finalement son salut qu’à ses deux buts inscrits en déplacement qui permettent d’avaler l’amère pilule des quatre buts encaissés et d’un match pas vraiment contrôlé surtout dans les dernières minutes. Mais la qualification est là et City disputera la demi-finale. Une étape que New England, l’autre grand tube de l’année 2021 ne croisera pas. La faute à une stratégie totalement suicidaire au C.U. : celle de laisser le ballon aux Pumas et se contenter de défendre, pensant qu’une avance de trois buts acquise sur les pistes enneigées du Gilette Stadium de Foxborough suffisait. Mais on a rapidement compris que la soirée serait très longue pour les hommes de Bruce Arena, Pumas ne cessant d’attaquer. Et patiemment, les universitaires ont remonté leur retard. Un doublé de Dinneno, un dernier pion de Saucedo et Pumas a donc obtenu une séance de tirs au but de laquelle le club universitaire est sorti vainqueur pour décrocher une place en demi-finale dix ans après la dernière et ainsi rêver décrocher un quatrième titre dans cette épreuve continentale après ceux des années quatre-vingts quand la CONCAChampions s’appelait encore Champions Cup.

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Il faudra passer cependant par un succès dans un clásico face à Cruz Azul. Car la Máquina a montré que s’il était difficile pour certains de conserver une large avance, il était aussi tout à fait possible de défendre un écart d’un but. Pour cela, il suffit d’attaquer, Sebastian Breza, portier de Montréal retardant longtemps l’échéance avant de céder sur l’un des derniers soupirs de la première période. L’affaire était ainsi pliée, les hommes de Wilfried Nancy, trop maladroits dans leurs choix offensifs en première période, devant marquer trois fois lors des quarante-cinq dernières minutes. Si les Canadiens se sont montrés globalement dominateurs en deuxième mi-temps, le but de Rudy Camacho est arrivé bien trop tard pour laisser espérer une folle remontada.

Attaquer pour priver l’adversaire d’espoir, Seattle ne l’a d’abord pas fait. Face à León, les Sounders étaient dans la même configuration que les Revs la veille : tenir une avance de trois buts. La chance des hommes de Brian Schmetzer est qu’ils sont tombés face à une Fiera en panne totale d’inspiration offensive, à l’image d’un Victor Dávila qui a raté tout ce qu’il a tenté, et qui a certes dominé le début de match, mais n’a que trop rarement véritablement inquiété Frei. L’autre chance, qui n’en est pas une, est que Seattle a finalement réussi à comprendre qu’il pouvait se montrer dangereux à partir du moment où il chercherait à jouer. Deux avertissements, dont un énorme pour Jordan Morris ont convaincu les Sounders que c’était le chemin à suivre. Fredy Montero a donc plié le suspense au bout du premier acte, obtenant et transformant un penalty synonyme de qualification. Car comme Cruz Azul à Montréal, l’avance était gérée en seconde période, si Ambriz sauver une once d’honneur à León, c’était trop tard, Seattle est en demi-finale, affrontera City et nous assure donc un duel MLS / Liga MX en finale. La CONCACAF s’en réjouit assurément.

Les buts des quarts