Favori de la finale contre Toluca, Pachuca s’est adjugé haut la main le titre de champion du Mexique. Avec sept titres de champions, tous obtenus depuis 1999, les Tuzos s’approchent du gratin du football mexicain.

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Ils ont plié l’affaire dès le match aller, ringardisant le système de finale en aller-retour, propre aux play-offs mexicains. Pachuca a remporté son septième titre de champion du Mexique, hier, en remportant la finale retour 3-1 sur sa pelouse après avoir déjà écrasé l’aller à Toluca 5-2. C’est l’équipe la plus offensive, la plus régulière – Pachuca avait disputé la finale du Clausura 2022 en mai dernier – qui vient empocher ce titre-express, dont les dix-sept journées de championnat ainsi que la Liguilla ont été disputées en moins de quatre mois.

Le titre de Pachuca est celui des bons choix, comme celui de prendre Guillermo Almado, finaliste avec Santos il y a un an, en tant qu’entraîneur. Mais c’est aussi celui de la formation et du recrutement intelligent ; en 2016, les Tuzos remportent leur septième titre avec la génération menée par Hirving Lozano et Erick Gutiérrez, partis jouer en Europe. Aujourd’hui, les hommes forts sont Luis Chávez et Erick Sánchez au milieu, aux portes d’une participation à la Coupe du Monde alors qu’il y a un an, ils n’étaient que de simples milieux de terrain de championnat.

À l’aller, les Tuzos ont plié la rencontre en menant 4-0 dès la première période, avec un doublé de l’attaquant colombien Romario Ibarra. Au retour, l’expérimenté Victor Guzmán a permis à son équipe d’égaliser en première période d’une belle reprise de volée croisée, venant conforter le titre qui se profilait pour cette petite ville anonyme du Mexique, mais berceau du football national. Nicolás Ibáñez a marqué lors des deux rencontres et comptabilise cinq buts en six matchs lors de cette Liguilla.

El Tri s’envole à la Coupe du Monde au Qatar en plein doutes, avec des cadres en méforme (Hector Herrera, Raúl Jimenez, Héctor Moreno). Tata Martino, habitué de choix politiques plus que sportifs, lors de ses dernières listes de vingt-six, pourrait avoir la bonne idée de s’inspirer d’Almada en incluant dans sa liste Erick Sánchez, Luis Chávez, le latéral droit Kévin Álvarez et pourquoi pas Victor Guzmán, pour animer un entrejeu soporifique depuis un an. Car désormais, le foot mexicain est tourné vers le sélectionneur argentin pour préparer une Coupe du Monde qui débute dans trois semaines pour El Tri, avec une rencontre déjà décisive face à la Pologne.

Les résumés

Photo une : Refugio Ruiz/Getty Images