La trente-et-unième saison de MLS débute ce week-end. Trente équipes vont ainsi se lancer à la poursuite d’un champion nommé Inter Miami qui n’a jamais semblé si fort. Guide de la saison.

Quelques mois après le sacre de l’Inter Miami, la MLS reprend alors que le milieu d’année verra USA et Canada accueillir la Coupe du Monde. Si les regards se tourneront inévitablement vers cette région du monde, la trente-et-unième saison de MLS annonce un prochain tournant. Elle sera la première à se disputer sur un calendrier annuel, 2027 voyant la saison coupée en deux avec un premier court tournoi de transition puis une nouvelle MLS qui se dispute entre août et juin, suivant le calendrier européen pour mieux harmoniser les fenêtres de transfert. Autre nouveauté de l’édition 2026, sa diffusion. Alors que les fidèles suivaient la saison sur le MLS Season Pass, un abonnement à part de l’offre AppleTV, celui-ci a pris fin. Désormais, la MLS se retrouve incluse dans l’offre globale AppleTV et se rend plus accessible en France pour ceux bénéficiant d’une offre incluant le service.

Aussi semble-t-il important dans un premier temps de rappeler le format de la compétition pour que tous ceux qui s’apprêtent à la découvrir aient toutes les clés de compréhension. Les trente équipe participant à la MLS sont réparties en deux conférences, Est et Ouest. Elle dispute une première phase de trente-quatre matchs dite phase régulière. À l’issue de celle-ci, les équipes classées huitième et neuvième s’affrontent sur la pelouse du huitième lors d’un play-in. Son vainqueur se qualifie pour le premier tour des play-offs où il rejoint les sept autres mieux classés. Le premier tour des play-offs voit le premier de conférence affronter le vainqueur de ce play-in, le deuxième affronte le septième et ainsi de suite. La qualification pour les demi-finales de conférence se jouent alors au meilleur des trois matchs. Ensuite tout se joue sur un match, disputé sur le terrain du mieux classé des deux à l’issue de la phase régulière. Le vainqueur de la conférence Est affronte ensuite celui de la conférence Ouest, là encore sur le terrain de l’équipe la mieux classée à la table combinée des deux conférences. Cette table permet aussi d’offrir un trophée à la meilleure équipe de la phase régulière, le Supporter’s Shield, sorte de titre de la phase régulière. Un vainqueur qui n’a remporté la MLS qu’à une reprise lors des huit dernières saisons. Le format acquis, place désormais au détail des deux conférences.

Qui pour chasser l’Inter Miami ?

Afin de rendre ce guide lisible, nous n’entrerons pas profondément dans le détail des trente formations. Aussi nous concentrerons-nous sur les points importants à suivre durant la saison. Avec une précision d’importance : le marché des transferts est encore ouvert en MLS. Les équipes peuvent ainsi agir encore jusqu’au 26 mars et d’autres mouvements sont ainsi attendus dans le mois qui vient.

À l’Est, la poursuite de l’Inter Miami est lancée et la grande question est de savoir quel candidat est le plus à même de parvenir à attraper les Hérons. Meilleure équipe de la phase régulière l’an passé, Philadelphie semble en retrait cette saison : Jakob Glesnes et Kai Wagner sont partis, affaiblissant l’arrière garde, et si le milieu reste le même, le départ de Tai Baribo et de Michael Uhre peut peser sur la durée. D’autant que les recrues sont certes intéressantes mais encore jeunes à l’image d’Ezekiel Alladoh, attaquant ghanéen de vingt ans ou d’Agustin Anello, jeune ailier de vingt-trois ans. Une réelle perte d’expérience de la MLS et plusieurs paris qui demanderont du temps. Aussi, pour trouver des candidats pour lutter contre la domination annoncée de l’Inter Miami, faut-il se tourner vers un trio. Au sein de ceux-ci : Columbus. Certes l’ère Wilfried Nancy et son football séduisant a pris fin, mais l’effectif désormais dirigé par Henrik Rydström est quasiment inchangé. Surtout, l’ancien entraîneur de Malmö pourra compter sur le neuf qui a terriblement manqué au Crew la saison dernière, Wessam Abou Ali, enfin revenu de blessure, et aura en Jamal Thiaré, une belle alternative en pointe. Pour le reste, l’arrivée d’André Gomes au milieu pourrait être utilise pour épauler Dylan Chambost, mais le Crew reste une équipe disposant d’un groupe suffisamment qualitatif et équilibré pour retrouver les sommets. Autre membre du trio, le rival du Hell is Real : Cincinnati. Là aussi, la bande à Pat Noonan est peu modifiée, les seuls départs étant ceux du duo Álvaro Barreal, déjà parti l’an passé, de Luca Orellano et la fin du prêt de Brenner, important durant les play-offs. Côté arrivées, on suivra avec attention celle de Bryan Ramírez mais les Orange and Blue se sont montrés plutôt discrets. Tout devrait donc encore dépendre de l’influence de la solidité défensive et de la capacité d’Evander à rester influent sur le jeu, son duo avec Kevin Denkey semblant encore l’élément clé de l’armada offensive du club. Une recette efficace la saison dernière en phase régulière, Cincinnati ayant été la deuxième meilleure équipe de la ligue devant l’Inter Miami, mais qui peut coincer en play-offs.

