Le Tribunal arbitral du sport a rendu son verdict dans l’affaire Byron Castillo. Principale information, la Tri équatorienne ouvrira bien la Coupe du Monde 2022.

bandeauedition

Enfin ! Depuis des mois, l’affaire Byron Castillo s’étalait dans divers médias, en particuliers chiliens et péruviens, chacun espérant en profiter d’une décision favorable pour gratter un strapontin mondial au dernier moment. Après la FIFA et son appel, ne restait plus que le Tribunal Arbitral du Sport dont le verdict est tombé ce jour.

Trois points s’en dégagent :

  • La fédération équatorienne n’a pas violé l’article 22 du code disciplinaire de la FIFA concernant l’éligibilité du joueur. Byron Castillo est donc bien considéré comme Équatorien, le TAS précisant que « la nationalité d’un joueur est déterminée par des lois nationales (sujettes à une limite de temps dans le cas d’un changement de nationalité, ce qui n’est pas le cas ici) ». Byron Castillo est donc de fait considéré Équatorien par le fait que les autorités locales l’ont déterminé comme tel.
  • La fédération équatorienne a violé l’article 21 du code disciplinaire de la FIFA en utilisant un document contenant de fausses informations : « le joueur est né à Tumaco, Colombie, le 25 juin 1995 », la fédération est donc accusé d’avoir utilisé ces fausses informations même si « elle n’en est pas l’auteur ».
  • Eu égard à la violation de cet article 21, la sélection équatorienne est donc pénalisée de trois points pour la prochaine campagne d’éliminatoires à la Coupe du Monde et devra s’acquitter d’une amende de 100 000 CHF.

En d’autres termes, le TAS reconnait que l’acte de naissance sur lequel la justice équatorienne s’était appuyé pour confirmer la nationalité équatorienne de Byron Castillo est un faux et que le joueur est véritablement né en Colombie.

registres

Cela signifie donc que pour le TAS, Byron Castillo n’aurait pas dû être éligible mais qu’il ne l’est uniquement en raison du fait que sa nationalité équatorienne a été déterminée par une décision de justice locale, le TAS n’ayant aucun moyen d’outrepasser des décisions de justice. On arrive donc aux limites du système.

La sélection équatorienne sera donc présente au Qatar. Le tribunal reconnaît par ailleurs que la FEF dispose de circonstances atténuantes, ayant notamment « initié une procédure disciplinaire contre le joueur qui a pris fin sur une décision de justice équatorienne ». C’est pour cette raison que les trois points retirés le sont sur la prochaine campagne et non l’actuelle, le TAS indiquant que « le joueur était admissible à la compétition préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022 et que cette compétition n'a pas été affectée par la violation du règlement susmentionnée par la FEF ». Sacré numéro d’équilibriste. Reste à savoir désormais si Castillo sera présent au Qatar.