Reste un troisième candidat, la surprise qui n’en serait pas une : Nashville. Portée par le duo Hany Mukhtar – Sam Surridge, la bande de B.J. Callaghan avait vécu une saison de MLS plutôt intéressante bien que longtemps anonyme jusqu’au moment où elle a bousculé un temps l’Inter Miami en play-offs. Mais 2025 n’a pas été sans saveur pour les Boys in Gold puisqu’ils ont aiguisé un nouvel appétit : celui des titres, en remportant l’US Open Cup. Nashville a certes perdu gros avec le départ de l’iconique Walker Zimmerman pour Toronto et un peu de percussion avec celui de Jacob Shaffleburg pour le LAFC. Mais le recrutement montre ce nouvel appétit : Nashville attire une promesse ghanéenne de vingt-quatre ans nommée Maxwell Woledzi et surtout offre un facteur X supplémentaire à sa ligne offensive en attirant Cristian Espinoza, l’homme aux soixante-six passes décisives en MLS, et l’intéressant Warren Madrigal qui pourrait gratter du temps de jeu dans le couloir gauche. De quoi donc rester solide mais surtout être plus dangereux devant. De quoi donc venir prétendre au top 3 de la conférence.

Mais devant, l’Inter Miami semble intouchable. Non pas que Javier Mascherano propose un football dominant avec son équipe, mais par la profonde densité d’un groupe à sa disposition. Car derrière un Lionel Messi qui devrait profiter du premier semestre pour gérer son temps de jeu et préparer sa dernière Coupe du Monde, les Hérons ont dit adieu à Jordi Alba et Sergio Busquets, qui ont raccroché les crampons et laissé partir plusieurs joueurs de rotation, de Fafà Picault à Toto Aviles en passant par Baltasar Rodríguez et el Chelo Weigandt. Mais dans le sens inverse, les arrivées donnent un certain vertige : Rodrigo de Paul et Tadeo Allende restent au club, Sergio Reguilón vient prendre place à gauche, Facundo Mura et Micael renforcent la ligne arrière, David Ayala vient apporter son talent au milieu et si Rocco Ríos Novo, qui a fait le job l’an passé, rempile, le premier gros coup du marché des Hérons est l’arrivée du meilleur gardien de la ligue, Dayne St.Clair. Défense renforcée, gardien plus talentueux, ne restait qu’un poste à pourvoir, l’avant-centre, Luis Suárez ne pouvant assurer une saison à près de quarante matchs. L’affaire a été résolue avec la manière avec l’arrivée de Germán Berterame, l’un des meilleurs attaquants de Liga MX qui devrait faire trembler bien des défenses de MLS. Le onze de départ de l’Inter Miami est impressionnant, les réserves disponibles sur le banc tout autant. Rien ne semble pouvoir empêcher les Hérons d’une finale de MLS afin de poursuivre un rêve fou, le back to back, chose que trois équipes seulement ont fait dans l’histoire de la MLS.

Derrière ce quintet, plusieurs équipes seront tout de même à suivre avec attention dans la conférence. Quatrième l’an passé, Charlotte conserve son groupe, à l’image de son maître à jouer Pep Biel qui rempile, réussit un joli coup avec l’arrivée de Luca de la Torre, et devrait être encore difficile à bouger, même si The Crown semble manquer de profondeur de banc. On suivra aussi les deux New York, aux projets différents. City n’en a aucun, mais peut encore jouer à l’empêcheur de tourner en rond comme il l’a fait l’an passé. Les Red Bulls ont quant à eux choisi de chercher à résoudre leur souci de gardien en attirant Ethan Horvath comme portier principal et John McCarthy en remplaçant, joue sur quelques jeunes talents fidèles à l’esprit de la maison mère, Justin Che et Andy Rojas et ajoutent quelques éléments qui peuvent faire la différence, comme Robert Voloder derrière et Jorge Ruvalcaba sur l’aile gauche. De quoi retrouver les play-offs alors que le duo Emil Forsberg – Eric Maxim Choupo-Moting devrait vivre sa dernière saison. À suivre aussi Orlando, qui semble moins solide que l’an passé, les départ de Pedro Gallese, César Araújo, Luis Muriel, Ramiro Enrique, Rodrigo Schlegel, Dagur Dan Þórhallsson, Rafael Santos et Alex Freeman s’annonçant difficiles à combler même si les arrivées de Maxime Crépeau, Griffin Dorsey, Braian Ojeda, Adrián Marín et du trio brésilien Iago, Luis Otávio et Tiago semblant intéressants sur le papier. Le chantier s’annonce cependant bien grand pour Óscar Pareja face à une telle concurrence. Grand travail aussi à Atlanta pour Tata Martino avec un effectif pas forcément renforcé, même si l’arrivée d’Elías Báez est un joli coup, mais qui se doit de viser les play-offs vu les investissements de ces dernières années, à Chicago, avec un Gregg Berhalter qui ne dispose que de quelques petites retouches dans un effectif bien irrégulier l’an passé, ou encore à DC qui doit faire désormais sans Christian Benteke et comptera pour cela sur Tai Baribo et Louis Munteanu, sur qui le club investit massivement alors que la défense semble se renforcer par les arrivées de Sean Johnson dans les buts, de Sean Nealis et Keisuke Kurokawa en défense.

On suivra également le nouveau projet de Toronto, déjà amorcé en deuxième partie de saison dernière avec les arrivées de Djordje Mihailovic ou encore José Cifuentes et qui se muscle derrière avec Walker Zimmerman et devant avec l’arrivée de Dániel Sallói et surtout Josh Sargent, pour qui le club casse la tirelire, et l’on suivra aussi le New England sauce Marko Mitrović, sélectionneur olympique avec les USA et quart de finaliste mondial avec la sélection U20 américaine, qui trouve un groupe qui voit arriver deux jolis profils, Griffin Yow devant et Brooklyn Raines au milieu. Reste enfin le cas Montréal. Antépénultième de la conférence l’an passé, Montréal semble tout aussi affaibli cette saison, Prince Owusu semblant bien isolé en pointe. Quelques paris sont tentés derrière, comme le duo Brayan Vera et Tomás Avilés, mais l’équilibre parait quelque peu fragile pour espérer quelque chose dans une conférence si relevée.

Ça se bouscule à l’Ouest

Si peu d’équipes semblent capable de lutter contre l’Inter Miami à l’Est, la conférence Ouest s’annonce quant à elle formidable de suspense. Et devrait tourner autour de trois blocs.

Le premier est évidemment les équipes candidates à la victoire non seulement de la conférence mais aussi du championnat. Premier candidat, le LAFC. Terminé le cycle Steve Cherundolo, place désormais à Marc Dos Santos, qui en était l’adjoint durant le cycle. Un changement dans la continuité à l’image des mouvements sur le marché des transferts avec quelques retouches intéressantes. Mathieu Choinière, Amin Boudri et Jacob Shaffleburg viennent densifier l’effectif, apportant une profondeur supplémentaire, alors que Stephen Eustáquio devrait apporter une solution supplémentaire pour lier le milieu et une armada offensive portée par le duo Denis Bouanga – Son Heung-min qui s’annonce l’un des plus redoutables de la ligue. Porté par une défense solide, même en l’absence d’Aaron Long, pour protéger un Hugo Lloris bien installé dans les cages, un milieu de terrain très complémentaire, les Black and Gold veulent oublier une saison 2025 plutôt morose comparée aux précédentes et ont clairement les moyens d’y parvenir, même si d’autres mouvements devraient intervenir en juin prochain.

À leur côté, un trio semble tout aussi redoutable. Vainqueur surprise mais convaincant de la conférence l’an passé, San Diego conserve son groupe de l’an passé, ajoute quelques éléments, Luca Bombino, Onni Valakari, Lewis Morgan, Osvald Søe pour le densifier davantage l’effectif et les choix pour Mikey Varas, les rumeurs d’une possible arrivée d’Henry Martín restant vivaces. Les premières sorties ont montré que la sensation 2025 restait au niveau des performances de l’an passé et a ce qu’il faut pour rester dans la lutte. Même constat pour Vancouver. Après une saison totalement folle, marquée par la finale de MLS et la finale de CONCACAF Champions Cup, deux finales malheureusement perdues pour les Whitecaps, Jesper Sørensen et sa troupe se sont déjà offert de la sérénité pour 2026. N’ayant plus de stade, avant de trouver un nouvel accord pour rester à BC Place, menacé d’être délocalisé après une vente, Vancouver reste à la maison et peut donc se projeter sur une saison synonyme d’ambitions. Le groupe est peu modifié, le départ d’Ali Ahmed étant sans doute le plus notable, et accueille quelques nouvelles têtes plus qu’intéressantes, comme Bruno Caicedo et Cheikh Sabaly ou encore AZ Jackson. Thomas Müller est toujours aux commandes, l’impressionnant milieu avec Sebastian Berhalter, Andrés Cubas, Ryan Gauld, Kenji Cabrera l’est aussi. Vancouver peut aussi s’appuyer sur l’expérience de l’an passé, et notamment la défaite en dernière journée de phase régulière, qui ont forcément eu un impact sur le parcours des Caps. De quoi être un solide prétendant. Une expérience que le quatrième membre du carré d’as dispose à foison. Comme toujours, Seattle est dirigé par Brian Schmetzer. Comme toujours, le groupe est dense, quelques petits ajouts venant apporter une profondeur supplémentaire, comme Hassani Dotson. Mais le reste ne change pas. La solidité défensive symbolisée par le duo Jackson Ragen - Yeimar Gómez reste de mise, la complémentarité du milieu aussi, malgré le départ d’un élément clé nommé Obed Vargas, bradé à l’Atléti, le potentiel offensif, porté par les Albert Rusnák et autre Jordan Morris, demeure identique. Seattle jouera donc encore les premiers rôles.

Derrière ce carré d’as, un deuxième groupe s’annonce tout aussi dense pour lutter pour les play-offs. Il pourrait être emmené par un LA Galaxy revanchard. Certes, le champion 2024 ne pourra pas compter sur un retour de Riqui Puig, l’Espagnol ayant rechuté et étant d’ores et déjà forfait pour la saison. Mais du côté de Greg Vanney, l’analyse a été bonne : densifier la défense, l’arrivée de Jakob Glesnes allant dans ce sens, solidifier l’entrejeu, celle de Justin Haak et d’Erik Thommy semblant un bon coup et surtout trouver un buteur. Chose faite aussi avec l’arrivée de João Klauss dont l’apport pourrait être décisif. Si les blessures épargnent Jospeh Paintsill, si Gabriel Pec retrouve son niveau de 2024, le Galaxy peut largement se mêler à la lutte pour les play-offs. Mais celle-ci sera intense. Renforcé par l’arrivée de James Rodríguez, Minnesota, quatrième l’an passé, est un prétendant. La seule interrogation sera de savoir si le départ de Dayne St.Clair n’aura pas de conséquences dans l’équilibre défensif des Loons, Drake Callender portant la lourde charge de lui succéder. Mais pour le reste, Cameron Knowles, chargé de succéder à Eric Ramsay dont il était l’assistant, dispose d’un groupe armé pour cette bagarre.

Attention tout de même au Real Salt Lake de Pablo Mastroeni. Les Claret and Cobalt se sont une fois encore montré très malins sur le marché des transferts, apportant de vrais ajouts qualitatifs au groupe. Lukas Engel vient renforcer la défense, Stij Spierings apportera son expérience et sa qualité au milieu, Morgan Guilavogui renforce le potentiel offensif. Avec des joueurs tels que Diego Luna à la baguette, le RSL peut clairement viser plus haut que sa neuvième place de la saison passée. Dans ce peloton, ajoutons Portland, qui ajoute à son groupe quelques belles idées, comme Cole Basset, et rafraîchit quelque peu son effectif. Les Timbers ont les armes pour viser le milieu de classement de la conférence mais ne semblent suffisamment pas assez forts pour viser un top 5. À suivre avec attention le nouveau Houston. Mateusz Bogusz, Guilherme devant, Agustín Bouzat au milieu qui accueille le retour d’Héctor Herrera, Felipe Andrade derrière, le recrutement du Dynamo est réellement intelligent et donne à Ben Olsen des atouts supplémentaires et surtout la possibilité de réduire l’écart avec le groupe des qualifiés pour les play-offs, manqués pour quatre points l’an passé. Attention enfin au voisin texan, Austin et son recrutement tout aussi intéressant. Joseph Rosales vient solidifier la défense alors que Jayden Nelson et surtout Facu Torres offrent aux Verdes une autre dimension offensivement alors que Brandon Vazquez va enfin retrouver les terrains et se joindre à cette armada. Reste à trouver une solidité défensive. Si tel est le cas, Austin a de quoi être la locomotive de ce groupe de prétendants aux play-offs.

Derrière, un troisième groupe semble dans une situation plus compliquée. Dallas attire Jonathan Sirois dans les buts pour apporter de la concurrence à Michael Collodi, le groupe reste d’un niveau similaire à la saison dernière, terminé sur le fil à une improbable septième place, mais donc un peu en-dessous des autres prétendants aux play-offs. Derrière San José a perdu tous ses éléments offensifs, Chicho Arango, Cristian Espinoza, Josef Martínez et ne s’offre qu’une grosse signature en échange, Timo Werner. Cela semble cependant insuffisant pour venir bousculer la hiérarchie, la défense semblant encore fébrile et les moyens de servir le nouveau DP devant semblant tout aussi réduits. Du côté de St.Louis, la principale satisfaction est de voir arriver Yoann Damet aux commandes. L’ancien adjoint de Wilfried Nancy dispose d’un groupe qui conserve de la qualité, même si le départ de João Klauss devant peut peser sur la durée. St.Louis reste discret sur le marché des transferts, même si les arrivées de Daniel Edelman, Mamadou Mbacke Fall et Lukas MacNaughton, sont intéressantes. Mais ce nouveau cycle initié, St.Louis ayant aussi changé son directeur sportif, pourrait priver le club rose d’une place en play-offs.

Reste deux cas : Colorado Rapids et Sporting Kansas. Onzième l’an passé, à un rien du play-in, Colorado attire l’ancien adjoint d’Ange Postecoglou à Tottenham, Matt Wells, attire Hamzat Ojediran et Dante Sealy pour compléter l’effectif, mais semblent tout de même dépendants du duo Paxten Aaronson – Rafale Navarro devant et bien trop fébrile derrière pour viser haut. Du côté des Wizards du SKC, après la dernière place de la conférence l’an passé, le mode reconstruction est aussi engagé après le départ de douze joueurs à la fin de la saison dernière. David Lee a pris les commandes des opérations footballistiques et directeur général, il a attiré Raphael Wicky comme entraîneur principal du club. Mais le groupe reste plus que réduit, semble s’amenuiser de jour en jour, et risque de souffrir si le mois qui vient ne lui offre pas de nouvelles têtes.

La saison MLS se lance donc, elle sera à suivre sur Lucarne Opposée, notamment lors des soirées de watch party organisées sur LOTV.

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Photo une : Elsa/Getty Images

Nicolas Cougot
Nicolas Cougot
Créateur et rédacteur en chef de Lucarne Opposée.